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Or


chronique du livre "Murthy" écrit par Jean-Marc Souvira et paru aux éditions Fleuve Noir
L'actualité nous en donne une triste représentation. La lutte contre le narcotrafic donne lieu, pour certains Etats, à un élément justifiant des interventions illégales, comme récemment les Etats-Unis sur le Venezuela, ou alors un pilier économique comme cela a pu l'être en Afghanistan avec la culture de l'opium. Et malgré les moyens exorbitants déployés, il y a toujours des organisations tentaculaires permettant à quelques-uns d'amasser des tonnes de coupures à blanchir grâce à de multiples montages financiers. La France n'est pas exempte de ces montages. La French Connection dans les années 70, ou encore la DZ Mafia aujourd'hui, en sont de tristes témoignages. Jean-Marc Souvira nous en livre un autre, avec Murthy, son dernier roman paru chez Fleuve Noir.
Rachid Mansouri est à la tête d'un empire de la drogue. Mais l'empereur n'aime pas qu'on lui détourne son argent. En France, certains de ses collecteurs se font braquer. Alors il va missionner Imad afin de faire la lumière sur ses vols. Imad, qui a recruté Murti, un franco-indien étudiant en histoire, qui se chargeait d'acheminer les sacoches de fric aux collecteurs. S'appuyant sur un parcours de vie immaculé, il permettait de ne pas attirer le regard de la flicaille sur ses échanges. Mais le dernier convoi va finalement entraîner Murthy à connaître la préventive, et par là même la vie carcérale. Comment va-t-il survivre à ce changement de régime ? Son intelligence et sa pseudo-candeur vont-ils être des armes précieuses pour sa survie ?
Belle prouesse que ce nouveau roman de Jean-Marc Souvira, car il traite de front plusieurs thèmes sans en faire pâtir l'histoire. Tout d'abord, le narcotrafic international ici sur un axe Maroc-Espagne-France. Il y a aussi la vie en prison, bien plus intéressante dans la fiction que de récents témoignages creux édités récemment . Il parle ici des clans, de la protection et de la ressource d'être un écrivain public pour les autres détenus. Enfin, l'auteur nous plonge dans la communauté indo-pakistanaise, la Little Jaffna de Paris, avec son économie, ses traditions et ses croyances. Bref, près de 500 pages qui passent comme une fleur.
By RCV99chronique du livre "Murthy" écrit par Jean-Marc Souvira et paru aux éditions Fleuve Noir
L'actualité nous en donne une triste représentation. La lutte contre le narcotrafic donne lieu, pour certains Etats, à un élément justifiant des interventions illégales, comme récemment les Etats-Unis sur le Venezuela, ou alors un pilier économique comme cela a pu l'être en Afghanistan avec la culture de l'opium. Et malgré les moyens exorbitants déployés, il y a toujours des organisations tentaculaires permettant à quelques-uns d'amasser des tonnes de coupures à blanchir grâce à de multiples montages financiers. La France n'est pas exempte de ces montages. La French Connection dans les années 70, ou encore la DZ Mafia aujourd'hui, en sont de tristes témoignages. Jean-Marc Souvira nous en livre un autre, avec Murthy, son dernier roman paru chez Fleuve Noir.
Rachid Mansouri est à la tête d'un empire de la drogue. Mais l'empereur n'aime pas qu'on lui détourne son argent. En France, certains de ses collecteurs se font braquer. Alors il va missionner Imad afin de faire la lumière sur ses vols. Imad, qui a recruté Murti, un franco-indien étudiant en histoire, qui se chargeait d'acheminer les sacoches de fric aux collecteurs. S'appuyant sur un parcours de vie immaculé, il permettait de ne pas attirer le regard de la flicaille sur ses échanges. Mais le dernier convoi va finalement entraîner Murthy à connaître la préventive, et par là même la vie carcérale. Comment va-t-il survivre à ce changement de régime ? Son intelligence et sa pseudo-candeur vont-ils être des armes précieuses pour sa survie ?
Belle prouesse que ce nouveau roman de Jean-Marc Souvira, car il traite de front plusieurs thèmes sans en faire pâtir l'histoire. Tout d'abord, le narcotrafic international ici sur un axe Maroc-Espagne-France. Il y a aussi la vie en prison, bien plus intéressante dans la fiction que de récents témoignages creux édités récemment . Il parle ici des clans, de la protection et de la ressource d'être un écrivain public pour les autres détenus. Enfin, l'auteur nous plonge dans la communauté indo-pakistanaise, la Little Jaffna de Paris, avec son économie, ses traditions et ses croyances. Bref, près de 500 pages qui passent comme une fleur.