Dans cette courte vidéo tournée depuis le haut d’une voie d’escalade à Vang Vieng au Laos, j’adapte une méthode de réchappe.
Je me retrouve face à un relais dans lequel je n'ai pas forcément confiance.
Il y a deux points qui ont l'air ok. En revanche, les deux maillons rapides présentent des traces de rouille. Quant à la corde, je ne sais pas quel âge elle peut avoir et depuis combien de temps elle est là, à supporter la pluie et le vent...
Bref, je n'ai pas trop envie de confier ma vie à ce relais donc je vais pratiquer une réchappe au cas où le relais casserait.
Ici, je ne descends pas en rappel, mais j’utilise un autobloquant (voir la vidéo : " Comment faire un noeud Machard ? ") pour me contre-assurer.
Je n'ai pas confiance dans le relais
Je ne souhaite pas ouvrir le débat sur le type de relais ou la qualité des relais que j'ai rencontré pendant ma grimpe au Laos dans cette vidéo. Ce n'est pas du tout le sujet. Je te présente juste une technique que j’utilise quand je ne sens pas trop le relais. Tu peux l'utiliser aussi si tu le souhaites. Rappelons que le meilleur moyen de grimper en sécurité, c'est de connaître un ensemble de techniques de grimpe et de les appliquer avec bon sens en fonction de l’environnement immédiat.
Pourquoi savoir réchapper en escalade ?
Savoir organiser une réchappe est très important dès lors que tu grimpes en extérieur. En effet, c’est une méthode qui permet de redescendre d’une voie sans avoir atteint le relais. Tu peux te retrouver dans une telle situation pour différentes raisons : épuisement, blessure, météo changeante, retard sur l’itinéraire, etc.. Quelle que soit la situation, tu es en train de grimper et tu dois redescendre en essayant d’abandonner le moins de matériel possible dans la voie.
Nous t’incitons vivement à te former auprès d’un encadrant professionnel de ta salle ou de ton club pour apprendre les différentes techniques de réchappe.
En attendant, tu peux regarder cette vidéo.
Bonne grimpe !
Fabien