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Question: Comment le baptême doit-il être administré?
Réponse: L’immersion au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit est la façon appropriée d’administrer le baptême à ceux qui ont professé leur foi en Jésus. ~ Matthieu 28.19 ; Romains 6.4
Lisez l’introduction à cette doctrine ici
Le fait que le nom de Dieu soit associé à la pratique baptismale indique que la manière d’administrer ce rite n’est pas superflue, mais qu’il s’agit d’une ordonnance sacrée qui doit être scrupuleusement observée. Les deux derniers paragraphes du chapitre 29 décrivent la pratique biblique du baptême.
(Par. 3) L’élément extérieur à utiliser dans cette ordonnance est l’eau, dans laquelle le candidat est baptisé au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit.
Certains considèrent que puisque le baptême d’eau ne sauve pas, il n’est donc pas nécessaire d’être baptisé, mais uniquement de croire en Jésus. Jésus lui-même condamne une telle négligence chez les pharisiens comme l’expression de leur incrédulité (Lc 7.30) ; pourrait-elle exprimer la foi chez les chrétiens? Il est vrai que l’eau du baptême ne suffit pas à purifier le pécheur (1 P 3.21) et que c’est l’Esprit saint qui opère cette purification (1 Co 6.11). Mais l’Écriture sainte présente conjointement l’eau et l’Esprit dans le salut (Jn 3.5). Bien que le signe extérieur (l’eau) doive être distingué de la réalité intérieure (l’Esprit), il ne faut pas les séparer, car l’eau du baptême doit être administrée à ceux qui ont reçu le baptême de l’Esprit (Ac 10.47).
Avant la réforme protestante, les chrétiens employaient parfois un rite baptismal plus élaboré avec de l’huile et des formules d’exorcisme. La confession de foi restaure la simplicité de la pratique biblique. L’eau est employée à la fois comme un symbole de l’Esprit et de la purification (Éz 36.25-27). Ajoutons que l’eau du baptême n’est pas appliquée silencieusement, mais avec une formule précise : « Je te baptise au Nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit » (cf. Mt 28.19). Cette formule distingue le baptême chrétien des autres baptêmes et ablutions qui existaient chez les juifs et les païens (Hé 6.2, 9.10).
Pourquoi le baptême chrétien doit-il être administré au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit si nous sommes baptisés en la mort de Jésus-Christ (Rm 6.3)? Parce que le baptême ne nous unit pas uniquement à Jésus-Christ, mais à chacune des personnes de la Trinité par la mort et la résurrection du Rédempteur. Le salut représenté dans le baptême chrétien est l’œuvre du Père, du Fils et du Saint-Esprit. Ainsi, par le baptême, nous sommes marqués comme étant la propriété particulière de Dieu lui-même.
Pourquoi alors le baptême est-il parfois associé uniquement « au nom de Jésus » (Ac 2.38, 8.16, 19.5) si la bonne formule est « au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit »? Ces passages n’instituent pas une autre formule baptismale, mais identifient spécifiquement le baptême en Jésus l’unique Médiateur. Autrement dit, le baptême au nom du Seigneur Jésus, est le baptême qui vient de Jésus par qui les disciples sont unis au Père, au Fils et au Saint-Esprit. Mais ce qui compte ultimement plus que la formule employée, c’est la doctrine confessée avec le baptême. Ainsi, les baptêmes qui rejettent ouvertement la doctrine de la Trinité sont invalides, car ils ne confessent ni le vrai Dieu ni le vrai Médiateur (1 Jn 2.23, 5.12 ; 2 Jn 9).
Le dernier paragraphe de ce chapitre concerne le mode d’application du baptême. Il existe au moins trois modes baptismaux pratiqués chez les chrétiens : l’immersion, l’aspersion et l’effusion. La plupart des traditions chrétiennes considèrent que ces modes sont interchangeables et indifférents. Voici ce que la confession de foi déclare cependant à ce propos :
(Par. 4) L’immersion, ou le fait de plonger la personne dans l’eau, est nécessaire pour que cette ordonnance soit légitimement administrée.
Les défenseurs de la validité des modes multiples avancent le fait que le verbe baptizo signifie simplement laver ou nettoyer (cf. Mc 7.3-4 ; Lc 11.38) et non nécessairement immerger. Ils avancent aussi que l’immersion semble improbable pour certains baptêmes du Nouveau Testament (p. ex. les 3000 personnes baptisées à Jérusalem où peu d’eau était disponible en Ac 2.41, ou encore le geôlier baptisé chez lui en pleine nuit en Actes 16.33). Ils soulignent également que le baptême de l’Esprit, dont le baptême d’eau est le signe, vient généralement par effusion et non par immersion (cf. Ac 2.17, 33, 10.45).
Ces arguments doivent-ils nous faire conclure que le mode baptismal est sans importance du moment que l’on utilise de l’eau? Avant de répondre brièvement aux arguments avancés, précisons que le texte de la confession de foi ne signifie pas que les baptêmes par aspersion ou par effusion sont invalides, mais plutôt irréguliers et exceptionnels. De même qu’une personne peut être sauvée sans être baptisée sans que cela rende le baptême optionnel, l’immersion demeure la norme sans exclure certaines exceptions. Les premières congrégations baptistes admirent certaines exceptions à la norme qui est l’immersion.
Que le verbe baptizo signifie laver et que cela puisse parfois s’appliquer sans une immersion complète n’exclut pas le fait que ce mot a aussi le sens de plonger ou immerger. Ce sens reflète le mode baptismal par excellence du Nouveau Testament et des premiers chrétiens (Mt 3.16 ; Jn 3.23). Si l’immersion des 3000 ou du geôlier leur paraît improbable, c’est uniquement parce que le récit ne fournit aucun détail quant aux circonstances externes de ces baptêmes qui peuvent très bien avoir été administrés par immersion. De même, que l’Esprit soit parfois répandu, tout en étant aussi présenté comme un bain immersif (1 Co 12.13 ; Tt 3.5) n’implique pas que nous puissions déterminer le mode baptismal normatif sur un emploi figuratif du langage. L’Esprit souffle où il veut (Jn 3.8) et on ne baptise pas pour autant avec du vent.
Une autre raison pour la normativité de l’immersion est le symbolisme de l’ensevelissement et la résurrection avec Christ qui n’est pas communiqué par les autres modes baptismaux (Rm 6.4 ; Col 2.12). Il y a quelque chose de particulièrement puissant dans ce rite d’alliance lorsqu’il est observé de façon conforme à la Parole de Dieu. C’est une erreur, à notre avis, de banaliser la différence entre les modes en relativisant la normativité de l’immersion.
Ceci étant dit, un baptême irrégulier n’est pas automatiquement un baptême invalide. Du point de vue baptiste, ce n’est pas ultimement le mode, mais le nom confessé qui détermine la validité du baptême. Ainsi, le baptême est valide dans la mesure où il procède de la foi dans le Nom qui sauve. Sans cela, le baptême n’a pas lieu même si l’eau baptismale a été appliquée.
1096 mots
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Réponse: L’immersion au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit est la façon appropriée d’administrer le baptême à ceux qui ont professé leur foi en Jésus. ~ Matthieu 28.19 ; Romains 6.4
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Le fait que le nom de Dieu soit associé à la pratique baptismale indique que la manière d’administrer ce rite n’est pas superflue, mais qu’il s’agit d’une ordonnance sacrée qui doit être scrupuleusement observée. Les deux derniers paragraphes du chapitre 29 décrivent la pratique biblique du baptême.
(Par. 3) L’élément extérieur à utiliser dans cette ordonnance est l’eau, dans laquelle le candidat est baptisé au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit.
Certains considèrent que puisque le baptême d’eau ne sauve pas, il n’est donc pas nécessaire d’être baptisé, mais uniquement de croire en Jésus. Jésus lui-même condamne une telle négligence chez les pharisiens comme l’expression de leur incrédulité (Lc 7.30) ; pourrait-elle exprimer la foi chez les chrétiens? Il est vrai que l’eau du baptême ne suffit pas à purifier le pécheur (1 P 3.21) et que c’est l’Esprit saint qui opère cette purification (1 Co 6.11). Mais l’Écriture sainte présente conjointement l’eau et l’Esprit dans le salut (Jn 3.5). Bien que le signe extérieur (l’eau) doive être distingué de la réalité intérieure (l’Esprit), il ne faut pas les séparer, car l’eau du baptême doit être administrée à ceux qui ont reçu le baptême de l’Esprit (Ac 10.47).
Avant la réforme protestante, les chrétiens employaient parfois un rite baptismal plus élaboré avec de l’huile et des formules d’exorcisme. La confession de foi restaure la simplicité de la pratique biblique. L’eau est employée à la fois comme un symbole de l’Esprit et de la purification (Éz 36.25-27). Ajoutons que l’eau du baptême n’est pas appliquée silencieusement, mais avec une formule précise : « Je te baptise au Nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit » (cf. Mt 28.19). Cette formule distingue le baptême chrétien des autres baptêmes et ablutions qui existaient chez les juifs et les païens (Hé 6.2, 9.10).
Pourquoi le baptême chrétien doit-il être administré au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit si nous sommes baptisés en la mort de Jésus-Christ (Rm 6.3)? Parce que le baptême ne nous unit pas uniquement à Jésus-Christ, mais à chacune des personnes de la Trinité par la mort et la résurrection du Rédempteur. Le salut représenté dans le baptême chrétien est l’œuvre du Père, du Fils et du Saint-Esprit. Ainsi, par le baptême, nous sommes marqués comme étant la propriété particulière de Dieu lui-même.
Pourquoi alors le baptême est-il parfois associé uniquement « au nom de Jésus » (Ac 2.38, 8.16, 19.5) si la bonne formule est « au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit »? Ces passages n’instituent pas une autre formule baptismale, mais identifient spécifiquement le baptême en Jésus l’unique Médiateur. Autrement dit, le baptême au nom du Seigneur Jésus, est le baptême qui vient de Jésus par qui les disciples sont unis au Père, au Fils et au Saint-Esprit. Mais ce qui compte ultimement plus que la formule employée, c’est la doctrine confessée avec le baptême. Ainsi, les baptêmes qui rejettent ouvertement la doctrine de la Trinité sont invalides, car ils ne confessent ni le vrai Dieu ni le vrai Médiateur (1 Jn 2.23, 5.12 ; 2 Jn 9).
Le dernier paragraphe de ce chapitre concerne le mode d’application du baptême. Il existe au moins trois modes baptismaux pratiqués chez les chrétiens : l’immersion, l’aspersion et l’effusion. La plupart des traditions chrétiennes considèrent que ces modes sont interchangeables et indifférents. Voici ce que la confession de foi déclare cependant à ce propos :
(Par. 4) L’immersion, ou le fait de plonger la personne dans l’eau, est nécessaire pour que cette ordonnance soit légitimement administrée.
Les défenseurs de la validité des modes multiples avancent le fait que le verbe baptizo signifie simplement laver ou nettoyer (cf. Mc 7.3-4 ; Lc 11.38) et non nécessairement immerger. Ils avancent aussi que l’immersion semble improbable pour certains baptêmes du Nouveau Testament (p. ex. les 3000 personnes baptisées à Jérusalem où peu d’eau était disponible en Ac 2.41, ou encore le geôlier baptisé chez lui en pleine nuit en Actes 16.33). Ils soulignent également que le baptême de l’Esprit, dont le baptême d’eau est le signe, vient généralement par effusion et non par immersion (cf. Ac 2.17, 33, 10.45).
Ces arguments doivent-ils nous faire conclure que le mode baptismal est sans importance du moment que l’on utilise de l’eau? Avant de répondre brièvement aux arguments avancés, précisons que le texte de la confession de foi ne signifie pas que les baptêmes par aspersion ou par effusion sont invalides, mais plutôt irréguliers et exceptionnels. De même qu’une personne peut être sauvée sans être baptisée sans que cela rende le baptême optionnel, l’immersion demeure la norme sans exclure certaines exceptions. Les premières congrégations baptistes admirent certaines exceptions à la norme qui est l’immersion.
Que le verbe baptizo signifie laver et que cela puisse parfois s’appliquer sans une immersion complète n’exclut pas le fait que ce mot a aussi le sens de plonger ou immerger. Ce sens reflète le mode baptismal par excellence du Nouveau Testament et des premiers chrétiens (Mt 3.16 ; Jn 3.23). Si l’immersion des 3000 ou du geôlier leur paraît improbable, c’est uniquement parce que le récit ne fournit aucun détail quant aux circonstances externes de ces baptêmes qui peuvent très bien avoir été administrés par immersion. De même, que l’Esprit soit parfois répandu, tout en étant aussi présenté comme un bain immersif (1 Co 12.13 ; Tt 3.5) n’implique pas que nous puissions déterminer le mode baptismal normatif sur un emploi figuratif du langage. L’Esprit souffle où il veut (Jn 3.8) et on ne baptise pas pour autant avec du vent.
Une autre raison pour la normativité de l’immersion est le symbolisme de l’ensevelissement et la résurrection avec Christ qui n’est pas communiqué par les autres modes baptismaux (Rm 6.4 ; Col 2.12). Il y a quelque chose de particulièrement puissant dans ce rite d’alliance lorsqu’il est observé de façon conforme à la Parole de Dieu. C’est une erreur, à notre avis, de banaliser la différence entre les modes en relativisant la normativité de l’immersion.
Ceci étant dit, un baptême irrégulier n’est pas automatiquement un baptême invalide. Du point de vue baptiste, ce n’est pas ultimement le mode, mais le nom confessé qui détermine la validité du baptême. Ainsi, le baptême est valide dans la mesure où il procède de la foi dans le Nom qui sauve. Sans cela, le baptême n’a pas lieu même si l’eau baptismale a été appliquée.
1096 mots
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