“La patineuse qui avait brisé le silence” titre l’Union ce matin.
C’est le témoignage marquant de Anne-Lise Rolland qui fait la Une de l’Union et de l’Ardennais ce matin.
Ancienne patineuse, elle avait dénoncée dès 1997 les violences sexuelles qu’elle avait subie de la part de son entraîneur.
Un témoignage glaçant.
Paris-Normandie, dans toutes ses éditions revient lui aussi sur les “violences sexuelles dans le milieu du patinage” pour paraphraser son surtitre, et d’afficher en titre “Un fléau à combattre”.
Mais ce n’est pas le seul sport dans la tourmentes de la sortie de l’omerta : le Courrier de l’Ouest par exemple, titre “Saïd Chabane soupçonné d’agressions sexuelles” et donc de revenir sur les accusations de quatres salariées ou ex-salariées sur le président du club de foot d’Angers.
Ouest-France prend quant à lui un peu plus de recul et titre “Violences sexuelles : le sport dans la tourmente” et revient notamment sur la tribune cosignée par plusieurs sportifs de hauts-niveau pour que le sport sorte du silence.
Toujours dans le sport, mais sur une touche bien moins grave, et avec presque une touche d’humour, la Nouvelle République titre quant à elle “Les handballeuses coachées par les CRS”.
Le quotidien revient sur un exercice de cohésion organisée par les CRS en début de semaine.
Exercice de TeamBuilding aussi dans “l’autre camp” aujourd’hui, pour reprendre les propos contestés du préfet de Paris : la Marseillaise sur-titre “Retraite, nouvelles manifestations aujourd’hui”.
Et le quotidien parle aussi de sport aujourd’hui, mais plutôt pour revenir sur “les liens entre sport et politiques qui se resserrent” à Marseille. Pourtant, ce qui fait sa Une aujourd’hui c’est une l’interrogation : pourquoi la réforme des retraite est “un choix de société”.
Nord Eclair titre aussi sur des manifestations, mais celle d’hier à Lille, manifestations contre la précarité étudiante.
Et face à tant de contestations, la question en Une de Sud-Ouest est hautement pertinente : “Qu’est-ce qui ne marche pas ?” se demande donc le quotidien en affichant Emmanuel Macron en sa Une.
Pour revenir à la Une de la Marseillaise, la question du choix de société semble effectivement appropriée.
Une impression renforcée par la Une de Libération Champagne, qui revient sur une loi qui doit assouplir les règles de vente de médicament en ligne. Le quotidien se demande donc “Des médicaments sur Amazon ?”.
Et que ce soit votre choix de société ou non, nous ne pouvons qu’admettre de concert avec le Dauphiné Libéré qu’il s’agit d’un “lourd climat pour les candidats” aux municipales.
Finalement, le conseil qui s’affiche dans toute la longueur du Parisien est peut-être l’un des plus approprié à la situation : “Ecoutons-nous !” s’exclame donc le quotidien ce matin.
Entre le temps qu’il faut à la société à entendre les femmes victimes d'agressions sexuelles et climat de tension politique et social en cours, c’est visiblement plus facile à dire qu’à faire.