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Pourquoi la Suisse est-elle riche?
(Partie cinq).
La chance a des limites.
On ne saura jamais comment l’histoire économique de la Suisse aurait évolué sans ces circonstances favorables, le développement d’un pays étant toujours unique.
Cependant, si l’on compare avec d’autres petits États européens, on voit que la chance n’est pas le seul facteur de succès de l’économie suisse.
Il est vrai que la Suisse a profité du fait d’avoir été épargnée par les deux guerres mondiales: à la fin des années vingt et des années quarante.
Cet avantage n’était, toutefois, que temporaire.
À la fin du vingtième siècle, ce ne sont pas les pays épargnés par la Seconde Guerre mondiale, comme la Suède ou la Suisse, qui affichaient le revenu moyen le plus élevé, mais le Danemark.
Notons que la Suède n’a pas fait mieux que la Belgique.
Le fait que la Suisse soit entourée de voisins prospères n’explique pas tout.
L’exemple irlandais est légendaire.
Alors que son voisin est l’un des pays les plus riches du monde, l’île verte n’a jamais connu de croissance notable jusqu’à récemment.
Son voisinage avec la Grande-Bretagne apparaît davantage comme une malédiction que l’inverse.
Ce n’est que grâce à un changement de cap politico-économique radical que l’économie irlandaise a pu tirer profit de la proximité de la Grande-Bretagne.
La simple présence d’un voisin performant ne suffit pas: c’est bien davantage la manière dont un petit État sait utiliser ses atouts qui prime.
Il faut, enfin, relativiser l’importance de la structure économique reçue en héritage.
Certes, la Suisse a eu l’immense chance de ne pas connaître la malédiction des ressources.
Mais cela n’explique toujours pas pourquoi la chimie bâloise, par exemple, a réussi à transformer ses structures pour évoluer vers l’industrie pharmaceutique à la fin du vingtième siècle.
Les entreprises allemandes ont eu davantage de problèmes dans ce domaine. On ne comprend pas non plus pourquoi le Luxembourg a su créer une place financière florissante malgré des décennies de dépendance à la sidérurgie.
Il y a des exceptions qui nécessitent des explications. Pour comprendre la réussite de la Suisse, il faut aussi tenir compte de facteurs que l’on ne peut pas attribuer à des circonstances favorables.
Deux d’entre eux sont évidents: la qualité élevée du capital humain et une politique économique placée sous le signe de la stabilité.
By FRENCH BOOSTER★★★★★★★★★★★★★★★★★★★
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Pourquoi la Suisse est-elle riche?
(Partie cinq).
La chance a des limites.
On ne saura jamais comment l’histoire économique de la Suisse aurait évolué sans ces circonstances favorables, le développement d’un pays étant toujours unique.
Cependant, si l’on compare avec d’autres petits États européens, on voit que la chance n’est pas le seul facteur de succès de l’économie suisse.
Il est vrai que la Suisse a profité du fait d’avoir été épargnée par les deux guerres mondiales: à la fin des années vingt et des années quarante.
Cet avantage n’était, toutefois, que temporaire.
À la fin du vingtième siècle, ce ne sont pas les pays épargnés par la Seconde Guerre mondiale, comme la Suède ou la Suisse, qui affichaient le revenu moyen le plus élevé, mais le Danemark.
Notons que la Suède n’a pas fait mieux que la Belgique.
Le fait que la Suisse soit entourée de voisins prospères n’explique pas tout.
L’exemple irlandais est légendaire.
Alors que son voisin est l’un des pays les plus riches du monde, l’île verte n’a jamais connu de croissance notable jusqu’à récemment.
Son voisinage avec la Grande-Bretagne apparaît davantage comme une malédiction que l’inverse.
Ce n’est que grâce à un changement de cap politico-économique radical que l’économie irlandaise a pu tirer profit de la proximité de la Grande-Bretagne.
La simple présence d’un voisin performant ne suffit pas: c’est bien davantage la manière dont un petit État sait utiliser ses atouts qui prime.
Il faut, enfin, relativiser l’importance de la structure économique reçue en héritage.
Certes, la Suisse a eu l’immense chance de ne pas connaître la malédiction des ressources.
Mais cela n’explique toujours pas pourquoi la chimie bâloise, par exemple, a réussi à transformer ses structures pour évoluer vers l’industrie pharmaceutique à la fin du vingtième siècle.
Les entreprises allemandes ont eu davantage de problèmes dans ce domaine. On ne comprend pas non plus pourquoi le Luxembourg a su créer une place financière florissante malgré des décennies de dépendance à la sidérurgie.
Il y a des exceptions qui nécessitent des explications. Pour comprendre la réussite de la Suisse, il faut aussi tenir compte de facteurs que l’on ne peut pas attribuer à des circonstances favorables.
Deux d’entre eux sont évidents: la qualité élevée du capital humain et une politique économique placée sous le signe de la stabilité.