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Aujourd’hui, nous plongeons au cœur d’un paradoxe tragique : comment un acte censé stabiliser une nation — l’élection — finit-il par jeter de l’huile sur le feu d’une guerre qui dure depuis trente ans ? En République démocratique du Congo (RDC), les urnes et les armes ne sont jamais bien loin les unes des autres. Alors que le pays a traversé un cycle électoral sous haute tension fin 2023, la situation sécuritaire dans l’Est ne cesse de s'aggraver, atteignant début 2025 des sommets de violence. Mais quel est le lien direct ?Pour mobiliser les électeurs, certains acteurs politiques manipulent les clivages ethniques. Ces discours de haine, souvent dirigés contre les populations tutsies ou swahiliphones, servent de prétexte aux groupes armés comme le M23 pour justifier leurs offensives, prétendant "protéger" leurs communautés.
Les périodes électorales créent des vides sécuritaires ou des moments de distraction à Kinshasa. Les groupes rebelles en profitent pour étendre leur contrôle territorial, comme on l'a vu avec la chute de localités stratégiques début 2025.Lorsque les résultats sont contestés ou entachés d'irrégularités, le gouvernement perd de son autorité morale pour négocier la paix. Le désespoir nourrit alors le recrutement au sein des milices, perçues par certains comme le seul moyen de survie ou de contestation.Dans cet épisode, nous décryptons comment la quête du pouvoir à Kinshasa se paie, chaque jour, par des vies humaines au Nord-Kivu et en Ituri.
By Florence Mak.Aujourd’hui, nous plongeons au cœur d’un paradoxe tragique : comment un acte censé stabiliser une nation — l’élection — finit-il par jeter de l’huile sur le feu d’une guerre qui dure depuis trente ans ? En République démocratique du Congo (RDC), les urnes et les armes ne sont jamais bien loin les unes des autres. Alors que le pays a traversé un cycle électoral sous haute tension fin 2023, la situation sécuritaire dans l’Est ne cesse de s'aggraver, atteignant début 2025 des sommets de violence. Mais quel est le lien direct ?Pour mobiliser les électeurs, certains acteurs politiques manipulent les clivages ethniques. Ces discours de haine, souvent dirigés contre les populations tutsies ou swahiliphones, servent de prétexte aux groupes armés comme le M23 pour justifier leurs offensives, prétendant "protéger" leurs communautés.
Les périodes électorales créent des vides sécuritaires ou des moments de distraction à Kinshasa. Les groupes rebelles en profitent pour étendre leur contrôle territorial, comme on l'a vu avec la chute de localités stratégiques début 2025.Lorsque les résultats sont contestés ou entachés d'irrégularités, le gouvernement perd de son autorité morale pour négocier la paix. Le désespoir nourrit alors le recrutement au sein des milices, perçues par certains comme le seul moyen de survie ou de contestation.Dans cet épisode, nous décryptons comment la quête du pouvoir à Kinshasa se paie, chaque jour, par des vies humaines au Nord-Kivu et en Ituri.

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