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Samedi, à Berlin, pendant que certain‧es suaient au Berghain, la réalisatrice Mati Diop remportait le prix suprême de la Berlinale, grand rendez-vous du cinéma : Ours d’or pour son film “Dahomey”, un film sur le pillage des oeuvres dans le sud du Bénin, par les colons français, en 1892.
En voix off, la statue anthropomorphe du roi Ghézo, statue qui se plaint de ne plus porter de nom, et de se faire appeler “le numéro 26”, planquée dans les réserves du musée du quai Branly à Paris. La statuette du roi décrit “son arrachement à sa terre, sa vie en exil, puis son récent rapatriement dans un musée de Cotonou, la capitale du Bénin”, puisque 26 de ces œuvres pillées ont été rendues en 2021.
C'est ce parti pris poétique et original pour un documentaire qui a séduit le jury : en faisant parler les divinités de bois, Mati Diop a comme rendu une voix à un peuple dont la culture avait été confisquée. Il n’y est pas vraiment question de Présidents et de mea culpa, Mati Diop a préféré rappeler, statuette en main, que 26 œuvres ce n’est pas énorme “par rapport aux 7 000 œuvres encore captives au musée du Quai Branly”.
Image : Tobias SCHWARZ / AFP
By Radio NovaSamedi, à Berlin, pendant que certain‧es suaient au Berghain, la réalisatrice Mati Diop remportait le prix suprême de la Berlinale, grand rendez-vous du cinéma : Ours d’or pour son film “Dahomey”, un film sur le pillage des oeuvres dans le sud du Bénin, par les colons français, en 1892.
En voix off, la statue anthropomorphe du roi Ghézo, statue qui se plaint de ne plus porter de nom, et de se faire appeler “le numéro 26”, planquée dans les réserves du musée du quai Branly à Paris. La statuette du roi décrit “son arrachement à sa terre, sa vie en exil, puis son récent rapatriement dans un musée de Cotonou, la capitale du Bénin”, puisque 26 de ces œuvres pillées ont été rendues en 2021.
C'est ce parti pris poétique et original pour un documentaire qui a séduit le jury : en faisant parler les divinités de bois, Mati Diop a comme rendu une voix à un peuple dont la culture avait été confisquée. Il n’y est pas vraiment question de Présidents et de mea culpa, Mati Diop a préféré rappeler, statuette en main, que 26 œuvres ce n’est pas énorme “par rapport aux 7 000 œuvres encore captives au musée du Quai Branly”.
Image : Tobias SCHWARZ / AFP