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Pourquoi la Suisse est-elle riche?
(Dernière partie).
Conclusion.
En substance, on peut dire que la prospérité de la Suisse au cours des nonante dernières années ne provient pas uniquement de circonstances favorables, mais qu’elle repose sur des atouts qu’elle a acquis.
Tout laisse à penser que l’économie atteindra à l’avenir un niveau supérieur à la moyenne. Il est, toutefois, impossible de prévoir la fin de l’histoire.
Au cours des nonante dernières années, le taux moyen d’immigration a été nettement supérieur à celui de l’émigration, mais cette évolution ne s’est pas faite de manière linéaire.
Si, à défaut de meilleures données, nous prenons comme indicateur le taux d’étrangers dans la population résidante permanente, on distingue quatre étapes: de mille neuf cent vingt à mille neuf cent quarante-cinq, la part de la population étrangère résidante a diminué de moitié pour passer de dix à cinq pour cent.
Cela provient de la politique d’immigration rigoureuse qui avait été instaurée et de la Seconde Guerre mondiale. Une première grande vague d’immigration a eu lieu pendant la phase de haute conjoncture qui a eu lieu de mille neuf cent quarante-cinq jusqu’à la grande récession du milieu des années septante. Les populations étrangères résidantes sont passées de cinq à dix-sept pour cent.
Après une forte diminution de courte durée (quatorze pour cent) due au renvoi par la Suisse de plus de cent cinquante mille saisonniers étrangers afin de lutter contre le chômage, une deuxième grosse vague d’immigration, qui se prolonge encore aujourd’hui, a commencé dans les années quatre-vingt.
L’immigration et la prospérité sont les deux côtés d’une même médaille. Une économie de petite taille et ouverte comme celle de la Suisse ne peut croître régulièrement que si elle recrute de la main-d’œuvre étrangère.
L’immigration, qu’elle soit appréhendée en termes de taux ou de gestion, est d’abord une question politique. D’un point de vue économique, il importe qu’elle ne serve pas seulement à repourvoir des postes vacants, mais qu’elle contribue à augmenter la productivité.
Cela n’a pas toujours été le cas tout au long de l’histoire économique de ces nonante dernières années. C’est surtout pendant la période de haute conjoncture de l’après-guerre que les branches structurellement faibles ont recruté de la main-d’œuvre étrangère, appliquant en cela une stratégie des bas salaires dans le but de différer leur inéluctable déclin.
Il en a résulté un effondrement particulièrement dramatique dans les années septante. En revanche, la Suisse a toujours attiré une main-d’œuvre hautement qualifiée.
Sans cet atout, l’histoire économique de la Suisse des nonante dernières années aurait évolué tout autrement.
By FRENCH BOOSTER★★★★★★★★★★★★★★★★★★★
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En substance, on peut dire que la prospérité de la Suisse au cours des nonante dernières années ne provient pas uniquement de circonstances favorables, mais qu’elle repose sur des atouts qu’elle a acquis.
Tout laisse à penser que l’économie atteindra à l’avenir un niveau supérieur à la moyenne. Il est, toutefois, impossible de prévoir la fin de l’histoire.
Au cours des nonante dernières années, le taux moyen d’immigration a été nettement supérieur à celui de l’émigration, mais cette évolution ne s’est pas faite de manière linéaire.
Si, à défaut de meilleures données, nous prenons comme indicateur le taux d’étrangers dans la population résidante permanente, on distingue quatre étapes: de mille neuf cent vingt à mille neuf cent quarante-cinq, la part de la population étrangère résidante a diminué de moitié pour passer de dix à cinq pour cent.
Cela provient de la politique d’immigration rigoureuse qui avait été instaurée et de la Seconde Guerre mondiale. Une première grande vague d’immigration a eu lieu pendant la phase de haute conjoncture qui a eu lieu de mille neuf cent quarante-cinq jusqu’à la grande récession du milieu des années septante. Les populations étrangères résidantes sont passées de cinq à dix-sept pour cent.
Après une forte diminution de courte durée (quatorze pour cent) due au renvoi par la Suisse de plus de cent cinquante mille saisonniers étrangers afin de lutter contre le chômage, une deuxième grosse vague d’immigration, qui se prolonge encore aujourd’hui, a commencé dans les années quatre-vingt.
L’immigration et la prospérité sont les deux côtés d’une même médaille. Une économie de petite taille et ouverte comme celle de la Suisse ne peut croître régulièrement que si elle recrute de la main-d’œuvre étrangère.
L’immigration, qu’elle soit appréhendée en termes de taux ou de gestion, est d’abord une question politique. D’un point de vue économique, il importe qu’elle ne serve pas seulement à repourvoir des postes vacants, mais qu’elle contribue à augmenter la productivité.
Cela n’a pas toujours été le cas tout au long de l’histoire économique de ces nonante dernières années. C’est surtout pendant la période de haute conjoncture de l’après-guerre que les branches structurellement faibles ont recruté de la main-d’œuvre étrangère, appliquant en cela une stratégie des bas salaires dans le but de différer leur inéluctable déclin.
Il en a résulté un effondrement particulièrement dramatique dans les années septante. En revanche, la Suisse a toujours attiré une main-d’œuvre hautement qualifiée.
Sans cet atout, l’histoire économique de la Suisse des nonante dernières années aurait évolué tout autrement.