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Les 18 principes :
Citation Steinbeck : Les terres de l’Ouest, inquiètes aux premiers indices de changement. Les États de l’Ouest, inquiets comme des chevaux à l’approche de l’orage. Les grands propriétaires, inquiets, parce que pressentant le changement et incapables d’en deviner la nature. Les grands propriétaires s’en prenant aux choses immédiates, au gouvernement qui étend son emprise sur tout, à l’unité croissante des groupements ouvriers, aux taxes nouvelles, aux plans ; ne sachant pas que ces choses sont des effets, non des causes. Des effets, non des causes. Les causes sont profondes et simples.. Les causes sont la faim, une faim au ventre multipliée par un million ; la faim dans une seule âme, faim de joie et d’une certaine sécurité, multipliée par un million ; muscles et cerveau souffrant du désir de grandir, de travailler, de créer, multiplié par un million. La dernière fonction de l’homme, claire et bien définie. muscles souffrant du désir de travailler, cerveau souffrant du désir de créer au-delà des nécessités individuelles. voilà ce qu’est l’homme. Construire un mur, construire une maison, une digue… et dans le mur, la maison et la digue, mettre quelque chose de l’homme lui-même et apporter pour l’homme quelque chose du mur, de la maison, de la digue ; rapporter des muscles de fer du soulèvement des fardeaux. Car l’homme, différent en cela des autres créatures organiques ou inorganiques sur terre, croit par-delà sont travail, gravit les marches de ses conceptions, domine ses propres accomplissements. Voici ce qu’on peut dire de l’homme… ! Quand les théories changent et s’écroulent, quand les écoles , les philosophies, quand les impasses sombres de la pensée nationale, religieuse, économique, croissent et se décomposent, l’homme va de l’avant, à tâtons, en trébuchant, douloureusement, parfois en se trompant. S’étant avancé, il peut arriver qu’il recule, mais d’un demi-pas seulement, jamais d’un pas complet. Cela vous pouvez le dire et le savoir, le savoir. Cela vous pouvez le savoir quand les bombes tombent des avions noirs sur les places des marchés. Ainsi vous pouvez le savoir. Si les pas n’étaient pas faits, si le désir d’aller de l’avant à tâtons n’existait pas, les bombes ne tomberaient pas, les gorges ne seraient pas tranchées. Craignez le temps où les bombes ne tomberont plus et où les avions existeront encore … car chaque bombe est la preuve que l’esprit n’est pas mort. Et craignez les temps où les grèves s’arrêteront cependant que les grands propriétaires vivront… car chaque petite grève réprimée est la preuve qu’un pas est en train de se faire. Et ceci encore vous pouvez le savoir… craignez le temps où l’Humanité refusera de souffrir, de mourir pour une idée, car cette seule qualité est le fondement de l’homme même, et cette qualité seule est l’homme, distinct dans tout l’univers.
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Les 18 principes :
Citation Steinbeck : Les terres de l’Ouest, inquiètes aux premiers indices de changement. Les États de l’Ouest, inquiets comme des chevaux à l’approche de l’orage. Les grands propriétaires, inquiets, parce que pressentant le changement et incapables d’en deviner la nature. Les grands propriétaires s’en prenant aux choses immédiates, au gouvernement qui étend son emprise sur tout, à l’unité croissante des groupements ouvriers, aux taxes nouvelles, aux plans ; ne sachant pas que ces choses sont des effets, non des causes. Des effets, non des causes. Les causes sont profondes et simples.. Les causes sont la faim, une faim au ventre multipliée par un million ; la faim dans une seule âme, faim de joie et d’une certaine sécurité, multipliée par un million ; muscles et cerveau souffrant du désir de grandir, de travailler, de créer, multiplié par un million. La dernière fonction de l’homme, claire et bien définie. muscles souffrant du désir de travailler, cerveau souffrant du désir de créer au-delà des nécessités individuelles. voilà ce qu’est l’homme. Construire un mur, construire une maison, une digue… et dans le mur, la maison et la digue, mettre quelque chose de l’homme lui-même et apporter pour l’homme quelque chose du mur, de la maison, de la digue ; rapporter des muscles de fer du soulèvement des fardeaux. Car l’homme, différent en cela des autres créatures organiques ou inorganiques sur terre, croit par-delà sont travail, gravit les marches de ses conceptions, domine ses propres accomplissements. Voici ce qu’on peut dire de l’homme… ! Quand les théories changent et s’écroulent, quand les écoles , les philosophies, quand les impasses sombres de la pensée nationale, religieuse, économique, croissent et se décomposent, l’homme va de l’avant, à tâtons, en trébuchant, douloureusement, parfois en se trompant. S’étant avancé, il peut arriver qu’il recule, mais d’un demi-pas seulement, jamais d’un pas complet. Cela vous pouvez le dire et le savoir, le savoir. Cela vous pouvez le savoir quand les bombes tombent des avions noirs sur les places des marchés. Ainsi vous pouvez le savoir. Si les pas n’étaient pas faits, si le désir d’aller de l’avant à tâtons n’existait pas, les bombes ne tomberaient pas, les gorges ne seraient pas tranchées. Craignez le temps où les bombes ne tomberont plus et où les avions existeront encore … car chaque bombe est la preuve que l’esprit n’est pas mort. Et craignez les temps où les grèves s’arrêteront cependant que les grands propriétaires vivront… car chaque petite grève réprimée est la preuve qu’un pas est en train de se faire. Et ceci encore vous pouvez le savoir… craignez le temps où l’Humanité refusera de souffrir, de mourir pour une idée, car cette seule qualité est le fondement de l’homme même, et cette qualité seule est l’homme, distinct dans tout l’univers.