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Aujourd’hui je reçois la sculpteur Simone Pheulpin à l’occasion de son exposition « Simone Pheulpin plieuse de temps » au musée des Arts Décoratifs jusqu’au 16 janvier!
Mais avant, imaginez ses sculptures dans les salles du musée des arts décoratifs. Mêlées, le temps de l’exposition, aux collections permanentes du musée, ses sculptures, parmi d’autres objets, se distinguent par leurs couleurs, toutes écrues presque grèges.
Au premier regard, on croit reconnaitre un morceau de roche dans une œuvre, du lichen ou du corail dans une autre, sans jamais être totalement sûr de ce que l’on perçoit. En avançant vers les sculptures, en tournant autour, l’on peut finir par changer d’avis selon sa rêverie : voir une gangue, une spirale minérale puis se raviser encore pour l’hypothèse d’une créature qui se recroquevillerait sur elle-même.
Même la matière de l’œuvre est soumise au doute : serait-ce de la pierre ? de l’argile ? Et puis, tout bien considéré, est-ce véritablement le résultat d’une création de l’homme ou d’une femme en l’occurrence ou simplement celui d’un processus naturel ? Là encore impossible de le déterminer avec certitude. Le regard poursuit sa recherche en hésitant toujours… L’on croit discerner des formes organiques familières : des stries, des effritements de cette roche, des épaisseurs d’écorce, des calcifications, du corail fossilisé, des champignons, l’aspect mousseux du lichen…. C’est cela et ça n’est pas cela.
By Amandine RabierAujourd’hui je reçois la sculpteur Simone Pheulpin à l’occasion de son exposition « Simone Pheulpin plieuse de temps » au musée des Arts Décoratifs jusqu’au 16 janvier!
Mais avant, imaginez ses sculptures dans les salles du musée des arts décoratifs. Mêlées, le temps de l’exposition, aux collections permanentes du musée, ses sculptures, parmi d’autres objets, se distinguent par leurs couleurs, toutes écrues presque grèges.
Au premier regard, on croit reconnaitre un morceau de roche dans une œuvre, du lichen ou du corail dans une autre, sans jamais être totalement sûr de ce que l’on perçoit. En avançant vers les sculptures, en tournant autour, l’on peut finir par changer d’avis selon sa rêverie : voir une gangue, une spirale minérale puis se raviser encore pour l’hypothèse d’une créature qui se recroquevillerait sur elle-même.
Même la matière de l’œuvre est soumise au doute : serait-ce de la pierre ? de l’argile ? Et puis, tout bien considéré, est-ce véritablement le résultat d’une création de l’homme ou d’une femme en l’occurrence ou simplement celui d’un processus naturel ? Là encore impossible de le déterminer avec certitude. Le regard poursuit sa recherche en hésitant toujours… L’on croit discerner des formes organiques familières : des stries, des effritements de cette roche, des épaisseurs d’écorce, des calcifications, du corail fossilisé, des champignons, l’aspect mousseux du lichen…. C’est cela et ça n’est pas cela.