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Hormis le fait que le mot « Cocktail » et « Party » vous rappellent les deux mamelles de vos vies de débauche, est-ce que vous connaissez l’effet qui porte le même nom, l’effet « Cocktail Party » ? L’effet Cocktail Party c’est la difficulté à décoder les informations auditives dans un environnement bruyant, ou comment vous dissociez les sons dans un endroit bruyant. Bien que l’on connaisse cet effet depuis longtemps, une nouvelle étude américaine vient le préciser de façon inattendue.
Décrit dans les années 60, l’effet « Cocktail Party » est la difficulté à décoder les informations auditives dans un environnement bruyant. Par exemple, vous êtes en concert ou dans un restau et plusieurs personnes vous parlent en même temps. Cet effet « Cocktail Party » peut-être plus ou moins déjoué en fonction, non pas de vos ouïes fines, mais de votre capacité à vous concentrer et à séparer les informations sonores qui vous parviennent de manière à vous focaliser sur un son unique. Nous ne sommes pas toutes et tous égaux en la matière. Celles et ceux qui y parviennent le mieux, sont celles et ceux qui ont reçu une formation musicale. C’est le principal enseignement de cette nouvelle étude américaine sur l’effet « Cocktail Party ».
L’étude en question, qui n’a pas encore été validée, mais c’est une formalité, a été réalisée par des chercheuses et chercheurs de l’Université de l’Indiana. Ces dernières et derniers ont fait écouter à une trentaine de personnes un audiolivre avec un fond musical dont le volume et la familiarité variaient. Ces personnes disposaient d’un clavier et devaient presser une touche précise de ce dernier dès qu'ils entendaient un mot clé défini, soit dans l'audio livre, soit dans la chanson…
Résultat ? Bizarre, on a toujours dit, études à l’appui, que les musiciennes et musiciens avaient du mal à se concentrer en écoutant de la musique. Et bien là, c'est tout l’inverse. En comparant les performances des participants, analysées à l’encéphalogramme, on s’est aperçu que celles et ceux qui ont reçu une éducation musicale, une formation, repèrent plus vite les mots clés que les autres. C’est surprenant parce que jusque-là, tous les travaux montraient l’inverse. Surprenant, mais pas forcément paradoxal, puisque ça signifie aussi que les musiciennes et musiciens arrivent mieux que les autres à gérer le partage d'attention entre langage et musique…
L’autre enseignement de cette étude américaine confirme ce qu’on savait déjà, c’est-à-dire que les musiques familières, déconcentraient significativement les participants du contenu de l'audio livre. Par exemple, c'était criant avec le tube « Girls » de Beyoncé. Ce lien avec la mémoire, puisque c’est de cela qu’il s’agit, se retrouve également dans les sons qui provoquent l'éveil. Si vous dormez, vous aurez plus de chance de vous réveiller en entendant votre prénom, et pas un autre. Après attention, si vous m’appelez en journée, et que je ne réponds pas, c’est juste parce que j’ai pas envie de vous parler…
By Radio NovaHormis le fait que le mot « Cocktail » et « Party » vous rappellent les deux mamelles de vos vies de débauche, est-ce que vous connaissez l’effet qui porte le même nom, l’effet « Cocktail Party » ? L’effet Cocktail Party c’est la difficulté à décoder les informations auditives dans un environnement bruyant, ou comment vous dissociez les sons dans un endroit bruyant. Bien que l’on connaisse cet effet depuis longtemps, une nouvelle étude américaine vient le préciser de façon inattendue.
Décrit dans les années 60, l’effet « Cocktail Party » est la difficulté à décoder les informations auditives dans un environnement bruyant. Par exemple, vous êtes en concert ou dans un restau et plusieurs personnes vous parlent en même temps. Cet effet « Cocktail Party » peut-être plus ou moins déjoué en fonction, non pas de vos ouïes fines, mais de votre capacité à vous concentrer et à séparer les informations sonores qui vous parviennent de manière à vous focaliser sur un son unique. Nous ne sommes pas toutes et tous égaux en la matière. Celles et ceux qui y parviennent le mieux, sont celles et ceux qui ont reçu une formation musicale. C’est le principal enseignement de cette nouvelle étude américaine sur l’effet « Cocktail Party ».
L’étude en question, qui n’a pas encore été validée, mais c’est une formalité, a été réalisée par des chercheuses et chercheurs de l’Université de l’Indiana. Ces dernières et derniers ont fait écouter à une trentaine de personnes un audiolivre avec un fond musical dont le volume et la familiarité variaient. Ces personnes disposaient d’un clavier et devaient presser une touche précise de ce dernier dès qu'ils entendaient un mot clé défini, soit dans l'audio livre, soit dans la chanson…
Résultat ? Bizarre, on a toujours dit, études à l’appui, que les musiciennes et musiciens avaient du mal à se concentrer en écoutant de la musique. Et bien là, c'est tout l’inverse. En comparant les performances des participants, analysées à l’encéphalogramme, on s’est aperçu que celles et ceux qui ont reçu une éducation musicale, une formation, repèrent plus vite les mots clés que les autres. C’est surprenant parce que jusque-là, tous les travaux montraient l’inverse. Surprenant, mais pas forcément paradoxal, puisque ça signifie aussi que les musiciennes et musiciens arrivent mieux que les autres à gérer le partage d'attention entre langage et musique…
L’autre enseignement de cette étude américaine confirme ce qu’on savait déjà, c’est-à-dire que les musiques familières, déconcentraient significativement les participants du contenu de l'audio livre. Par exemple, c'était criant avec le tube « Girls » de Beyoncé. Ce lien avec la mémoire, puisque c’est de cela qu’il s’agit, se retrouve également dans les sons qui provoquent l'éveil. Si vous dormez, vous aurez plus de chance de vous réveiller en entendant votre prénom, et pas un autre. Après attention, si vous m’appelez en journée, et que je ne réponds pas, c’est juste parce que j’ai pas envie de vous parler…