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Or


C’est dans sa Physique qu’Aristote livre sa philosophie de la nature. Il s’agit donc d’étudier les êtres en mouvement dans le monde sublunaire. Contrairement aux Eleates, parmi lesquels Parménide dont nous avons parlé il y a deux semaines, est un des représentants, celui qui disait que l’Etre est un et que non-être n’est pas, Aristote montre qu’il faut considérer à la fois l’immobilité et le mouvement, que l’être est à la fois un et multiple ou autrement dit un en acte et multiple en puissance.
On voit que l’idée du mouvement est donc centrale dans la philosophie d’Aristote et qu’elle détermine tout. Le mouvement fait sortir l’être de lui-même. Il n’est plus seulement essence, il est aussi accident. On doit donc reconnaître une pluralité de sens.
Le but de la Physique est donc d’étudier la forme, qui est la fin du processus naturel. Mais celle-ci est toujours reliée à la matière. L’essentiel de la Physique est donc l’étude du mouvement. C’est également sur ces bases qu’il s’intéresse au cosmos, ce que nous conte le traité Du Ciel à partir duquel les philosophes du Moyen Age penseront leur conception du monde. Aristote ajoute aux quatre éléments définis par Empédocle (la terre, l’eau, l’air, le feu ) un cinquième: l’éther qui, ne se mélangeant pas aux quatre autres désigne l’immutabilité du Ciel.
Si la physique aristotélicienne sera battue en brèche par la physique moderne –Galilée mettra fin à la distinction établie entre physique terrestre et physique céleste – son étude de la vie et de la biologie aura une postérité plus longue. On en retrouve les linéaments dans les classifications de Linné et de Cuvier notamment à travers le concept d’analogie qui permet d’inscrire les éléments observés dans telle ou telle classe plus générale.
C’est le traité De l’âme qui vient compléter les observations biologiques. Aristote se distingue ici nettement de Platon et dualisme entre le corps et l’âme. L’âme est le principe vital qui anime un corps pourvu d’organes.
L’âme est la forme, l’acte et la fin du corps qui est matière et puissance. Elle est donc au sommet de la hiérarchie des formes. Elle ne peut donc exister sans lui.
Tous les êtres vivants ont une âme mais celle-ci répond à des fonctions différentes. L’âme de la plante est de la nourrir et de la faire se reproduire, l’animal se sert de son âme pour sentir et l’homme pour penser.
L’esprit joue au sein de l’âme un rôle particulier. Aristote en distingue deux types : un esprit sensitif qui est en rapport avec les perceptions de l’âme et reçoit les objets de la pensée selon la forme et l’esprit agissant qui contrairement aux autres parties de l’âme est immortel.
Selon Aristote tout homme tend vers le bien qui lui est propre et vers lequel le pousse son accomplissement. Le bonheur (eudémonie) est l’objectif que lui fixe l’Ethique à Nicomaque.
L’attitude éthique de l’homme s’acquiert non pas grâce au jugement mais à travers la pratique : l’exercice, l’apprentissage et l’habitude. Il faut donc imiter celui qui a l’expérience.
Quant aux vertus éthiques, elles se définissent comme le juste milieu entre deux extrêmes.
Une attention particulière est portée à la justice. Une autre vertu essentielle est l’amitié grâce à laquelle l’homme quitte son état individuel pour s’intégrer dans une collectivité.
La morale d’Aristote est donc une morale concrète dont le Souverain bien qu’elle a pour fonction de dégager naît du contact entre les hommes conçus comme des individus libres.
By RCJC’est dans sa Physique qu’Aristote livre sa philosophie de la nature. Il s’agit donc d’étudier les êtres en mouvement dans le monde sublunaire. Contrairement aux Eleates, parmi lesquels Parménide dont nous avons parlé il y a deux semaines, est un des représentants, celui qui disait que l’Etre est un et que non-être n’est pas, Aristote montre qu’il faut considérer à la fois l’immobilité et le mouvement, que l’être est à la fois un et multiple ou autrement dit un en acte et multiple en puissance.
On voit que l’idée du mouvement est donc centrale dans la philosophie d’Aristote et qu’elle détermine tout. Le mouvement fait sortir l’être de lui-même. Il n’est plus seulement essence, il est aussi accident. On doit donc reconnaître une pluralité de sens.
Le but de la Physique est donc d’étudier la forme, qui est la fin du processus naturel. Mais celle-ci est toujours reliée à la matière. L’essentiel de la Physique est donc l’étude du mouvement. C’est également sur ces bases qu’il s’intéresse au cosmos, ce que nous conte le traité Du Ciel à partir duquel les philosophes du Moyen Age penseront leur conception du monde. Aristote ajoute aux quatre éléments définis par Empédocle (la terre, l’eau, l’air, le feu ) un cinquième: l’éther qui, ne se mélangeant pas aux quatre autres désigne l’immutabilité du Ciel.
Si la physique aristotélicienne sera battue en brèche par la physique moderne –Galilée mettra fin à la distinction établie entre physique terrestre et physique céleste – son étude de la vie et de la biologie aura une postérité plus longue. On en retrouve les linéaments dans les classifications de Linné et de Cuvier notamment à travers le concept d’analogie qui permet d’inscrire les éléments observés dans telle ou telle classe plus générale.
C’est le traité De l’âme qui vient compléter les observations biologiques. Aristote se distingue ici nettement de Platon et dualisme entre le corps et l’âme. L’âme est le principe vital qui anime un corps pourvu d’organes.
L’âme est la forme, l’acte et la fin du corps qui est matière et puissance. Elle est donc au sommet de la hiérarchie des formes. Elle ne peut donc exister sans lui.
Tous les êtres vivants ont une âme mais celle-ci répond à des fonctions différentes. L’âme de la plante est de la nourrir et de la faire se reproduire, l’animal se sert de son âme pour sentir et l’homme pour penser.
L’esprit joue au sein de l’âme un rôle particulier. Aristote en distingue deux types : un esprit sensitif qui est en rapport avec les perceptions de l’âme et reçoit les objets de la pensée selon la forme et l’esprit agissant qui contrairement aux autres parties de l’âme est immortel.
Selon Aristote tout homme tend vers le bien qui lui est propre et vers lequel le pousse son accomplissement. Le bonheur (eudémonie) est l’objectif que lui fixe l’Ethique à Nicomaque.
L’attitude éthique de l’homme s’acquiert non pas grâce au jugement mais à travers la pratique : l’exercice, l’apprentissage et l’habitude. Il faut donc imiter celui qui a l’expérience.
Quant aux vertus éthiques, elles se définissent comme le juste milieu entre deux extrêmes.
Une attention particulière est portée à la justice. Une autre vertu essentielle est l’amitié grâce à laquelle l’homme quitte son état individuel pour s’intégrer dans une collectivité.
La morale d’Aristote est donc une morale concrète dont le Souverain bien qu’elle a pour fonction de dégager naît du contact entre les hommes conçus comme des individus libres.