
Sign up to save your podcasts
Or


Pour cet épisode des « Rencontres stratégiques » du Réseau Casus Belli, Alexis Bal Vollaire, président cofondateur du Réseau Casus Belli et masterant en Stratégie internationale et intelligence économique en Sorbonne, reçoit l’historien Florian Galleri, post-doctorant au Massachusetts Institute of Technology et spécialiste de la dimension européenne de la dissuasion nucléaire française après la guerre froide. En écho au discours prononcé par le président Emmanuel Macron le 2 mars 2026 depuis la base opérationnelle de l’Île Longue, l’épisode interroge la place de la force de frappe française dans l’architecture de sécurité européenne contemporaine. L’entretien revient ainsi sur les fondements historiques, doctrinaux et politiques de la dissuasion nucléaire française, en montrant que les débats actuels sur une éventuelle européanisation de la dissuasion s’inscrivent dans une longue histoire de controverses stratégiques relatives au partage de la garantie nucléaire et au rôle de la France dans la sécurité du continent.
L’échange met en évidence la tension persistante entre souveraineté nucléaire nationale et construction d’une autonomie stratégique européenne. Florian Galleri rappelle que la réflexion sur une dimension européenne de la dissuasion existe dès les années 1960, notamment à travers les débats opposant Raymond Aron et le général Gallois, mais qu’elle s’est progressivement heurtée à la rigidification du « gaullisme nucléaire » devenu un référentiel politique structurant. L’entretien analyse également les tentatives d’ouverture européenne menées sous François Mitterrand et Jacques Chirac, en particulier la coopération franco-britannique et les discussions doctrinales sur les « intérêts vitaux » communs. Enfin, la discussion examine les évolutions récentes du discours stratégique français, notamment sous Emmanuel Macron, qui combine affirmation d’une souveraineté décisionnelle absolue et ouverture à des formes de coopération renforcée avec les partenaires européens. Dans un contexte de crise de confiance transatlantique et de recomposition des rapports de puissance, la question d’une européanisation partielle de la dissuasion apparaît ainsi comme l’un des enjeux centraux de l’avenir stratégique du continent.
By Réseau Casus BelliPour cet épisode des « Rencontres stratégiques » du Réseau Casus Belli, Alexis Bal Vollaire, président cofondateur du Réseau Casus Belli et masterant en Stratégie internationale et intelligence économique en Sorbonne, reçoit l’historien Florian Galleri, post-doctorant au Massachusetts Institute of Technology et spécialiste de la dimension européenne de la dissuasion nucléaire française après la guerre froide. En écho au discours prononcé par le président Emmanuel Macron le 2 mars 2026 depuis la base opérationnelle de l’Île Longue, l’épisode interroge la place de la force de frappe française dans l’architecture de sécurité européenne contemporaine. L’entretien revient ainsi sur les fondements historiques, doctrinaux et politiques de la dissuasion nucléaire française, en montrant que les débats actuels sur une éventuelle européanisation de la dissuasion s’inscrivent dans une longue histoire de controverses stratégiques relatives au partage de la garantie nucléaire et au rôle de la France dans la sécurité du continent.
L’échange met en évidence la tension persistante entre souveraineté nucléaire nationale et construction d’une autonomie stratégique européenne. Florian Galleri rappelle que la réflexion sur une dimension européenne de la dissuasion existe dès les années 1960, notamment à travers les débats opposant Raymond Aron et le général Gallois, mais qu’elle s’est progressivement heurtée à la rigidification du « gaullisme nucléaire » devenu un référentiel politique structurant. L’entretien analyse également les tentatives d’ouverture européenne menées sous François Mitterrand et Jacques Chirac, en particulier la coopération franco-britannique et les discussions doctrinales sur les « intérêts vitaux » communs. Enfin, la discussion examine les évolutions récentes du discours stratégique français, notamment sous Emmanuel Macron, qui combine affirmation d’une souveraineté décisionnelle absolue et ouverture à des formes de coopération renforcée avec les partenaires européens. Dans un contexte de crise de confiance transatlantique et de recomposition des rapports de puissance, la question d’une européanisation partielle de la dissuasion apparaît ainsi comme l’un des enjeux centraux de l’avenir stratégique du continent.