La semaine a été mouvementée avec une série de votes au parlement britannique. On en est où ?
On le sait, des dirigeants britanniques irresponsables ont commis l'erreur d’embarquer leur peuple
vers une sortie de l'Union sans même l’informer de ce que ca voudrait dire postBrexit, et pour cause
ils ne sont toujours pas d'accord. Le parlement britannique est tellement divisé qu'aucune majorité
ne se dégage pour l'une ou l'autre voie.
Pourtant un accord de retrait a bien été négocié entre Britanniques et Européens et validé côté
Européens. ..
Oui les Européens ne voudraient surtout pas retenir les Britanniques dans l'Union alors qu'ils ont
décidé de sortir. Mais encore faut-il qu'ils se mettent d'accord sur ce qu'ils veulent. Or, l'accord de
retrait négocié par la Première ministre britannique à déjà été rejeté deux fois le 15 janvier et mardi
12 mars dernier, massivement par le parlement britannique.
jusqu'à présent, la stratégie de Mme May était votez l'accord de retrait, sinon il y aura Brexit dur,
sortie sans accord qui fera mal à tout Le monde, Européens et Britanniques, mais surtout aux
Britanniques. Manque de pot pour la stratégie de Mme May, mercredi dernier, le parlement
britannique a voté pour exclure la possibilité de Brexit dur. C'est en réalité assez théorique parce
que si les Britanniques ne se mettent pas d'accord sur une autre option, il y aura sortie sans accord
ou Brexit dur.
Si je comprends bien, Theresa May n'a pas lâché l'affaire, mais elle a dû changer de stratégie ?
Absolument. À présent, sa stratégie est de dire votez mon accord de retrait, sinon le report de la date
du Brexit pourrait nous contraindre de rester dans l'Union. Hier jeudi, les parlementaires
britanniques ont aussi sans surprise rejeté l'option d'un nouveau référendum. Ils ont en revanche
validé massivement pour une fois la demande de report de la date du Brexit qu'ils avaient eux-
mêmes fixée au 29 mars à minuit.
Un délai sur le Brexit donc. Et maintenant qu'est-ce que ça veut dire ?
Il y a deux options soit ce délai est technique, c'est-à-dire qu'il vise à mettre en œuvre l'accord de
retrait, et court jusqu'au 30 juin 2019, alors dans ce cas, il est probable que les Européens qui
doivent se prononcer à l'unanimité l'acceptent. Car, comme les députés européens élus le 26 mai
prochain ne se réuniront que le 2 juillet, ces élections ne pourront pas être invalidées au motif que
l'un des peuples, britannique en l'occurrence, n'aurait pas voté. Soit deuxième option, le délai doit
être plus long pour que les parlementaires britanniques se mettent d'accord, mais là l'équation est
compliquée. S’Ils restent dans l'Union au-delà de la mandature en cours, qui s’achève le 30 juin, pour
ne pas invalider la légalité des élections européennes , il faudrait qu’ils élisent leurs représentants au
Parlement européen le 26 mai. Mais on ne va pas leur demander de voter aux élections européennes
alors qu'ils ont décidé de sortir ! Il faudra bien pour que les Européens acceptent un délai
supplémentaire que les Britanniques nous disent pour quoi faire.
En résumé, mercredi 20 mars prochain, le parlement britannique votera pour la 3e fois sur l'accord de
retrait négocié. Soit il est voté et le délai sera donc technique jusqu'au 30 juin prochain. Soit il est
encore rejeté, et le délai pourrait être plus long le Royaume-Uni rester encore dans l'Union, ou toute
cette histoire se solder par un Brexit dur.
C'est si compliqué de sortir de l Union ou ce sont les Britanniques qui pédalent dans la
choucroute ?
(...)