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L’oiseau de mauvais augure nous a appris que la vie alterne entre la souffrance et l’ennui.
Et qu’il n’y a que la mort pour mettre fin à cette tragi-comédie.
C’est ce triste récit que nous nous efforçons tous d’oublier ou de sublimer.
Parce que nous ne pouvons le supprimer.
Nous n’avons pas envie d’avoir mal ni d’être mal.
Ni douleur, ni malheur… on en a marre d’en avoir marre !
Toutes ces lamentations, nous les connaissons par cœur.
Elles se transforment peu à peu en rancœurs… pour tous ceux qui gagnent ou perdent leur vie à la sueur de leur front.
Nous nous disons, on se dit : si je l’avais su, je n’aurais pas sué… il y a en effet de quoi être déçu.
Je dis aïe ! Quand je souffre.
Je baille, quand je m’ennuie.
Je suis pris en tenaille.
Aïe ! Aïe ! Aïe ! J’ai mal.
Et dès que je vais bien, je baille !
J’ai, du coup, consulté pour vous l’oiseau de bon augure qui m’a tout de suite rassuré en me disant que mon pessimisme était une imposture. Que c’est de la mauvaise littérature…
Il m’a dit : Si tu ne peux changer de vie, change d’avis en te disant comme le poète que tu n’es qu’un apprenti, que la douleur est ton maître et que nul ne se connaît tant qu’il n’a pas souffert…
Autrement dit, le niveau de ta souffrance élève ton niveau de conscience ou de consistance.
Lorsque tu t’ennuies, cela veut dire qu’à toute course infernale, il y a un répit : un moment où tu n’ennuies personne, un moment où personne ne t’ennuie.
Si tu ne l’as pas encore compris : La vie n’est qu’un point de vue.
Ne dis pas qu’il est moisi parce que c’est toi qui l’as choisi.
Et sachant qu’on a toujours le choix : j’ai choisi quoi ?
J’ai choisi d’avoir la Foi, de dire : je crois
Et en quoi je crois ?
Je crois qu’il y a de la joie… une raison supérieure me pousse à y croire et à cesser de broyer du noir ce 27 décembre !