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Pourquoi la Suisse est-elle riche?
(Partie six).
Les «vertus suisses».
La théorie économique affirme que la prospérité d’un pays dépend en dernière instance de la qualité de son capital humain.
Plus le niveau de formation de la main-d’œuvre est élevé et plus son esprit d’entreprise est développé. La probabilité qu’un pays soit riche n’en est que plus grande.
En Suisse, les conditions menant à l’accumulation du capital humain semblent avoir été particulièrement favorables.
D’une part, des vertus telles que l’application, le travail de qualité et l’esprit d’entreprise ont toujours été valorisées et d’autre part, la politique et l’économie ont toujours voulu des instituts de formation de bon niveau tant pour les élites que pour les élèves et les apprentis.
Il n’est pas simple d’expliquer d’où vient cette valorisation de la formation et du perfectionnement professionnel. Ce qui est sûr, c’est qu’elle repose sur une longue tradition et qu’elle est si bien enracinée que l’on parle parfois de «vertus suisses».
Les villes du pays étaient des centres réformés et ont amené une nouvelle éthique du travail. Elles ont aussi libéré des énergies entrepreneuriales en attirant sans cesse des gens de la campagne ou des pays voisins qui cherchaient à se distinguer par leurs prestations spécifiques.
La Confédération faisait office de pionnière au XIXe siècle dans l’instruction populaire et la formation technique. L’École polytechnique fédérale de Zurich a été fondée en 1854 et la Confédération a instauré le modèle moderne de l’apprentissage à la fin du XIXe siècle.
Le niveau élevé du capital humain est devenu une condition pour que les entreprises suisses se spécialisent dans des produits de niche de haute valeur et qu’elles paient des salaires relativement élevés à leurs employés.
C’était en même temps un corollaire de la réussite. Les entrepreneurs savaient qu’ils ne pourraient poursuivre leur stratégie de niche qu’en soutenant l’école publique, l’enseignement technique supérieur et la formation en entreprise.
De leur côté, les employés ont aussi compris l’intérêt qu’il y avait à investir dans leur propre formation parce qu’un meilleur diplôme engendrait presque systématiquement un salaire supérieur.
By FRENCH BOOSTER★★★★★★★★★★★★★★★★★★★
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Pourquoi la Suisse est-elle riche?
(Partie six).
Les «vertus suisses».
La théorie économique affirme que la prospérité d’un pays dépend en dernière instance de la qualité de son capital humain.
Plus le niveau de formation de la main-d’œuvre est élevé et plus son esprit d’entreprise est développé. La probabilité qu’un pays soit riche n’en est que plus grande.
En Suisse, les conditions menant à l’accumulation du capital humain semblent avoir été particulièrement favorables.
D’une part, des vertus telles que l’application, le travail de qualité et l’esprit d’entreprise ont toujours été valorisées et d’autre part, la politique et l’économie ont toujours voulu des instituts de formation de bon niveau tant pour les élites que pour les élèves et les apprentis.
Il n’est pas simple d’expliquer d’où vient cette valorisation de la formation et du perfectionnement professionnel. Ce qui est sûr, c’est qu’elle repose sur une longue tradition et qu’elle est si bien enracinée que l’on parle parfois de «vertus suisses».
Les villes du pays étaient des centres réformés et ont amené une nouvelle éthique du travail. Elles ont aussi libéré des énergies entrepreneuriales en attirant sans cesse des gens de la campagne ou des pays voisins qui cherchaient à se distinguer par leurs prestations spécifiques.
La Confédération faisait office de pionnière au XIXe siècle dans l’instruction populaire et la formation technique. L’École polytechnique fédérale de Zurich a été fondée en 1854 et la Confédération a instauré le modèle moderne de l’apprentissage à la fin du XIXe siècle.
Le niveau élevé du capital humain est devenu une condition pour que les entreprises suisses se spécialisent dans des produits de niche de haute valeur et qu’elles paient des salaires relativement élevés à leurs employés.
C’était en même temps un corollaire de la réussite. Les entrepreneurs savaient qu’ils ne pourraient poursuivre leur stratégie de niche qu’en soutenant l’école publique, l’enseignement technique supérieur et la formation en entreprise.
De leur côté, les employés ont aussi compris l’intérêt qu’il y avait à investir dans leur propre formation parce qu’un meilleur diplôme engendrait presque systématiquement un salaire supérieur.