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Un commun numérique est une ressource produite, gérée et gouvernée par une communauté d’utilisateurs selon des règles établies ensemble. Pourquoi contribuer aux communs éducatifs lorsqu’on est enseignant ? Et concrètement, comment ça marche ?
TRANSCRIPTION
Un commun numérique est une ressource numérique produite, gérée et gouvernée par une communauté d’utilisateurs selon les règles qu’ils ont établies ensemble. Il est accessible, utilisable et surtout modifiable par tous.
C’est ce qui fait sa force : il s’enrichit de chaque expérience. C’est encore plus vrai pour les communs numériques éducatifs, des communs reposant sur le libre accès et le partage des connaissances, des communs essentiels pour les enseignants et leurs élèves.
C’est ce que nous allons voir dans cette vidéo.
Mener à bien un projet est plus simple quand on s’entraide : c’est aussi vrai quand on enseigne ! La production de contenus numériques prend du temps et demande parfois des compétences spécifiques.
Les plateformes de partage permettent donc de gagner en efficience en amplifiant et en soutenant la mutualisation : les enseignants qui contribuent aux communs peuvent se répartir les tâches et produire des contenus plus nombreux et de meilleure qualité, à l’échelle d’un établissement ou d’une communauté en ligne. Cela peut concerner différents supports : des images, des documents audio, des vidéos, des diaporamas, des applications, des logiciels, mais également des séquences pédagogiques ou des trames de projets et leur documentation. Outre les gains de temps et de qualité, les communs portent aussi les valeurs d’une éducation ouverte et accessible à tous, telle qu’elle est promue par l’initiative des Ressources éducatives libres soutenue par l’Unesco.
C’est pour ces raisons que le ministère de l’Éducation nationale soutient activement les communs numériques pédagogiques.
Monsieur T. et Madame N. sont deux professeurs habitués à utiliser des communs. Après avoir cherché sans succès les ressources nécessaires pour leur prochain projet, ils ont produit plusieurs documents et médias qu’ils souhaitent partager sur Éléa. Même si tous les deux ne connaissent pas encore bien la plateforme, ils savent qu’il y a des règles qui s’appliquent à tous les communs. Ils ont repéré un schéma proche de celui qu’ils souhaitent utiliser avec leurs élèves. Ils vérifient que les droits d’utilisation accordés par l’auteur permettent la modification et ils n’oublient pas de le citer dans la version adaptée qu’ils créent, car le droit d’auteur s’applique aussi pour les productions originales des enseignants ! Ils associent au schéma une fiche d’exercices comportant des illustrations : ils veillent à utiliser des sources sous licence ouverte ou dans le domaine public et à citer correctement leurs auteurs.
Chaque plateforme a ses propres règles, à étudier avant de déposer ou d’utiliser des contenus. La plupart utilisent les licences ouvertes ou libres, comme les licences Creative Commons ou GPL, pour faciliter la compréhension des droits d’utilisation et de reprise des contributions. Nos deux professeurs ont opté pour un format permettant des modifications par d’autres contributeurs et une interopérabilité avec d’autres plateformes : un fichier texte au lieu d’un PDF, par exemple. Pour faciliter la recherche et l’appropriation de leurs ressources, ils renseignent les champs de description et clarifient le contexte d’utilisation prévue.
La publication est en ligne : « hourra » pour Monsieur T. et Madame N. ! Mais leur travail n’est pas terminé. Ils savent que contribuer est un engagement. Il ne s’agit pas seulement de créer ou de partager un contenu, il faut également en assurer la maintenance, le modifier s’il devient obsolète, l’enrichir s’il est posté incomplet ou le compléter selon les suggestions d’autres contributeurs.
Il n’y a pas qu’en créant un contenu original que l’on peut contribuer à un commun numérique. Annoter, corriger, augmenter, documenter, illustrer, produire des éléments de documentation, valoriser : les modalités de contribution sont diverses et ne requièrent pas nécessairement de compétences pointues. Dans une forge, il est ainsi possible de contribuer à un logiciel sans être codeur. Sur Wikipédia, l’encyclopédie participative, la majorité des contributions sont des modifications ou des ajouts sur des articles existants. Sur une ressource pédagogique, ces retours peuvent prendre la forme de commentaires ou de suggestions à l’auteur, qui pourra ensuite décider d’en tenir compte en modifiant la ressource. Ce type de contribution est essentiel car il permet de maintenir à jour le commun et de le faire évoluer, par exemple en cas de changement de programme scolaire ou d’informations erronées.
Lorsque les conditions de réutilisation l’autorisent, un ou des utilisateurs peuvent également adapter tout ou partie d’une ressource : c’est ce qu’on appelle la dérivation. C’est par exemple le cas lorsqu’une séquence pédagogique est adaptée pour un autre public scolaire. La dérivation peut parfois s’appliquer à très grande échelle et engendrer un nouveau commun à part entière. Par exemple, une dérivation de l’encyclopédie Wikipédia a donné Vikidia, une version adaptée et écrite par des enfants de 8 à 13 ans et leurs professeurs. À l’échelle d’un enseignant, une dérivation est souvent plus modeste : reprendre un projet avec d’autres outils, décliner un logiciel pour un autre public… En indiquant le contexte de la modification, on clarifie les apports de chacun et on facilite l’appropriation par la communauté de cette nouvelle ressource. Pour Monsieur T. et Madame N., c’est l’occasion d’échanger avec des collègues et de voir leur travail repris et adapté !
Alors, comme Madame N. et Monsieur T., contribuez dès maintenant au partage des connaissances et des ressources, dans votre établissement ou à travers le monde !
CRÉDITS
Scénario : Julien Bonhomme, Guillaume Viniacourt, Théodore Laugée, Mélinée Chanard
By Un commun numérique est une ressource produite, gérée et gouvernée par une communauté d’utilisateurs selon des règles établies ensemble. Pourquoi contribuer aux communs éducatifs lorsqu’on est enseignant ? Et concrètement, comment ça marche ?
TRANSCRIPTION
Un commun numérique est une ressource numérique produite, gérée et gouvernée par une communauté d’utilisateurs selon les règles qu’ils ont établies ensemble. Il est accessible, utilisable et surtout modifiable par tous.
C’est ce qui fait sa force : il s’enrichit de chaque expérience. C’est encore plus vrai pour les communs numériques éducatifs, des communs reposant sur le libre accès et le partage des connaissances, des communs essentiels pour les enseignants et leurs élèves.
C’est ce que nous allons voir dans cette vidéo.
Mener à bien un projet est plus simple quand on s’entraide : c’est aussi vrai quand on enseigne ! La production de contenus numériques prend du temps et demande parfois des compétences spécifiques.
Les plateformes de partage permettent donc de gagner en efficience en amplifiant et en soutenant la mutualisation : les enseignants qui contribuent aux communs peuvent se répartir les tâches et produire des contenus plus nombreux et de meilleure qualité, à l’échelle d’un établissement ou d’une communauté en ligne. Cela peut concerner différents supports : des images, des documents audio, des vidéos, des diaporamas, des applications, des logiciels, mais également des séquences pédagogiques ou des trames de projets et leur documentation. Outre les gains de temps et de qualité, les communs portent aussi les valeurs d’une éducation ouverte et accessible à tous, telle qu’elle est promue par l’initiative des Ressources éducatives libres soutenue par l’Unesco.
C’est pour ces raisons que le ministère de l’Éducation nationale soutient activement les communs numériques pédagogiques.
Monsieur T. et Madame N. sont deux professeurs habitués à utiliser des communs. Après avoir cherché sans succès les ressources nécessaires pour leur prochain projet, ils ont produit plusieurs documents et médias qu’ils souhaitent partager sur Éléa. Même si tous les deux ne connaissent pas encore bien la plateforme, ils savent qu’il y a des règles qui s’appliquent à tous les communs. Ils ont repéré un schéma proche de celui qu’ils souhaitent utiliser avec leurs élèves. Ils vérifient que les droits d’utilisation accordés par l’auteur permettent la modification et ils n’oublient pas de le citer dans la version adaptée qu’ils créent, car le droit d’auteur s’applique aussi pour les productions originales des enseignants ! Ils associent au schéma une fiche d’exercices comportant des illustrations : ils veillent à utiliser des sources sous licence ouverte ou dans le domaine public et à citer correctement leurs auteurs.
Chaque plateforme a ses propres règles, à étudier avant de déposer ou d’utiliser des contenus. La plupart utilisent les licences ouvertes ou libres, comme les licences Creative Commons ou GPL, pour faciliter la compréhension des droits d’utilisation et de reprise des contributions. Nos deux professeurs ont opté pour un format permettant des modifications par d’autres contributeurs et une interopérabilité avec d’autres plateformes : un fichier texte au lieu d’un PDF, par exemple. Pour faciliter la recherche et l’appropriation de leurs ressources, ils renseignent les champs de description et clarifient le contexte d’utilisation prévue.
La publication est en ligne : « hourra » pour Monsieur T. et Madame N. ! Mais leur travail n’est pas terminé. Ils savent que contribuer est un engagement. Il ne s’agit pas seulement de créer ou de partager un contenu, il faut également en assurer la maintenance, le modifier s’il devient obsolète, l’enrichir s’il est posté incomplet ou le compléter selon les suggestions d’autres contributeurs.
Il n’y a pas qu’en créant un contenu original que l’on peut contribuer à un commun numérique. Annoter, corriger, augmenter, documenter, illustrer, produire des éléments de documentation, valoriser : les modalités de contribution sont diverses et ne requièrent pas nécessairement de compétences pointues. Dans une forge, il est ainsi possible de contribuer à un logiciel sans être codeur. Sur Wikipédia, l’encyclopédie participative, la majorité des contributions sont des modifications ou des ajouts sur des articles existants. Sur une ressource pédagogique, ces retours peuvent prendre la forme de commentaires ou de suggestions à l’auteur, qui pourra ensuite décider d’en tenir compte en modifiant la ressource. Ce type de contribution est essentiel car il permet de maintenir à jour le commun et de le faire évoluer, par exemple en cas de changement de programme scolaire ou d’informations erronées.
Lorsque les conditions de réutilisation l’autorisent, un ou des utilisateurs peuvent également adapter tout ou partie d’une ressource : c’est ce qu’on appelle la dérivation. C’est par exemple le cas lorsqu’une séquence pédagogique est adaptée pour un autre public scolaire. La dérivation peut parfois s’appliquer à très grande échelle et engendrer un nouveau commun à part entière. Par exemple, une dérivation de l’encyclopédie Wikipédia a donné Vikidia, une version adaptée et écrite par des enfants de 8 à 13 ans et leurs professeurs. À l’échelle d’un enseignant, une dérivation est souvent plus modeste : reprendre un projet avec d’autres outils, décliner un logiciel pour un autre public… En indiquant le contexte de la modification, on clarifie les apports de chacun et on facilite l’appropriation par la communauté de cette nouvelle ressource. Pour Monsieur T. et Madame N., c’est l’occasion d’échanger avec des collègues et de voir leur travail repris et adapté !
Alors, comme Madame N. et Monsieur T., contribuez dès maintenant au partage des connaissances et des ressources, dans votre établissement ou à travers le monde !
CRÉDITS
Scénario : Julien Bonhomme, Guillaume Viniacourt, Théodore Laugée, Mélinée Chanard