Fin mars, en régularisant temporairement la situation des sans-papiers, le gouvernement Portugais espérait une vague européenne allant dans ce sens. Si cela n’a pas eu pour effet escompté, alors même que les procédures de droits d’asile ont été suspendus dans bon nombre de pays, petit à petit, la question s’invite dans le débat publique. En France, seules des mesures de simplifications de l’accès au soins ont été mises en place. Insuffisant pour Lise Faron, membre de la Cimade et responsable des questions de régularisation, qui nous explique pourquoi, selon elle, fournir des papiers à ces personnes est essentiel
Elle souhaite également que la Commission Européenne envoie un message fort dans ce sens. Car au-delà des questions sanitaires ou sociales, cette régularisation pose des questions économiques. En effet, bon nombre de travailleurs sans-papiers, soutiennent les pays européenns dans la collecte des ordures, la sécurité, le nettoyage, l’aide à la personne, les livraisons ou encore l’agriculture. C’est d’ailleurs pour cette raison que l’Italie a annoncé récemment la décision de régulariser rapidement 200 000 sans-papiers.