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Or


Une économie plus grosse nous rend-elle nécessairement plus riches? Pas si vite, répond l’économiste Pierre Fortin.
Salaires, logement, services publics, productivité : les effets de l’immigration dépassent largement le nombre de postes à pourvoir. Avec Tania Longpré, Pierre Fortin remet en question le recours à une main-d’œuvre à bas salaire et explique pourquoi la croissance du PIB ne garantit pas une amélioration du niveau de vie.
La discussion aborde aussi la place du français, l’intégration en région et les conditions à réunir pour bien accueillir. Faut-il ralentir les arrivées pour préserver l’ouverture à l’immigration? Un échange direct sur les choix économiques et humains qui façonnent le Québec.
La pénurie d’enseignants ne date pas d’hier. Mais comment en sommes-nous arrivés là et, surtout, comment peut-on en sortir?
Dans cet épisode d’Avec ou sans accent, je reçois Nancy Granger, professeure à l’Université de Sherbrooke, pour réfléchir aux causes de la pénurie d’enseignants, à l’attractivité de la profession et aux façons de mieux former et qualifier les personnes qui choisissent aujourd’hui l’enseignement.
Pourquoi est-il devenu si difficile d’attirer et de retenir les enseignants? Les conditions de travail suffisent-elles à expliquer la situation? Et notre modèle traditionnel de formation des maîtres répond-il encore à la diversité des parcours de celles et ceux qui arrivent aujourd’hui dans les écoles?
Nous abordons aussi un sujet qui suscite beaucoup de débats au Québec : les formations qualifiantes plus courtes destinées notamment aux enseignants déjà sur le terrain. Peut-on reconnaître l’expérience, les acquis et les compétences d’une personne sans diminuer les exigences de la profession? Un parcours différent du baccalauréat de quatre ans signifie-t-il nécessairement une formation moins rigoureuse?
Nancy Granger présente plusieurs pistes pour repenser la formation : reconnaissance des acquis et des compétences, parcours individualisés, portfolio professionnel, mentorat, communautés de pratique et meilleur arrimage entre les universités et les milieux scolaires.
Une question traverse notre échange : plutôt que de mesurer uniquement le nombre d’années passées en formation, ne devrait-on pas d’abord s’assurer que les compétences professionnelles attendues sont réellement maîtrisées?
Un épisode sur la pénurie d’enseignants, mais surtout sur les solutions et sur les nouvelles voies qui pourraient permettre de former autrement, sans renoncer à la qualité de la formation.
Qu’est-ce qu’un enseignement réellement efficace? Et surtout, comment sait-on qu’une méthode fonctionne?
Dans cet épisode d’Avec ou sans accent, je reçois Steeve Bissonnette, professeur et spécialiste de l’enseignement efficace, de l’enseignement explicite et de la gestion des comportements.
Nous discutons de la place des données probantes en éducation, des pratiques pédagogiques qui permettent réellement aux élèves de progresser et de l’importance de la gestion de classe. Pourquoi certaines approches continuent-elles d’être utilisées alors que la recherche permet aujourd’hui de mieux mesurer leur efficacité? Jusqu’où peut-on se fier à l’expérience, à l’intuition ou au sentiment qu’une activité « fonctionne »?
La discussion nous mène également du côté de la formation des enseignants. Les futurs maîtres sont-ils suffisamment préparés à la réalité de la classe? Les personnes qui les forment à l’université devraient-elles avoir elles-mêmes une solide expérience du terrain? Et que penser des formations courtes mises en place dans un contexte de pénurie d’enseignants?
Une conversation franche sur l’enseignement, la recherche et la formation des maîtres, avec une question qui traverse tout l’épisode : si nous savons de mieux en mieux ce qui fonctionne en éducation, pourquoi est-ce encore si difficile de le mettre en pratique?
L’immigration occupe une place centrale dans le débat public québécois, mais qui contrôle réellement quoi entre Québec et Ottawa? Et comment fonctionne concrètement un système devenu de plus en plus complexe?
Dans cet épisode d’Avec ou sans accent, je reçois Me Stéphane Handfield, avocat spécialisé en droit de l’immigration depuis plus de 30 ans et candidat du Parti québécois dans Masson.
Ensemble, nous revenons sur les différents statuts d’immigration: résidents permanents, travailleurs et étudiants temporaires, demandeurs d’asile et réfugiés ainsi que sur les pouvoirs réels du Québec en matière d’immigration.
Nous discutons également des délais vécus par les demandeurs d’asile et les familles, du Programme de l’expérience québécoise (PEQ), de la forte croissance de l’immigration temporaire et de notre dépendance à cette main-d’œuvre. Nous nous demandons aussi ce que signifie réellement la capacité d’accueil du Québec lorsqu’on tient compte du logement, des écoles, du système de santé, de la francisation et des autres services publics.
Pour ce premier épisode de la troisième année d’Avec ou sans accent, je vous propose d’entrer dans les coulisses de Par ici, une méthode d’apprentissage du français conçue au Québec et publiée par les Éditions MD. Je reçois les auteurs Nancy Desjardins et Michel Usereau, ainsi qu’Isabelle Laberge, directrice éditoriale de la collection.
Pourquoi créer une méthode québécoise alors que de nombreux manuels de français existent déjà? Comment transforme-t-on un programme et des objectifs d'apprentissage en situations de communication concrètes? Comment choisit-on les dialogues, les notions grammaticales, les activités et les repères culturels qui se retrouveront dans un manuel?
Nous abordons aussi une question centrale en francisation : quel français enseigner? Comment exposer les apprenants à la langue qu'ils entendront réellement dans leur quotidien, tout en leur permettant de maîtriser différents registres? Quelle place accorder au français québécois, à la langue orale, aux expressions courantes et à la culture d'ici?
Nous parlons également de la création des pistes audio, de l'approche communicative et actionnelle, de la place de l'enseignant lorsqu'une méthode est utilisée en classe et de l'avenir du matériel pédagogique à l'heure du numérique et de l'intelligence artificielle.
Une incursion dans les coulisses de la création pédagogique pour comprendre comment une méthode prend vie et comment un manuel peut devenir bien plus qu'une succession d'exercices : une porte d'entrée vers une langue, une culture et une société.
Dans cet épisode d'Avec ou sans accent, je reçois Raymond Nolin, Ph. D., professeur à l'Université du Québec à Trois-Rivières, pour explorer les liens entre les mathématiques, la langue et la culture.
Nous discutons du développement de la pensée mathématique dès la petite enfance, de l'importance des premières expériences d'apprentissage et des défis que peuvent rencontrer les élèves lorsqu'ils apprennent les mathématiques dans une langue seconde ou évoluent dans un nouveau contexte culturel.
Comment favoriser un rapport positif aux mathématiques? Quel rôle jouent les enseignants et les parents? Et comment rendre les apprentissages plus accessibles et signifiants pour tous les élèves?
Une conversation qui invite à voir les mathématiques autrement : non seulement comme une discipline, mais aussi comme un langage qui s'inscrit dans une réalité sociale, culturelle et linguistique.
Cet épisode est réalisé en partenariat avec l'Université du Québec à Trois-Rivières.
Le français est-il vraiment en déclin? Les jeunes parlent-ils encore français ou inventent-ils simplement une nouvelle façon de le faire vivre?
Dans cet épisode réalisé en collaboration avec l'Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR), Tania Longpré reçoit Anne-Sophie Bally, linguiste et professeure à l'UQTR, pour une conversation passionnante sur l'évolution de la langue française.
Ensemble, elles abordent plusieurs questions qui alimentent les débats actuels : les anglicismes, le français des jeunes, les réseaux sociaux, les réformes linguistiques, l'écriture inclusive, le français du Québec, ainsi que les nouveaux usages liés aux messages vocaux et à l'intelligence artificielle.
Pourquoi certaines règles de français suscitent-elles autant de résistance? Les jeunes parlent-ils réellement moins bien français qu'avant? Les réseaux sociaux représentent-ils une menace ou une occasion unique de faire rayonner la francophonie? Et à l'ère de l'intelligence artificielle, bien écrire est-il encore aussi important?
Un épisode accessible, nuancé et rempli d'exemples concrets qui nous rappelle qu'une langue vivante évolue constamment avec ceux qui la parlent.
Pourquoi les élèves sont-ils souvent capables de faire un exposé oral… sans pour autant réellement apprendre à parler? Et si l’école enseignait encore trop peu l’oral comme véritable compétence?
Dans cet épisode, nous recevons Christian Dumais pour réfléchir à la place qu’occupe l’oral dans les écoles québécoises. On y aborde les limites des exposés oraux traditionnels, le stress vécu par plusieurs élèves lorsqu’ils doivent prendre la parole, mais aussi les nombreuses façons de développer un oral plus vivant, spontané et authentique en classe.
Nous discutons également du rôle des interactions, de l’écoute, des jeux de rôles, des conversations réelles et même de l’intelligence artificielle dans l’apprentissage de l’oral aujourd’hui. Un échange accessible, concret et nuancé sur une compétence essentielle, mais encore trop souvent réduite à « parler devant la classe ».
Invité: Christian Dumais
La correction et la rétroaction en enseignement des langues, bête noire ou essentiel? Quelles sont les différences entre corriger et faire apprendre, les choix pédagogiques à faire, et surtout, le rôle fondamental de la relation entre l’enseignant et l’apprenant.
On aborde aussi des exemples concrets liés à la culture, à l’accent, aux types d’erreurs… et à l’intelligence artificielle, qui peut corriger, mais ne comprend pas toujours ce que l’élève veut réellement dire.
Un épisode essentiel pour repenser la correction comme un véritable levier d’apprentissage des langues, mais aussi pour comprendre à quel point l’erreur peut être un levier vers l’apprentissage.
Et si le vrai lieu pour apprendre le français n’était ni la classe… ni les applications?
Dans cet épisode, on s’intéresse à un espace souvent oublié, mais essentiel : la bibliothèque. Un lieu ouvert, accessible, sans jugement, où l’on peut entrer sans rendez-vous et commencer à apprivoiser la langue à son rythme.
À travers le témoignage marquant de Smita, on comprend rapidement un décalage que plusieurs vivent : apprendre la grammaire, oui… mais ne rien comprendre dans la vraie vie. C’est dans cet écart que la bibliothèque prend tout son sens. Elle devient un espace de pratique, de rencontres, de confiance, où la langue cesse d’être théorique pour devenir vécue.
On parle aussi du rôle des ateliers, du jumelage interculturel, et de ces moments où, peu à peu, quelque chose bascule : on ne fait plus qu’apprendre le français, on commence à y vivre.
Un épisode concret, humain et profondément éclairant sur ce que signifie vraiment apprendre une langue… ici.
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