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Or


Il y a des musiques qui ne vous quittent jamais, même quand on a oublié leur nom.
Elles restent quelque part, en suspension, comme une poussière lumineuse dans un coin du cerveau.
Emmanuel, de Michel Colombier, c’est exactement ça : la bande-son discrète d’une enfance qui ne savait pas encore qu’elle deviendrait un souvenir.
…
Je me rappelle cette fin de soirée, la mire, les oiseaux dessinés qui s’envolaient vers un soleil qui n’existait sûrement nulle part, sauf dans l’imagination fatiguée des programmeurs de FR3.
Cette petite animation idiote et magnifique, qui disait sans le dire : “C’est fini pour aujourd’hui, va dormir.”
Et moi, je restais là, planté devant l’écran, avec cette musique douce comme un chagrin poli : un truc beau, triste, enveloppant, qui ressemblait plus à une caresse qu’à un générique.
…
Il y avait dans Emmanuel quelque chose de l’isolement — le vrai, celui qu’on ne sait pas encore nommer quand on est petit.
Une sorte de mélancolie propre, propre comme une chambre rangée où personne ne vient vous chercher.
Je ne savais pas que cette sensation avait un compositeur.
Je ne savais pas qu’un adulte, quelque part, avait mis des notes exactes sur ce que je ressentais sans pouvoir le dire.
…
C’est peut-être ça, grandir :
retrouver par hasard la musique qui, autrefois, vous a tenu compagnie quand personne ne le savait.
#fragmentsmusicaux #michelcolombier #emmanuel #chanson #compteurdureel
By Fragment du réel - par Minh SonIl y a des musiques qui ne vous quittent jamais, même quand on a oublié leur nom.
Elles restent quelque part, en suspension, comme une poussière lumineuse dans un coin du cerveau.
Emmanuel, de Michel Colombier, c’est exactement ça : la bande-son discrète d’une enfance qui ne savait pas encore qu’elle deviendrait un souvenir.
…
Je me rappelle cette fin de soirée, la mire, les oiseaux dessinés qui s’envolaient vers un soleil qui n’existait sûrement nulle part, sauf dans l’imagination fatiguée des programmeurs de FR3.
Cette petite animation idiote et magnifique, qui disait sans le dire : “C’est fini pour aujourd’hui, va dormir.”
Et moi, je restais là, planté devant l’écran, avec cette musique douce comme un chagrin poli : un truc beau, triste, enveloppant, qui ressemblait plus à une caresse qu’à un générique.
…
Il y avait dans Emmanuel quelque chose de l’isolement — le vrai, celui qu’on ne sait pas encore nommer quand on est petit.
Une sorte de mélancolie propre, propre comme une chambre rangée où personne ne vient vous chercher.
Je ne savais pas que cette sensation avait un compositeur.
Je ne savais pas qu’un adulte, quelque part, avait mis des notes exactes sur ce que je ressentais sans pouvoir le dire.
…
C’est peut-être ça, grandir :
retrouver par hasard la musique qui, autrefois, vous a tenu compagnie quand personne ne le savait.
#fragmentsmusicaux #michelcolombier #emmanuel #chanson #compteurdureel