
Sign up to save your podcasts
Or


Episode 2 : Dans la famille, les descriptions du grand-père d’Anaïs changent d’une personne à l’autre. Qui dit vrai ? Anaïs découvre qu’il faisait partie d’un « groupe » qui terrorisait sa grand-mère. Elle n’est pas au bout de ses surprises lorsqu'elle apprend par sa mère qu’il aurait tué une femme.
Ramener la guerre à la maison
Passionnée de boxe et de tir, jusqu’à maintenant, Anaïs n’avait aucun problème avec sa façon de se défendre, même si cela devait impliquer une certaine violence. Ce n'est qu'après avoir quitté la France pour le Canada, et être devenue mère, qu’elle a commencé à se poser des questions : le jour où, pour ne pas frapper son fils de quatre ans, elle l'effraie en cognant sur un mur, elle se souvient de la peur que lui inspiraient les accès de colère de sa propre mère. D’abord réticente à l’idée de participer à l’enquête de sa fille, cette dernière finit par accepter de poser sa voix et d’ouvrir les portes de son passé dans le cadre d’une médiation. Anaïs apprend alors que son grand-père, lorsqu’il était ivre, avait des épisodes violents durant lesquels il battait sa femme et, parfois ses enfants. Elle découvre également qu’il faisait partie des “groupes de choc” mis sur pied en métropole par le FLN pour encadrer et surveiller l’immigration algérienne et commettre des attentats contre le gouvernement français.
Au Canada, Anais a découvert la notion de traumatisme intergénérationnel liée à la colonisation qu'ont subi les peuples autochtones. La Jeune femme s'interroge alors : sa violence prendrait-elle source dans un traumatisme intergénérationnel en lien avec la Guerre d’Algérie ? De révélation en explication, avec l’aide d’une psychiatre, d’une psychothérapeute autochtone mohawk et d’un historien, son récit familial intime sonde jusqu’en Kabylie les souvenirs enfouis et contradictoires des siens, pour se heurter à un passé insoupçonné, enraciné dans la violence de l’Histoire, principalement coloniale.
Avec :
Fatma Bouvet de la Maisonneuve (psychiatre), Marc André (historien), Suzy Goodleaf (psychologue)
Bibliographie :
- Les damnés de la terre, Frantz Fanon, Librairie François Maspero, 1961 ;
- Anima, Wajdi Mouawad, Babel, 2012 ;
- Peau Rouge, Masques blancs, Glen Sean Coulthard, LUX Éditions, 2018
Mentions :
- L'Art de perdre, Alice Zeniter, Flammarion, 2017 ;
- Les groupes de choc du FLN. Particularités de la guerre d'indépendance algérienne en métropole de Marc André, dans la Revue historique, Éditions Presses Universitaires de France, 2014 ;
- Rapport sur les questions mémorielles portant sur la colonisation et la guerre d’Algérie, Benjamin Stora, 2021 ;
- Je me suis fait la guerre, ou comment être un "bon arabe, Une Expérience signée Stéphane Mercurio, réalisée par Nathalie Battus, France Culture, 2021 ;
Pour aller plus loin :
- Petite maman de Céline Sciamma, 2021 ;
- Portrait du colonisé. Portrait du colonisateur, Albert Memmi, Corréa 1957 ;
- À bras-le-coeur, Mehdi Charef, Mercure de France, 2006 ;
- Un rêve, deux rives, Nadia Henni-Moulaï, Slatkine & Cie, 2021 ;
- Une enfance française, Farida Khelfa, Albin Michel, 2024 ;
- Histoire de l’Algérie à la période coloniale sous la direction de Abderrahmane Bouchène, Jean-Pierre Peyroulou, Ouanassa Siari Tengour, Sylvie Thénault, La Découverte, 2014 ;
- Femmes dévoilées : des Algériennes en France à l’heure de la décolonisation, Marc André, ENS Éditions, 2016 ;
- Le vent en parle encore, Michel Jean, Stanké 2015 ;
- Traumatisme historique et guérison autochtone, Cynthia C. Wesley-Esquimaux, Ph.D. Magdalena Smolewski, Ph.D. Fondation autochtone de guérison, 2004 ;
- Retisser nos liens : Comprendre les traumatismes vécus dans les pensionnats indiens par les Autochtones, Deborah Chansonneuve. Fondation autochtone de guérison, 2005.
Remerciements :
Ma famille, qui a accepté de s’ouvrir et de participer à ce documentaire malgré la pudeur et le poids des douleurs.
Un merci tout particulier à ma mère : je ne crois pas qu’il y ait de plus grande preuve d’amour que celle d’avoir accepté ce dialogue.
Merci aux expert·es qui ont apporté leur sensibilité, leur savoir et leur intelligence à ce projet.
La direction des archives de la Préfecture de Police.
Les femmes de ma vie, qui m’ont écoutée, soutenue et supportée (dans tous les sens du terme).
Mon fils, dans l’espoir que tu ne manques jamais de mots.
Mon père.
Ma psy.
By ARTE Radio5
44 ratings
Episode 2 : Dans la famille, les descriptions du grand-père d’Anaïs changent d’une personne à l’autre. Qui dit vrai ? Anaïs découvre qu’il faisait partie d’un « groupe » qui terrorisait sa grand-mère. Elle n’est pas au bout de ses surprises lorsqu'elle apprend par sa mère qu’il aurait tué une femme.
Ramener la guerre à la maison
Passionnée de boxe et de tir, jusqu’à maintenant, Anaïs n’avait aucun problème avec sa façon de se défendre, même si cela devait impliquer une certaine violence. Ce n'est qu'après avoir quitté la France pour le Canada, et être devenue mère, qu’elle a commencé à se poser des questions : le jour où, pour ne pas frapper son fils de quatre ans, elle l'effraie en cognant sur un mur, elle se souvient de la peur que lui inspiraient les accès de colère de sa propre mère. D’abord réticente à l’idée de participer à l’enquête de sa fille, cette dernière finit par accepter de poser sa voix et d’ouvrir les portes de son passé dans le cadre d’une médiation. Anaïs apprend alors que son grand-père, lorsqu’il était ivre, avait des épisodes violents durant lesquels il battait sa femme et, parfois ses enfants. Elle découvre également qu’il faisait partie des “groupes de choc” mis sur pied en métropole par le FLN pour encadrer et surveiller l’immigration algérienne et commettre des attentats contre le gouvernement français.
Au Canada, Anais a découvert la notion de traumatisme intergénérationnel liée à la colonisation qu'ont subi les peuples autochtones. La Jeune femme s'interroge alors : sa violence prendrait-elle source dans un traumatisme intergénérationnel en lien avec la Guerre d’Algérie ? De révélation en explication, avec l’aide d’une psychiatre, d’une psychothérapeute autochtone mohawk et d’un historien, son récit familial intime sonde jusqu’en Kabylie les souvenirs enfouis et contradictoires des siens, pour se heurter à un passé insoupçonné, enraciné dans la violence de l’Histoire, principalement coloniale.
Avec :
Fatma Bouvet de la Maisonneuve (psychiatre), Marc André (historien), Suzy Goodleaf (psychologue)
Bibliographie :
- Les damnés de la terre, Frantz Fanon, Librairie François Maspero, 1961 ;
- Anima, Wajdi Mouawad, Babel, 2012 ;
- Peau Rouge, Masques blancs, Glen Sean Coulthard, LUX Éditions, 2018
Mentions :
- L'Art de perdre, Alice Zeniter, Flammarion, 2017 ;
- Les groupes de choc du FLN. Particularités de la guerre d'indépendance algérienne en métropole de Marc André, dans la Revue historique, Éditions Presses Universitaires de France, 2014 ;
- Rapport sur les questions mémorielles portant sur la colonisation et la guerre d’Algérie, Benjamin Stora, 2021 ;
- Je me suis fait la guerre, ou comment être un "bon arabe, Une Expérience signée Stéphane Mercurio, réalisée par Nathalie Battus, France Culture, 2021 ;
Pour aller plus loin :
- Petite maman de Céline Sciamma, 2021 ;
- Portrait du colonisé. Portrait du colonisateur, Albert Memmi, Corréa 1957 ;
- À bras-le-coeur, Mehdi Charef, Mercure de France, 2006 ;
- Un rêve, deux rives, Nadia Henni-Moulaï, Slatkine & Cie, 2021 ;
- Une enfance française, Farida Khelfa, Albin Michel, 2024 ;
- Histoire de l’Algérie à la période coloniale sous la direction de Abderrahmane Bouchène, Jean-Pierre Peyroulou, Ouanassa Siari Tengour, Sylvie Thénault, La Découverte, 2014 ;
- Femmes dévoilées : des Algériennes en France à l’heure de la décolonisation, Marc André, ENS Éditions, 2016 ;
- Le vent en parle encore, Michel Jean, Stanké 2015 ;
- Traumatisme historique et guérison autochtone, Cynthia C. Wesley-Esquimaux, Ph.D. Magdalena Smolewski, Ph.D. Fondation autochtone de guérison, 2004 ;
- Retisser nos liens : Comprendre les traumatismes vécus dans les pensionnats indiens par les Autochtones, Deborah Chansonneuve. Fondation autochtone de guérison, 2005.
Remerciements :
Ma famille, qui a accepté de s’ouvrir et de participer à ce documentaire malgré la pudeur et le poids des douleurs.
Un merci tout particulier à ma mère : je ne crois pas qu’il y ait de plus grande preuve d’amour que celle d’avoir accepté ce dialogue.
Merci aux expert·es qui ont apporté leur sensibilité, leur savoir et leur intelligence à ce projet.
La direction des archives de la Préfecture de Police.
Les femmes de ma vie, qui m’ont écoutée, soutenue et supportée (dans tous les sens du terme).
Mon fils, dans l’espoir que tu ne manques jamais de mots.
Mon père.
Ma psy.

21 Listeners

232 Listeners

113 Listeners

23 Listeners

2 Listeners

3 Listeners

0 Listeners

160 Listeners

24 Listeners

90 Listeners

50 Listeners

8 Listeners

0 Listeners

3 Listeners

5 Listeners

0 Listeners

3 Listeners

40 Listeners

56 Listeners

47 Listeners

94 Listeners

3 Listeners

9 Listeners

10 Listeners

15 Listeners

9 Listeners

6 Listeners

0 Listeners

0 Listeners

0 Listeners

8 Listeners

0 Listeners