Samedi dernier, après les violences de Charlottesville où une jeune femme a été tuée, Donald Trump avait renvoyé l'extrême droite américaine et les contre-manifestants dos à dos, provoquant une véritable bronca. Il avait par la suite tenté d'apaiser la tension et dénoncé en termes solennels le racisme, « le mal », selon lui. Mais hier, nouveau virage à 180 degrés. Il a réaffirmé, lors d'une conférence de presse à la Trump Tower, que la responsabilité des violences devait être recherchée « des deux côtés ». L’analyse de Vincent Michelot, professeur d'histoire politique des États-Unis à Sciences Po Lyon.