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Or


Le 13 mars a marqué le dixième anniversaire de l’élection de Jorge Bergoglio sur le siège de Pierre, et ce premier pape argentin a d’ores et déjà profondément marqué l’Église.
Dans la lettre qu’il lui a adressée au nom des évêques de France, Monseigneur de Moulins-Beaufort l’assure de notre dévouement filial et de notre gratitude et lui adresse des propos dont je suis heureux de me faire l’écho dans cette chronique.
Il remercie le pape François de nous avoir tous invités à nous mettre « aux pieds [du] Seigneur, et avec lui au service des pauvres et des blessés de notre terre ». Sa première exhortation apostolique La joie de l’Évangile a été « une bouffée d’air frais et de dynamisme » pour nos diocèses et pour l’Église. L’encyclique Laudato si’ a montré à quel point la nouveauté de l’Évangile est éclairante pour les problématiques liées à la garde de notre Maison commune. La charte d’Abu Dhabi et l’encyclique Fratelli tutti « infléchissent et infléchiront encore les relations entre les humains de religions différentes, en même temps qu’elles ouvrent aux responsables politiques la voie d’une confiance plus grande dans les religions comme vecteurs de paix et qu’elles les détournent de chercher à s’en servir pour légitimer les conflits entre les peuples. L’exhortation apostolique La joie de l’amour [recueille les fruits des synodes sur la famille et] met clairement l’Église en situation d’accompagner les personnes dans la suite du Christ. »
La prise de conscience du scandale des violences sexuelles commises dans l’Église et les mesures qui s’en sont suivies doivent beaucoup, après Benoît XVI, au pape François. Si le choc du rapport de la CIASE a été fort dans notre pays, il a poussé à des prises de décision majeures pour l’avenir, que la prochaine assemblée de Lourdes devrait préciser et approfondir encore.
Le synode voulu par François, « ouvert par une consultation mondiale dans les Églises particulières puis à l’échelle des continents », même s’il a été plus ou moins bien compris par les fidèles, a mis en lumière « une vérité de l’Église dont nous sommes tous heureux de vivre » davantage et qui est pleine de promesses.
Enfin, les évêques de France sont sensibles au soutien apporté par le pape à la cause des personnes migrantes et de leur accueil. Il nous apprend à regarder comme des frères et des sœurs ceux que trop souvent on nous présente comme des trublions, voire comme des ennemis.
Alors que le Saint-Père se prépare à venir en visite à Marseille en septembre, et que les jeunes se préparent à le rencontrer en août à Lisbonne, nous lui redisons notre admiration pour son courage et notre reconnaissance, avec la prière des catholiques de France.
Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
By Mgr Francis BestionLe 13 mars a marqué le dixième anniversaire de l’élection de Jorge Bergoglio sur le siège de Pierre, et ce premier pape argentin a d’ores et déjà profondément marqué l’Église.
Dans la lettre qu’il lui a adressée au nom des évêques de France, Monseigneur de Moulins-Beaufort l’assure de notre dévouement filial et de notre gratitude et lui adresse des propos dont je suis heureux de me faire l’écho dans cette chronique.
Il remercie le pape François de nous avoir tous invités à nous mettre « aux pieds [du] Seigneur, et avec lui au service des pauvres et des blessés de notre terre ». Sa première exhortation apostolique La joie de l’Évangile a été « une bouffée d’air frais et de dynamisme » pour nos diocèses et pour l’Église. L’encyclique Laudato si’ a montré à quel point la nouveauté de l’Évangile est éclairante pour les problématiques liées à la garde de notre Maison commune. La charte d’Abu Dhabi et l’encyclique Fratelli tutti « infléchissent et infléchiront encore les relations entre les humains de religions différentes, en même temps qu’elles ouvrent aux responsables politiques la voie d’une confiance plus grande dans les religions comme vecteurs de paix et qu’elles les détournent de chercher à s’en servir pour légitimer les conflits entre les peuples. L’exhortation apostolique La joie de l’amour [recueille les fruits des synodes sur la famille et] met clairement l’Église en situation d’accompagner les personnes dans la suite du Christ. »
La prise de conscience du scandale des violences sexuelles commises dans l’Église et les mesures qui s’en sont suivies doivent beaucoup, après Benoît XVI, au pape François. Si le choc du rapport de la CIASE a été fort dans notre pays, il a poussé à des prises de décision majeures pour l’avenir, que la prochaine assemblée de Lourdes devrait préciser et approfondir encore.
Le synode voulu par François, « ouvert par une consultation mondiale dans les Églises particulières puis à l’échelle des continents », même s’il a été plus ou moins bien compris par les fidèles, a mis en lumière « une vérité de l’Église dont nous sommes tous heureux de vivre » davantage et qui est pleine de promesses.
Enfin, les évêques de France sont sensibles au soutien apporté par le pape à la cause des personnes migrantes et de leur accueil. Il nous apprend à regarder comme des frères et des sœurs ceux que trop souvent on nous présente comme des trublions, voire comme des ennemis.
Alors que le Saint-Père se prépare à venir en visite à Marseille en septembre, et que les jeunes se préparent à le rencontrer en août à Lisbonne, nous lui redisons notre admiration pour son courage et notre reconnaissance, avec la prière des catholiques de France.
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