Vous connaissez sûrement le mythe antique de Narcisse : l’homme à la beauté absolu qui n’arrive pas à décrocher son regard de son reflet dans l’eau, jusqu’à en mourir. Plusieurs siècles après, les choses ont-elles changé ? Nous nous regardons toujours, plus dans l’eau grâce à notre progrès technologique nous avons nos propres miroirs, dans nos poches, nos black mirros, nos miroirs noirs dont on n’a du mal à détourner le regard, pour se contempler ou contempler les images idéales que l’on nous présente, et qui nous poussent à consommer, dépenser toujours plus de ressources, de temps, bétonner la terre pour construire nos villes, tout ça à grand renfort d’énergies fossiles qui dérèglent le climat. Comme Narcisse en son temps la perspective de périr de s’être trop regardé nous guette, et avec nous le reste du vivant. Alors que faire ? que faire sinon s’arracher à la gravité de nos écrans, à la gravité des problèmes pour contempler, pour une fois, celles qui n’ont pas de voix pour exister, mais qui n’ont que la grâce de leurs couleurs et de leurs courbes : les plantes. Un micro tendu aux plantes oubliés ou ignorées, c’est le programme de cette Loire en Question, avec Stéphane Perera, responsable communication et médiation scientifique au conservatoire botanique national du massif central
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