Le journal d’une agoraphobe

Description TRÈS détaillée d’un protocole de TCC


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Et si l’angoisse n'était qu'une mauvaise habitude qu'on pouvait désapprendre ?

Sujet de l'épisode

Dans cet épisode, je vous raconte comment je me suis laissée piéger une deuxième fois par l'agoraphobie — sans même m'en rendre compte.

Tout allait bien. Nouvelle maison, nouvelle vie... Et pourtant, sous la surface, quelque chose se construisait en silence : un réseau invisible de petits évitements, discrets, presque anodins, qui réduisaient peu à peu mon périmètre de vie.

Pourquoi c'est important ?

On parle souvent de la rechute comme d'un événement brutal, évident, impossible à manquer. Dans mon expérience, c'est tout le contraire. La rechute — du moins celle que j'ai vécue — s'est glissée dans ma vie sur la pointe des pieds, habillée en confort, en bonheur, en "tout va bien".

Et c'est précisément ça le danger.

Quand on souffre d'une phobie et qu'on commence à aller mieux, il y a une fenêtre de vulnérabilité particulièrement insidieuse : celle où l'on se sent suffisamment bien pour ne plus souffrir au quotidien, mais pas encore suffisamment solide pour résister à la tentation de l'évitement. On ne fuit plus par peur panique — on esquive par habitude, par confort, par facilité. Et comme ça ne fait pas mal sur le moment, on ne voit rien.

Ce n'est pas une faiblesse. Ce n'est pas un échec. C'est simplement le fonctionnement d'un cerveau qui cherche à se protéger — même quand la protection n'est plus nécessaire.

Mais voilà ce que j'ai appris : plus on laisse s'installer les stratégies d'évitement, plus elles sont longues et difficiles à démonter.

Les exercices d'exposition : affronter, pas fuir

Quand je suis retournée voir ma psy, elle n'a pas levé les yeux au ciel. Elle n'a pas soupesé ma rechute comme un jugement. Elle a simplement repris le travail, là où il le fallait.

Et ce travail, c'était les exercices d'exposition.

Le principe est simple à comprendre, mais pas toujours simple à vivre : on s'expose progressivement, régulièrement, délibérément à ce qui génère de l'anxiété. Pas en grand. Pas d'un coup. Pas de la manière la plus effrayante possible. Mais par petites doses, répétées, dans un cadre sécurisant.

Le modèle pensée-émotion-comportement : l'outil qui change tout

C'est peut-être la chose la plus précieuse que j'ai apprise dans ce parcours. Et je dis ça en pesant mes mots.

Ma psy m'a aidé à comprendre un mécanisme qui, une fois qu'on l'a vu, ne peut plus s'oublier. Le voici dans sa forme la plus simple :

Une circonstance → génère une pensée → qui génère une émotion → qui génère un comportement → qui produit un résultat.

Dans mon cas : je franchis le portail → ma pensée automatique est je suis en insécurité → mon émotion est la peur → mon comportement est la fuite → mon résultat est que je rentre chez moi rapidement.

Ressources mentionnées dans cet épisode

  • L'épisode sur la première rechute : Pourquoi consolider sa guérison n'est pas négociable ?

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