Bottes mouillées
Sac sur le dos
Un baiser rapide sur le quai
On suit le courant
Puis on glisse
Brume qui colle à la peau
On rit en mélange de langues
Un cœur
On va
On va
Voyageurs métis
De Montréal jusqu’aux grands pays
Lac Huron chante
Supérieur nous suit
On rame pour le castor
On rame pour la vie
Cri des huards dans les rapides
Fumée de pipe dans le vent froid
On compte les peaux
On compte les rides
Les vieux chemins dans nos abois
Nom des rivières sur nos lèvres
Les vieux traiteurs nous ont appris
On danse le gigue sur les grèves
Battements de terre
On va
On va
Voyageurs métis
De Montréal jusqu’aux grands pays
Lac Huron chante
Supérieur nous suit
On rame pour le castor
On rame pour la vie
Quand la nuit tombe sur la rive
On fait claquer les talons
Le violon descend
Dérive
Nos pieds répondent au vieux tambour rond
On tape
On se renverse
Rires perdus dans les bourrasques
Deux mondes cousus dans les mêmes verses
Peaux et prières dans le même casque
On va
On va
Voyageurs métis
De Montréal jusqu’aux grands pays
Lac Huron chante
Supérieur nous suit
On rame pour le castor
On rame pour la vie