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Vous feriez quoi avec 9 000 euros ?
C’est encore raté, aucun engin privé n’est parvenu à se poser sur la Lune. Pourtant, l’alunisseur baptisé Peregrine de l’entreprise américaine Astrobotic était pressenti cette semaine pour être le premier. Peregrine a bien décollé de Cap Canaveral en Floride lundi dernier, comme prévu, accroché à la fusée « Vulcan Centaur ». Il s’est même séparé de son lanceur à sa sortie de notre atmosphère, comme prévu, mais... Une fuite de son réservoir de carburant a empêché Peregrine d’aligner correctement ses panneaux solaires vers le soleil pour recharger ses batteries et lui permettre de se poser sur la Lune.
Voyage spatial post-mortem
Astrobotic aurait réussi à reprendre tant bien que mal le contrôle de son alunisseur mais pas au point de le poser sur la Lune. L’alunisseur Peregrine est donc, à l’heure qu’il est et sauf surprise, perdu, tout comme les cendres humaines qu’il transporte. Oui, Peregrine transporte des cendres humaines, précisément 65 capsules de cendres humaines et une capsule remplie des cendres d’Indica-Noodle, un chien.
Mieux que ça encore, Peregrine ne transporte pas que des capsules de cendres humaines ou de chien, il transporte également quelques brins d’ADN de trois Présidents américains, George Washington, John F. Kennedy et Dwight D. Eisenhower. Pour eux, l’objectif n’était pas la Lune, mais l’espace lointain. Il était prévu que leur ADN se sépare de la sonde au moment de l’alunissage pour continuer leur chemin vers l’infini, un voyage sans fin dans les couloirs de l’espace temps… En attendant, ces brins d’ADN vont devoir se contenter d’orbiter autour de la terre.
La tribu Navajo en clash avec la NASA
Sur X (ex-Twitter), le président de la nation Navajo Buu Nygren, a fait part de son désaccord avec ce voyage : «Le dépôt de restes humains sur la lune est une profanation profonde de ce corps céleste vénéré par notre peuple.» Avant le décollage, il a également adressé une lettre à la NASA et au Département américain des transports, furieux que son peuple n'ai pas été prévenu à l'avance de ce projet, comme cela était prévu. En effet, il y a 25 ans, le Lunar Prospector de la NASA décollait avec à son bord les cendres d'Eugene Shoemaker, un astronome. Les cendres ont été dispersées sur la lune. Polémique du côté des Navajo. La NASA s'était alors excusée et avait déclaré consulter à l’avenir les Navajo avant un projet similaire. Mais cette fois-ci, la Vulcan Centaur a été réalisée par des sociétés privées, avec seulement la participation financière de la NASA.
Un business de «vols spatiaux commémoratifs»
Les voyages spatiaux post-mortem ne sont donc pas nouveaux. La société Celestis les appelle des "vols spatiaux commémoratifs". Elle propose carrément depuis les années 90 d’envoyer les cendres de vos être chers dans l’espace, en orbite ou encore sur la Lune au gré des missions planifiées par la Nasa. Bien sûr, les prix évoluent en fonction de la distance parcourue et de la rareté du voyage.
Image : La fusée Vulcan Centaur de United Launch Alliance (ULA), décolle de la station spatiale de Cap Canaveral, en Floride, le 8 janvier 2024, pour son voyage inaugural, transportant l'atterrisseur lunaire Peregrine d'Astrobotic. CHANDAN KHANNA / AFP
By Radio NovaVous feriez quoi avec 9 000 euros ?
C’est encore raté, aucun engin privé n’est parvenu à se poser sur la Lune. Pourtant, l’alunisseur baptisé Peregrine de l’entreprise américaine Astrobotic était pressenti cette semaine pour être le premier. Peregrine a bien décollé de Cap Canaveral en Floride lundi dernier, comme prévu, accroché à la fusée « Vulcan Centaur ». Il s’est même séparé de son lanceur à sa sortie de notre atmosphère, comme prévu, mais... Une fuite de son réservoir de carburant a empêché Peregrine d’aligner correctement ses panneaux solaires vers le soleil pour recharger ses batteries et lui permettre de se poser sur la Lune.
Voyage spatial post-mortem
Astrobotic aurait réussi à reprendre tant bien que mal le contrôle de son alunisseur mais pas au point de le poser sur la Lune. L’alunisseur Peregrine est donc, à l’heure qu’il est et sauf surprise, perdu, tout comme les cendres humaines qu’il transporte. Oui, Peregrine transporte des cendres humaines, précisément 65 capsules de cendres humaines et une capsule remplie des cendres d’Indica-Noodle, un chien.
Mieux que ça encore, Peregrine ne transporte pas que des capsules de cendres humaines ou de chien, il transporte également quelques brins d’ADN de trois Présidents américains, George Washington, John F. Kennedy et Dwight D. Eisenhower. Pour eux, l’objectif n’était pas la Lune, mais l’espace lointain. Il était prévu que leur ADN se sépare de la sonde au moment de l’alunissage pour continuer leur chemin vers l’infini, un voyage sans fin dans les couloirs de l’espace temps… En attendant, ces brins d’ADN vont devoir se contenter d’orbiter autour de la terre.
La tribu Navajo en clash avec la NASA
Sur X (ex-Twitter), le président de la nation Navajo Buu Nygren, a fait part de son désaccord avec ce voyage : «Le dépôt de restes humains sur la lune est une profanation profonde de ce corps céleste vénéré par notre peuple.» Avant le décollage, il a également adressé une lettre à la NASA et au Département américain des transports, furieux que son peuple n'ai pas été prévenu à l'avance de ce projet, comme cela était prévu. En effet, il y a 25 ans, le Lunar Prospector de la NASA décollait avec à son bord les cendres d'Eugene Shoemaker, un astronome. Les cendres ont été dispersées sur la lune. Polémique du côté des Navajo. La NASA s'était alors excusée et avait déclaré consulter à l’avenir les Navajo avant un projet similaire. Mais cette fois-ci, la Vulcan Centaur a été réalisée par des sociétés privées, avec seulement la participation financière de la NASA.
Un business de «vols spatiaux commémoratifs»
Les voyages spatiaux post-mortem ne sont donc pas nouveaux. La société Celestis les appelle des "vols spatiaux commémoratifs". Elle propose carrément depuis les années 90 d’envoyer les cendres de vos être chers dans l’espace, en orbite ou encore sur la Lune au gré des missions planifiées par la Nasa. Bien sûr, les prix évoluent en fonction de la distance parcourue et de la rareté du voyage.
Image : La fusée Vulcan Centaur de United Launch Alliance (ULA), décolle de la station spatiale de Cap Canaveral, en Floride, le 8 janvier 2024, pour son voyage inaugural, transportant l'atterrisseur lunaire Peregrine d'Astrobotic. CHANDAN KHANNA / AFP