
Sign up to save your podcasts
Or


Au Nigeria, les films d’horreur ont une vraie place dans la culture cinématographique.
La plupart mettent en scène la lutte des forces du bien contre l’appât du gain et de Satan.
Selon le New Lines Magazine, ce courant, qui reflète les grandes tensions qui traversent la société nigériane, n’aurait jamais existé sans l’essor des Églises évangéliques.
Le cinéma nigérian s’appelle le Nollywood, et il a connu un âge d’or phénoménal avec ses films d’horreur.
Le premier qui aurait déclenché la fame, c’est Living in Bondage, sorti en 1992. On suit un courtier nigérian à qui la fortune ne sourit plus, bientôt perverti par un ami qui le fait entrer dans une secte sataniste. Celle-ci le convainc de sacrifier son épouse pour s’assurer une fortune instantanée, immense et infinie. Il le fait, ça marche, mais il devient fou et est finalement sauvé par un groupe de chrétiens.
Living in Bondage a eu un succès dingue ! Les vidéoclubs étaient submergés de spectateurs et le public trépignait pour un deuxième volet. Ce succès a entraîné l’explosion du cinéma d’horreur au Nigeria, dont les scénarios se focalisent sur les tensions entre le christianisme et les religions traditionnelles africaines, mais aussi entre le matérialisme et la foi.
En vérité, ces films d’horreur n’ont fait que mettre en lumière des tensions déjà bien palpables dans le pays. Au Nigeria, c’était l’époque où certaines sectes bien réelles faisaient les gros titres des journaux de façon dramatique, et où un grand nombre de Nigérians modestes ont connu leur première expérience de la VHS et de la télé grâce aux cassettes évangéliques. Des cassettes qui venaient d’une génération de jeunes pasteurs inspirés des américains.
Les églises évangéliques promettaient une certaine sécurité dans un Nigeria ravagé par des conditions de vie extrêmement dures : inflation, chômage, infrastructures sociales à l'abandon et beaucoup de violences.
Aujourd’hui, ce filon cinématographique est toujours porteur de succès. En 2019, Living in Bondage 2 a fini par sortir. Le film a dominé le box-office et est devenu un des films nigérians les plus rentables de tous les temps.
L’horreur a notamment fait son grand retour avec The Origin : Madame Koi Koi sorti pour Halloween dernier, le premier film de Nollywood à arriver sur Netflix. Il s’inspire de la légende urbaine populaire de Madame Koi Koi et son claquement de talons terrifiant, qui tue, la nuit, les coupables d’abus sexuels….
Si l’horreur fonctionne toujours au Nigeria, c’est parce que les peurs que suscite l'occulte sont toujours très présentes dans le pays. Des histoires de sacrifices sanglants se répandent comme des traînées de poudre, toujours selon New Lines. Les groupes de culte se mêlent à de puissantes et violentes organisations criminelles, et le magazine rappelle que les enfants sont aujourd'hui encore victimes de chasses aux sorcières.
Distribué par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
By Radio NovaAu Nigeria, les films d’horreur ont une vraie place dans la culture cinématographique.
La plupart mettent en scène la lutte des forces du bien contre l’appât du gain et de Satan.
Selon le New Lines Magazine, ce courant, qui reflète les grandes tensions qui traversent la société nigériane, n’aurait jamais existé sans l’essor des Églises évangéliques.
Le cinéma nigérian s’appelle le Nollywood, et il a connu un âge d’or phénoménal avec ses films d’horreur.
Le premier qui aurait déclenché la fame, c’est Living in Bondage, sorti en 1992. On suit un courtier nigérian à qui la fortune ne sourit plus, bientôt perverti par un ami qui le fait entrer dans une secte sataniste. Celle-ci le convainc de sacrifier son épouse pour s’assurer une fortune instantanée, immense et infinie. Il le fait, ça marche, mais il devient fou et est finalement sauvé par un groupe de chrétiens.
Living in Bondage a eu un succès dingue ! Les vidéoclubs étaient submergés de spectateurs et le public trépignait pour un deuxième volet. Ce succès a entraîné l’explosion du cinéma d’horreur au Nigeria, dont les scénarios se focalisent sur les tensions entre le christianisme et les religions traditionnelles africaines, mais aussi entre le matérialisme et la foi.
En vérité, ces films d’horreur n’ont fait que mettre en lumière des tensions déjà bien palpables dans le pays. Au Nigeria, c’était l’époque où certaines sectes bien réelles faisaient les gros titres des journaux de façon dramatique, et où un grand nombre de Nigérians modestes ont connu leur première expérience de la VHS et de la télé grâce aux cassettes évangéliques. Des cassettes qui venaient d’une génération de jeunes pasteurs inspirés des américains.
Les églises évangéliques promettaient une certaine sécurité dans un Nigeria ravagé par des conditions de vie extrêmement dures : inflation, chômage, infrastructures sociales à l'abandon et beaucoup de violences.
Aujourd’hui, ce filon cinématographique est toujours porteur de succès. En 2019, Living in Bondage 2 a fini par sortir. Le film a dominé le box-office et est devenu un des films nigérians les plus rentables de tous les temps.
L’horreur a notamment fait son grand retour avec The Origin : Madame Koi Koi sorti pour Halloween dernier, le premier film de Nollywood à arriver sur Netflix. Il s’inspire de la légende urbaine populaire de Madame Koi Koi et son claquement de talons terrifiant, qui tue, la nuit, les coupables d’abus sexuels….
Si l’horreur fonctionne toujours au Nigeria, c’est parce que les peurs que suscite l'occulte sont toujours très présentes dans le pays. Des histoires de sacrifices sanglants se répandent comme des traînées de poudre, toujours selon New Lines. Les groupes de culte se mêlent à de puissantes et violentes organisations criminelles, et le magazine rappelle que les enfants sont aujourd'hui encore victimes de chasses aux sorcières.
Distribué par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.