FOLIES (POST)-COLONIALES

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FOLIES (POST)-COLONIALES episodes

  • Cabine d'Écoute | Folies (Post)Coloniales | Séance d'écoute & discussion

    Folies postcoloniales
     MADAF – séance d’écoute & plateau de restitution
    => samedi 29 novembre 11h Petit Cab' | Friche Belle de mai 


    Émission en public autour de la série Folies (Post)Coloniales (=> à écouter ici)
    Les chercheur-euses de l’équipe MaDAf (Madness in Africa) et la réalisatrice Chloé Despax sont réunis au Petit Cab’ de la Friche Belle de mai pour présenter ce travail mêlant recherches historiques autour de la psychiatrie en régime colonial et création sonore. 


    > équipe MaDAf (Madness in Africa) : 
    Gina Aïtmehdi (Anthropologue, IMAF, LAMC)
    Camille Evrard (Historienne, IMAF, FRAMESPA)
    Raphaël Gallien (Historien, IMAF, CESSMA)
    Paul Marquis (Historien, IMAF, CHSP)
    Romain Tiquet (Historien, CMB, IMAF)

    Chloé Despax (réalisatrice sonore)


     > Invités
    M’mah Gbé-Aly Yattara (étudiant en histoire  - facilitateur à l’interprétation du français au malinké de l’épisode 2 A éliminer définitivement de l'armée)

    Laurie Bellanca  (metteuse en scène & comédienne / compagnie kompost)


    > Animation : Jean-Baptiste Imbert
    > Technique-réalisation : Théo Bourdin


    • Sélection d’écoute
      EP2 A éliminer définitivement de l'armée - Indochine 1953 - Camille Evrard
      EP3-Un taxi pour Berrouaghia / Algérie 1962 / Paul Marquis (extrait)
      EP4 Il est inutile d'évoquer mon passé / Sénégal 1959-61 / Romain Tiquet (extrait)
      EP1 Dissection coloniale / Madagascar 1928 /  Raphael Gallien (extrait)

    A travers le médium du son, l’équipe MadAf propose une mise en récit, réflexive et sensible, du travail de chercheur.e.s face à l’archive. 
    Chaque épisode porté par un.e historien.ne dessine de façon singulière un travail d’enquête autour de la situation d’un.e patient.e interné.e en psychiatrie pendant la période (post)coloniale.

    1 hr 57 min
  • Épisode 4 – Il est inutile d’évoquer mon passé – Sénégal 1959-1961 – Romain Tiquet

    Il est inutile d’évoquer mon passé. Écrits quotidiens d’Alioune N. Dakar, Sénégal, 1959-1961

    Qui était Alioune N, jeune patient de la clinique de Fann, témoin intime du Sénégal à l’aube de son indépendance ?

     

    Sénégal, 1956. À la veille de l’indépendance du Sénégal, la clinique psychiatrique de Fann ouvre ses portes à Dakar. Des centaines de patient.es sont hospitalisé.es dans la première structure psychiatrique du pays. Cette création sonore propose de suivre deux itinéraires : celui d’Alioune N, hospitalisé à Fann à 6 reprises entre 1958 et 1962 ; celui d’un historien à la recherche des dossiers médicaux de cette clinique. Ce voyage sonore nous plonge dans le Sénégal du tournant des années 1960 et plus particulièrement dans la vie intime de ce jeune homme âgé d’une vingtaine d’années. Au travers de nombreux écrits bruts consignés dans son épais dossier (lettres, poèmes, etc.), Alioune témoigne de son enfance, de sa maladie, et plus largement du contexte politique dans lequel il évolue, en pleine décolonisation du Sénégal.

    ______

     

    Comédien.nes 

    Dans le rôle d’Alioune N. : Ahmadou Bamba Ndiaye dit B-free

    Dans le rôle de l’oncle d’Alioune : Mamadou Diol

    Dans le rôle de la femme de l’oncle d’Alioune : Bousso Wade

    Dans le rôle du gendarme Ruffat : Jean-Claude Dumas

     

    Intervenante

    Professeure Aïda Sylla, Cheffe du service de psychiatrie et de psychologie médicale du Centre Hospitalier National Universitaire de Fann à Dakar

     

    Remerciements 

    L’ensemble du personnel de la clinique psychiatrique Moussa Diop de Dakar

    Clémence Delbart

    Pap Mouhamadou Dieng 

     

    20 min
  • Épisode 3 – Un taxi pour Berrouaghia – Algérie 1962 – Paul Marquis

    Un taxi pour Berrouaghia – Algérie, été 1962

    Comment le passé d’une jeune femme prise dans les derniers soubresauts de la guerre d’indépendance algérienne devient-il son passif psychiatrique ?

     

    Algérie, juillet 1962. Alors que le pays célèbre son indépendance, Aline D. est internée à l’hôpital psychiatrique de Blida-Joinville après plusieurs tentatives de suicide. Dans son dossier médical, la psychiatre Suzanne Missirlitch retrace l’histoire de la jeune femme et de sa maladie à partir de l’entretien mené avec elle lors de son admission. Au fil d’un texte dactylographié mêlant différents registres de discours, la vie de la patiente se dévoile par fragments. En s’interrogeant sur la constitution de ce dossier, « un taxi pour Berrouaghia » dévoile l’influence des stéréotypes moraux sur la psychiatrie coloniale.

    ______

     

    Comédien.nes

    Dans le rôle d’Aline D. : Laurie Hebert

    Dans le rôle de la psychiatre : Laurie Bellanca

    Dans le rôle d’Aline D. enfant : Marilou Flayac

    Dans le rôle de l’institution : Jean-Claude Dumas

     

    Entretien réalisé par 

    Gina Aïtmehdi

     

    Aide à l’écriture

    Izabela Zak

     

    Crédits archives sonores

    « Algérie : l’indépendance », Radiodiffusion Télévision Française, 30 juin 1962, 28 : 11, archives INA, https://www.ina.fr/ina-eclaire-actu/video/caf97505631/algerie-l-independance.

    « L’appel du Général De Gaulle », Journal Les Actualités Françaises, 03 février 1960, 02 : 06, archives INA, https://www.ina.fr/ina-eclaire-actu/video/afe85008588/l-appel-du-general-de-gaulle.

     

    Remerciements

    Pia Sanchez et Jérôme Flayac

    Alexandre Lucas

    Tarek et Noureddine Sami

    16 min
  • Épisode 2 – À éliminer définitivement de l’armée – Indochine 1953 – Camille Evrard

    À éliminer définitivement de l’armée. Indochine 1953

    Un tirailleur guinéen réformé pour troubles mentaux en Indochine. Folie, langage, guerre et domination coloniale s’entremêlent dans cet instantané de la vie d’un invisible de l’histoire.

     

    Guerre d’Indochine, début 1953. Le tirailleur guinéen Moussa L. est soldat à la garde de l’Air, sur la base aérienne française de Tourane, depuis six mois. Une série de violentes disputes avec sa hiérarchie intermédiaire décide son commandant d’unité à l’hospitaliser, en urgence et contraint. Malgré le courrier baroque qu’il écrit au médecin-chef pour lui prouver qu’il est en bonne santé et qu’il souhaite rester militaire, malgré sa détermination à plaider l’insulte raciale et l’injustice, les psychiatres décident son rapatriement sanitaire et sa réforme définitive pour troubles mentaux. 

    À travers son étroit dossier, on découvre le service méconnu des archives hospitalières de l’armée, siège d’une enquête sur la trajectoire heurtée d’un soldat invisible de la France coloniale, aux prises avec l’impossibilité du dialogue.

    ______

     

    Comédiens

    Dans le rôle de Moussa L. : Baba Lanfia Souaré

    Aide à l’interprétation : M'mah Gbé-Aly Yattara

    Dans le rôle de l’institution, des médecins militaires et du chef de bataillon : Jean-Claude Dumas

     

    Intervenant.e.s

    Fabien Gimet, responsable du département exploitation au Service des archives médicales hospitalières des armées, à Limoges

    Elodie Charié, historienne, doctorante au CHSP, Sciences Po Paris

     

    Remerciements

    Cécile Van den Avenne, sociolinguiste, directrice d’études à l’EHESS Marseille

    Esther Magnière et Nicolas Prévôt, pour le fonds Gilbert Rouget au Centre de recherche en ethnomusicologie de Nanterre

    Commandant Xavier Tabbagh, directeur du SAMHA

     

    Crédits musiques

    Saïgon de J.L.Marlotte et Francis Lopez orchestre de Daniel White. Disque Columbia BF.485.M en Mars 1952 chantée par Yana Gani (1914-2001). Album « Yana Gani Succès et raretés ».

    C'est nous les Africains écrite en 1941. Ici interprétation issue de l’Album « Chants militaires » par Le Volontaire.

    Solo de kora collecté par Gilbert Rouget en 1952 à Kankan (Guinée). Extrait de la collection Mission G. Rouget, Afrique de l'ouest, 1952. Cote : CNRSMH_I_1970_019_123_02 « Archives sonores du CNRS – Musée de l’Homme », gérées par le Centre de Recherche en Ethnomusicologie (Crem - Lesc UMR 7186, CNRS - Université Paris Nanterre) avec le soutien du Ministère de la Culture. https://archives.crem-cnrs.fr

    22 min
  • Épisode 1 – Dissection coloniale – Madagascar 1928 – Raphaël Gallien

    Dissection coloniale. Sur les traces d’un instituteur malgache interné en 1928

    En 1928, un instituteur malgache est interné en psychiatrie. Les raisons ? La fragmentation d’une parole qui se réclame du savoir et de l’autorité des Français.

     

    Madagascar, 1928. Dans le seul asile d’aliénés du pays, un instituteur malgache se retrouve interné après avoir créé le scandale dans l’école primaire où il enseigne. Un matin de juin, une crise d’autoritarisme le conduit à demander aux élèves et aux autres instituteurs de reconnaître sa supériorité en s’agenouillant à ses pieds. Une fois interné, il rédige quotidiennement des « dissertations » dans l’espoir de témoigner de sa bonne foi et de l’étendue de son savoir. Dans ses écrits, le corps humain, son sujet de prédilection est littéralement disséqué par la description minutieuse de son fonctionnement. Une dissection qui est aussi celle des lignes de tension de la société malgache en ce début de XXème siècle. Un organe retient particulièrement son attention : le cœur. L’arythmie de sa prose se fait alors l’analogie des rythmes d’une situation coloniale devenue insoutenable. 

    ______

     

    Comédiens

    Dans le rôle de Jean R. : Mohamed Ali Ivesse

    Dans le rôle de l’institution : Jean-Claude Dumas

     

    Création musicale

    Vincent Roussel : batterie

     

    Entretien réalisé par 

    Gina Aïtmehdi

     

    Remerciements

    Joel Rabesolo

    Jean-Baptiste Imbert

    16 min

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