A cette époque, des milliers d’orphelins vivent dans les rues, dans les orphelinats, à cause de la natalité élevés, l'absence d'hygiène, les conditions de travail dangereuses, les parents sont souvent morts lors des grandes épidémies, La tuberculose, le choléra, la typhoïde etc. Cette histoire véritable se passe durant l’hiver 1875 est particulièrement rigoureux. Le froid transperce les murs de l’orphelinat de Stockwell, à Londres. Les enfants, transis de froid, se blottissent les uns contre les autres, tentant de se couvrir avec leurs maigres couvertures. Ils se mordent les doigts pour essayer de se réchauffer. Charles Spurgeon, assis à son bureau, le cœur lourd, examine les factures. Il faut payer la farine, le lait, le charbon. Les provisions sont au plus bas. Cinq cents orphelins dépendent de lui, et les fonds sont presque épuisés. Spurgeon soupire et prie : « Seigneur, tu as toujours été fidèle. Pourvois aux besoins de ces petits. » Après avoir prié, il prépare ses affaires et part pour Bristol. De paroisse en paroisse, il prêche sur le cœur de Dieu envers les orphelins. À travers les versets, il démontre que les croyants doivent prendre soin de ces enfants. Peu à peu, l’argent commence à affluer. À la fin de son voyage, il n’a réussi à récolter que 300 livres, (soit environ 80 000 €) Épuisé mais soulagé, Spurgeon rentre chez lui. Il remercie Dieu pour cette provision. Il s’assoit à son bureau et compte l’argent. Soudain, un étrange sentiment l’envahit. Une voix douce lui souffle : « Donne cet argent à Müller. » Spurgeon serre la liasse de billets. Il secoue la tête « Non, Seigneur, je ne peux pas. » Il a prêché sans relâche, parcouru des centaines de kilomètres dans le froid. Cet argent est destiné à ses orphelins. Il a prié pour que le Seigneur pourvoit, et le Seigneur a pourvu. Le Seigneur veut-il vraiment qu’il donne cet argent à Müller ? Mais la voix de Dieu se fait plus forte. Il fait les cent pas, luttant contre cette injonction. « Non, Seigneur, j’ai besoin de cet argent pour mes chers orphelins. » Mais au plus profond de son cœur, le Seigneur insiste. Et Spurgeon sait que le même Dieu qui a pourvu ces 300 livres peut pourvoir à nouveau. Finalement, il cède : « Oui, Seigneur, je vais le faire. » Le lendemain, Spurgeon se rend à l’orphelinat de Müller. Dans une pièce simple mais chaleureuse de l’orphelinat, George Müller, agenouillé en prière, ouvre les yeux, surpris. Devant lui se tient Charles Spurgeon, le visage paisible mais marqué par la fatigue. Spurgeon tend une enveloppe brune. « Georges, Dieu m’a dit de te donner ces 300 livres que j’ai récoltées. » Müller écarquille les yeux, l’émotion le submerge. « Mon cher frère, j’étais justement en train de demander à Dieu de m’envoyer cette somme. » Il pose une main sur l’enveloppe, regarde Charles droit dans les yeux et murmure avec gratitude : « Merci… Merci mon frère, et merci Seigneur ! » La lumière hivernale filtre à travers la fenêtre, caressant doucement leurs silhouettes dans un moment suspendu. Les deux hommes gardent le silence. Leurs yeux se remplissent de larmes. Ils se réjouissent ensemble, pleurant et riant. Spurgeon rentre à Londres, le cœur rempli de joie, même si ses poches sont vides. En entrant dans son bureau, il remarque une enveloppe sur la table. Aucune inscription, aucun mot, juste une enveloppe. Il la déchire. À l’intérieur, il découvre 315 livres (environ 84000 €). Ses doigts tremblent. C’est plus que ce qu’il a donné. Ses yeux se remplissent de larmes. Il baisse la tête et murmure : « Je donne, et Dieu me redonne. Et tu me redonnes plus que je ne t’ai donné. » Quelques jours plus tard, Müller lui envoie un rapport détaillé des dépenses : les 300 livres utilisés pour nourrir et habiller les orphelins pendant cet hiver terrible. Notre adresse
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