Le grand retour de Tiger Woods ! Il s’agit donc du seul titre que l’on retrouve en Une de la plupart de la presse européenne.
Pourtant, je ne compte pas faire cette revue de presse sur lui puisque, tout d’abord, monsieur Woods est un golfeur américain.
Mais aussi et plus simplement, il est un golfeur et que je ne m’y connais pas assez en golf pour être capable de vous traduire la presse européenne sur le langage technique de cette pratique !
C’est donc d’une autre personnalité, cette fois-ci une personnalité australienne, dont je vais vous parler, parce que l’Australie au moins est une participante de l’Eurovision.
Donc de qui s’agit-il Eugène ?
Hé bien de Julian Assange, le fondateur de Wikileaks Alexia !
Arrêté au Royaume-Uni jeudi dernier alors qu’il était réfugié depuis 2012 dans l’ambassade de l’Equateur.
Son arrestation est vue de manière très diverse par la presse européenne.
Effectivement Eugène, par exemple, le tabloïd allemand Bild lui est très sévère contre Julian Assange. On y lit :
“Bien loin de servir la liberté, la publication de données volées et top confidentielles ont poignardé la liberté dans le dos.
Les personnes qu'il a compromises par ses fuites et qui ont par la suite dû craindre pour leur sécurité, sont nombreuses.
Instrumentalisé ou dirigé par le gouvernement russe, Wikileaks a précipité la démocratie dans la crise, alors qu'il prétend avoir voulu la défendre.
La guerre d'Assange contre les structures d'Etat s'est muée en combat contre la liberté occidentale.”
Et à l’inverse Alexia, le quotidien britannique, The Independant, lui est vent debout contre cette arrestation, je les cite :
“On arrête quelqu'un parce qu'il a révélé au monde des faits qui relèvent probablement de la catégorie 'crimes contre l'humanité'.
Des faits que nous avons cautionnés. Que cela révèle-t-il de nous en tant que société ?
Il a peut-être mis des vies en danger en ne caviardant pas certaines informations sensibles.
Il se peut qu'il ait indirectement donné un coup de pouce électoral à Trump et il doit être amené à répondre des accusations de harcèlement sexuel dont il fait l'objet.
Même s'il est difficile de faire abstraction de toutes ces circonstances, elles ne devraient pas occulter ce qui s'est produit aujourd'hui : une attaque en règle contre la liberté de la presse.
Et une atteinte à la liberté des lanceurs d'alerte de diffuser des informations compromettantes pour de puissantes institutions.”
Toujours chez les britanniques, mais dans les lignes du Gardian, c’est la députée du Labour Jess Philips qui s’indigne. On parle seulement d’une extradition vers les Etats-Unis, et non pas vers la Suède. Suède où l’attend un jugement pour des charges de viols et d’harcèlement sexuel :
“La Suède n'a pas même été informée de l'intention des autorités britanniques d'arrêter Assange.
Les autorités suédoises n'ont donc pas eu l'occasion d'envisager l'éventualité d'émettre une demande d'extradition sur la base d'accusations de viol.