Français Authentique

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  • Ce que tu laisses entrer te transforme

    Ressource(s) évoquée(s) dans l’épisode :

    • Je t’offre mon livre de développement personnel
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      (Fais un clic droit sur ce lien pour enregistrer le fichier MP3)

      Transcription de l’épisode :

      Salut à tous, et bienvenue dans ce nouvel épisode de Marchez avec Johan. J’espère que tu vas bien, et je suis très content de te retrouver pour un épisode de Développement Personnel. C’est assez proche d’un sujet dont on a parlé récemment, sur le fait de protéger l’attention de nos enfants, de nos proches, et j’espère que ce sujet te plaira.

      C’est à mon avis un sujet majeur dans la société actuelle. Avant ça, je t’invite : il y a un lien dans la description, je t’invite à télécharger gratuitement – c’est un petit cadeau – mon livre « 4 pilules pour une vie riche et sans stress » sous la forme d’un PDF ; donc, c’est le premier lien dans la description, et ça te permettra d’améliorer ton français tout en améliorant ta vie.

      Je voudrais revenir sur un épisode que j’ai enregistré il y a environ 6 mois, et qui s’appelait « un plan d’action contre une addiction » ; et je te parlais, à ce moment-là, de dopamine, tu sais, ce neurotransmetteur qui nous pousse à toujours chercher des choses nouvelles, et qui nous pousse à être accro à nos smartphones, souvent, et notamment au contenu court. Et je te parlais de cette difficulté que nous avons tous à supporter quelques minutes sans stimulation.

      Depuis 6 mois, je n’ai pas abandonné ce projet ; je te disais que je me soignais contre cette addiction. Et bien sûr, comme d’habitude, dans la pratique, ma réflexion évolue un peu ; et aujourd’hui, je m’aperçois que le problème principal que j’ai – ou que j’avais, parce que je m’améliore, je me soigne – ce n’est pas forcément le temps que je perds sur l’écran, c’est ce que je laisse entrer dans mon esprit. Parce que chaque contenu – et ça, je l’ai négligé pendant longtemps, même si c’est évident – chaque contenu qui rentre laisse une trace ; quand tu vois une vidéo courte, quand tu vois une actualité, un post sur LinkedIn, une publication sur Facebook, une suggestion YouTube avec un titre qui t’accroche, parce que tout le monde se bat pour notre attention. Même sans t’en rendre compte, ça dépose quelque chose dans ton cerveau.

      Ça peut déposer une idée, ça peut déposer une envie. Cette personne a ça, moi, j’aimerais bien la voir. Ça peut déposer une inquiétude, ça peut déposer une comparaison.

      Tiens, lui, il est meilleur que moi. Ça peut déposer un nouveau projet, ça peut déposer plein de choses, et il y a des gens chez qui ce n’est pas un problème. Chez moi, c’est un problème, c’est vraiment quelque chose de très dangereux, parce que j’adore les idées, j’adore apprendre, j’adore améliorer, j’adore optimiser.

      Donc, parfois, rien que de voir un titre de vidéo, rien que de voir quelqu’un qui parle d’un nouvel outil, mon cerveau il va se mettre à travailler, il va dire : « Tiens, je pourrais utiliser ça pour Français Authentique, ça nous permettrait d’être plus efficace, de mieux enseigner, les gens apprendraient plus vite ». Ou des fois, je dis : « Tiens, peut-être que je devrais apprendre cette chose-là, ça, ça m’aiderait à progresser dans ma vie ». Peut-être que je devrais changer mon système d’organisation, alors que j’ai un système d’organisation qui fonctionne super bien, qui est éprouvé depuis des années, qui me permet d’avoir un équilibre parfait entre vie privée et vie professionnelle, mais non, une idée parfois qui ne faisait pas partie de ma vie cinq minutes avant devient soit un problème à résoudre, soit une opportunité à suivre à tout prix.

      Et du coup, et ça, c’est un vrai risque de notre addiction à la dopamine et de tout ce qu’on peut consommer sur les réseaux, et du coup, je ne cherche plus forcément à consommer moins, mais je cherche à choisir davantage. Je veux vraiment décider de ce qui mérite d’entrer dans mon esprit, et surtout, je ne veux pas laisser un algorithme décider pour moi.

      J’ai parlé un peu de ce sujet il y a deux semaines, je crois, dans le podcast sur le fait de protéger l’attention de nos proches. Je ne veux pas que les algorithmes décident pour moi, et ma première cible à éliminer, ça a clairement été les contenus courts, qu’ils soient sur les reels Facebook ou Instagram, les contenus qu’il y a aussi sur LinkedIn, les shorts sur Youtube, tous ces flux où ça défile, et à chaque fois, en une minute, on essaie de te donner une idée révolutionnaire, ça, je veux m’en protéger fortement, parce que, bien sûr, tout ce qui s’y trouve, ce n’est pas mauvais, moi-même, je fais des vidéos courtes. Parfois, j’essaie, en une minute, d’enseigner une expression, ou, en une minute, de donner des conseils d’apprentissage. Mais justement, je m’en protège, parce qu’il y a des choses qui sont bonnes.

      Parce que ces choses qui sont bonnes, ça peut parfois, moi, me pousser à continuer, à en regarder plus et plus et plus, et à remettre en cause des choses qui sont stables dans ma vie. Même chose pour les suggestions YouTube. Je n’ai pas de soucis à regarder une vidéo longue que j’ai choisie. Je cherche un sujet ou je cherche quelque chose qui pourrait m’apporter. Je sélectionne la vidéo, je la regarde. Ça, c’est top.

      Par contre, ce que je vais éviter, c’est le comportement inverse. Ouvrir YouTube et juste cliquer quand je vois une vidéo qui m’intéresse. Ou alors, laisser la page d’accueil décider de ce qui va occuper les 30 prochaines minutes de mon cerveau.

      Ou alors, laisser l’algorithme me dire « Tiens, voilà, on pense que ces vidéos-là te plairont ». J’applique aussi cette logique aux nouvelles. Je veux rester informé, ça a toujours été intéressant pour moi de regarder les nouvelles. Je m’intéresse beaucoup à la politique, à la façon dont le monde fonctionne.

      Je trouve ça fascinant, en fait. Je ne veux pas rester coupé du monde, mais je n’ai pas non plus envie que le monde soit lent dans mon esprit 15 fois par jour. Surtout qu’on sait ce que c’est, les nouvelles sont anxiogènes. Il se passe des trucs terribles dans le monde. Et puisque les journaux se battent pour notre attention, ils vont nous parler que des choses anxiogènes.

      On parle quasiment jamais dans les journaux des choses qui sont positives, qui vont nous apporter quelque chose. On parle peu des progrès de l’humanité. On parle peu du fait qu’il y a de moins en moins de personnes qui souffrent de la faim, même s’il y en a encore beaucoup trop. Il y en a beaucoup moins et on n’en parle pas. Par contre, on va nous parler des choses qui font peur pour avoir notre attention.

      Donc, moi, ce que je fais maintenant, je veux déjà consulter l’actualité à des moments déterminés et sur un support choisi. Donc, avant, je lisais les nouvelles sur Le Figaro, sur mon smartphone, sur l’application, en fait, mais tu vois, je lisais 5 minutes en me brossant les dents, 5 minutes aux toilettes, 5 minutes ici, et donc déjà, c’est morcelé. Et le fait de le faire sur une application infinie, c’est que dès que tu finis un article qui te parle de l’actualité, on va te renvoyer vers 5 autres articles, et donc tu as très vite fait, encore une fois, de tomber dans le piège des algorithmes qui veulent te montrer plein de choses.

      Donc, du coup, maintenant, ce que je fais, je télécharge le journal Le Figaro sur ma tablette. Et c’est comme si je lisais un journal, en fait.

      Il y a une trentaine de pages, je ne suis pas obligé de tout lire. Et une fois que je suis à la fin, c’est fini. C’est comme si je prenais le journal et que je le mettais à la poubelle. Je ferme l’application. Bien sûr, je protège aussi certains lieux et certains moments. Donc, ça fait des années que je refuse d’avoir un smartphone dans ma chambre à coucher. Je n’ai pas de smartphone pour remplir ma routine matinale. Ça fait très longtemps que le smartphone reste à l’extérieur. Quand je travaille, le smartphone est dans une autre pièce aussi.

      Et ce que je fais depuis quelques semaines maintenant, c’est que je ne veux plus avoir le smartphone dans la salle à manger.

      Si je me brosse les dents, je peux passer les trois minutes à me brosser les dents et à penser à autre chose. Je n’ai pas besoin de regarder les nouvelles ou de regarder je ne sais quoi. Si je suis aux toilettes, c’est pareil. Soyons sérieux, on peut être aux toilettes sans regarder son téléphone.

      Donc, tu vois, c’est super important de protéger aussi différents moments parce que ça nous permet d’apprendre à repenser, à nous ennuyer. On parlait de l’ennui il y a deux semaines dans le podcast précédent. Eh bien, voilà, ça fonctionne vraiment super bien. Et bien sûr, si j’ai envie, au moment où je prends ma douche, d’écouter un podcast ou une vidéo, je me l’autorise.

      Mais encore une fois, c’est du contenu choisi, ce n’est pas une chose que je vais subir.

      Une autre chose que j’essaie de faire, c’est de laisser du vide. Quand je marche, je commence par une dizaine de minutes sans rien écouter, sans smartphone, sans écouteur, juste pour, tu vois, penser, pour me reconnecter un peu avec le monde, alors qu’avant, c’était 10 minutes, c’est du temps mort, il faut les utiliser pour apprendre, et je sens que mon cerveau en fait, et j’ai entendu une interview récemment d’un neurologue qui disait que notre cerveau travaillait le mieux quand on s’ennuyait. Parce que notre cerveau conscient, c’est seulement 10 % de tout ce que notre cerveau peut avoir comme activité, 10 % de l’activité est consciente et 90 % se passe sans qu’on soit conscient. Donc, quand on s’ennuie, le cerveau il classe, il réfléchit, parfois il fait sortir des idées. C’est pour ça qu’on a souvent des bonnes idées sous la douche ou quand on est détendu en famille. Tu vois, c’est parce que notre cerveau, on lui a laissé de la place. Et donc, j’essaie de lui donner de la place, j’essaie de le laisser finalement vagabonder, comme on dit, parce qu’il n’y a que comme ça que lui peut avoir la place pour avoir des idées et pour réfléchir.

      Donc, tu vois, une des grandes idées, c’est de privilégier des contenus finis et choisis, je peux lire un livre, un chapitre, un podcast, une vidéo, un article, un film, un documentaire, quelque chose qui a un début et qui a une fin, en fait, et cette notion, elle est très importante, on en parle peu. On nous parle toujours, oui, il faut avoir de la discipline de ne pas aller sur les réseaux, mais en fait, on peut déjà combattre les flux infinis sur les réseaux, sur Facebook, par exemple, c’est un flux infini, c’est-à-dire tu peux scroller, scroller, ça n’a pas de fin, il va te remettre des nouveaux trucs à chaque fois, il y a une autre vidéo, une autre publication, une autre photo, une autre nouvelle, une autre idée. Donc, si on attend que le flux nous dise « c’est bon, tu peux retourner à ta vie », ça n’arrivera jamais, en fait. Donc, tu vois, le fait de se focaliser sur cette idée, ok, je me concentre sur des choses qui sont finies, qui ont un début et une fin, ça, déjà, c’est vraiment une clé, en fait. Et bien sûr, il faut remplacer le temps qu’on gagne à faire ça, il faut le remplacer par des choses utiles et agréables, parce que tu vas gagner beaucoup de temps en faisant ça.

      Depuis un mois, moi, je mesure tout ça, donc chaque jour, j’envoie un message audio à mon ami Alberto, il fait pareil, un petit message simple, est-ce que j’ai respecté mes règles, qu’est-ce qui a bien fonctionné, qu’est-ce que ça m’apporte, et ce suivi quotidien, et lui fait la même chose, parce qu’on s’est lancé dans ce projet ensemble, et ça aide, pas parce qu’on surveille, mais parce que le fait de faire un point avec lui, ça m’oblige à être honnête avec moi-même, et ça transforme vraiment quelque chose de vague en un comportement très, très concret. Les premiers effets sont super positifs, je me sens moins dispersé, je me sens moins anxieux, j’ai moins de bruit mental, moins négatif, je suis moins cynique, parce que le bruit extérieur, il apporte pas seulement des idées, il apporte aussi beaucoup de négativité. Donc, voilà, le fait de suivre tout ça, ça m’aide énormément. Et bien sûr, moi, je t’invite pas à faire pareil, à dire « tiens, je vais faire exactement comme Johan », je te conseille pas de copier mes règles, mais je t’invite vraiment à te poser la question, est-ce qu’il y a dans ta vie des choses que tu consultes sans avoir décidé, des choses qui te rendent anxieux après les avoir consommées. Parfois, on ne se rend pas compte, mais il y a des choses qui nous rendent anxieux.

      Qu’est-ce qui te donne envie de changer de direction, alors que tu avais un plan ? Qu’est-ce qui prend ton attention sans enrichir ta vie ? Et ensuite, tu en choisis deux ou trois, et tu définis des frontières.

      Par exemple, pas de smartphone au réveil. Comme je t’ai dit, moi, je commence par ma routine matinale. J’ai pas d’input, pas de smartphone qui vient me dire qu’il s’est passé plein de choses dans le monde pendant que je dormais, donc tu te fixes des frontières et finalement tu vas voir que je pense que tu te sentiras beaucoup, beaucoup, beaucoup mieux. Donc, voilà, j’essaie de m’améliorer sur le sujet, ça fait 6 mois que j’y travaille déjà, plus de 6 mois même, et je sens vraiment que ça fait partie des clés de notre vie : récupérer notre attention, notre capacité à penser. Et pour certains d’entre vous, ça va paraître évident, vous allez dire : « mais il n’y avait pas besoin de faire un podcast là-dessus, c’est clair, c’est logique » ; mais pour moi, ça ne l’était pas, c’était pas évident, il faut que j’y travaille. Et je suis très content de l’avoir fait.

      Merci d’avoir passé ce moment avec moi aujourd’hui, et puis on se retrouve très bientôt pour un nouvel épisode de Marchez avec Johan. Salut !

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    • Comprends les Français quand ils parlent vite : 7 phrases décodées

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      Transcription de la vidéo :

      Salut ! Je ne sais pas ce qu’il veut. Est-ce que tu comprends cette phrase ? En fait, je ne sais pas ce qu’il veut, c’est la phrase « je ne sais pas ce qu’il veut ». Je ne sais pas ce qu’il veut. Quand les Français parlent vite, certains sons disparaissent, d’autres se transforment et les mots s’enchaînent.

      Et aujourd’hui, on va décoder ensemble sept phrases utiles. Tu vas les écouter, tu vas les entendre, tu vas remarquer ce qui change entre l’oral et l’écrit, et tu vas comprendre les nuances. Bien sûr, le but, c’est que tu comprennes, ce n’est pas que tu parles comme ça. Je n’ai pas envie de t’entendre dire « je ne sais pas ce qu’il veut ». Le but, c’est que tu comprennes enfin les Français quand ils parlent vite.

      Donc, la première phrase, écoute à nouveau, c’est « je ne sais pas ce qu’il veut ». Décortiquons-la. Je te rappelle que la phrase signifie « je ne sais pas ce qu’il veut ». Donc, la première chose, c’est que souvent, dans des conversations familières à l’oral, on enlève le « ne ».

      « Je ne sais pas » devient souvent « je sais pas ». Ensuite, « je sais » peut se prononcer à l’oral « chez ». « Chez ». « Je sais », « chez ». « Je sais pas », « chez pas ». Le « e » de « se » disparaît. « Ce qu’il veut » devient « ce qu’il veut ». Et parfois, le « e » de « il » disparaît aussi. Donc, « qu’il veut » devient « qui veut ». Et si on rassemble tout ça, eh bien, on passe de « je ne sais pas ce qu’il veut » à « je sais pas ce qu’il veut ». Et là, ce n’est pas une chose que je fais en exagérant, c’est vraiment la façon dont beaucoup de Français parlent à l’oral.

      Est-ce que tu retrouves les mots si je te dis « je ne sais pas ce qu’il veut » ? Donc, j’ai déjà partagé avec toi des choses assez utiles, je pense, et il est inutile que tu gaspilles ton attention, ton énergie à prendre des notes. On partage avec toi une fiche PDF gratuite qui reprend tout ce que je viens de te dire et tout ce que je vais t’expliquer ensuite. Il te suffit de la télécharger dès maintenant. C’est le premier lien dans la description. Vas-y, fais-le tout de suite.

      Deuxième phrase, elle est un peu plus simple. « T’as fait quoi hier ? » « T’as fait quoi hier ? » Ça veut dire « Tu as fait quoi hier ? » On dirait, d’une manière tout à fait correcte, « Qu’as-tu fait hier ? »

      » Mais à l’oral, on évite, on ne fait pas toujours cette inversion. « Qu’as-tu fait hier ? » devient « Tu as fait quoi hier ? » Et quand on contracte un peu, on dit « T’as fait quoi hier ? » Le « Tu as » devient « Ta ». Tu as fait quoi ? T’as fait quoi ? Et c’est vraiment quelque chose de très courant dans les conversations familières. On va dire, t’as faim ? T’as soif ? T’as envie de venir ? Le « tu as » devient « ta ».

      Troisième phrase, il n’y a plus de pain. Donc la phrase complète, c’est « il n’y a plus de pain ». Mais à l’oral, on va souvent dire, « il n’y a plus de pain ». « Il n’y a plus de pain », « il n’y a plus de pain ». « Il y a » se réduit souvent à « y a ».

      Ici, on retrouve la disparition du « ne » de la négation. Donc, « il n’y a » devient « y a ». « Plus » peut parfois se réduire à « pu ». Au lieu de dire « plus », on dit « pu ». « Il n’y a plus » devient « y a pu ». Le « e » de « de » disparaît aussi. Et « de » « pain » devient « d’pain » ou plus exactement « t’pain ».

      Et c’est là que tu vois la différence entre les deux versions. Il n’y a plus de pain, il n’y a plus de pain. Quatrième phrase, faut que j’y aille. La phrase complète, c’est « il faut que j’y aille ». Ça veut dire « il faut que je parte ». « Il faut que j’y aille » devient « faut que j’y aille ». Dans une conversation familière, « il faut » devient souvent « faut ». Puis, le « e » de « que » disparaît.

      Donc, « que j’y aille » devient « que j’y aille ». On en arrive donc à faire passer « il faut que j’y aille » à « faut que j’y aille ». Cinquième phrase, « je peux pas venir ». Tu as peut-être retrouvé la phrase complète qui est « je ne peux pas venir ». « Je ne peux pas venir » devient « je peux pas venir ». Le « e » de « je » et le « e » de « venir » disparaissent. Encore une fois, le nœud de la négation disparaît aussi.

      Et écoute aussi le début. Ici, on avait « je peux », on a enlevé le « e », ça fait « je peux ». Donc, on a un « j » suivi d’un « p », « je peux ». Et en français, on a tendance à l’oral, quand on a ce « j » et ce « p », à prononcer le son « ch ».

      Donc, au lieu de dire « je peux », on dit « je peux ». Et donc, « je ne peux pas venir » devient « je peux pas venir ». Sixième phrase, un tout petit peu plus simple, mais c’est aussi une contraction qu’on retrouve très souvent.

      T’es où ? La phrase complète, c’est « tu es où ? » Et encore une fois, ça c’est de l’oral. À l’écrit, on dirait « où es-tu ? » Puisque quand on pose une question, on a l’inversion entre le sujet et le verbe. « Où es-tu ? » À l’oral, le « où es-tu » devient « tu es où ? »

      Et le « tu es où », quand on parle un peu vite dans les conversations familières, devient « t’es où ». Comme on l’a vu tout à l’heure avec « tu as » qui devenait « ta », « tu es » devient « t » et le « t » s’enchaîne avec « ou », « t’es ou » ; et au final, au lieu d’entendre, et finalement, au lieu d’entendre vraiment trois mots séparés, « tu es ou », toi, tu entends trois sons ; et finalement, au lieu d’entendre trois mots séparés, « tu es ou », toi, tu entends deux sons, « t’es ou ».

      Septième phrase, celle-là, elle est pas mal, tu vas voir : il m’a dit qu’il venait pas. Je répète : il m’a dit qu’il venait pas. La phrase complète, c’est : il m’a dit qu’il ne venait pas. Et on a tendance, à l’oral, au lieu de dire : « il m’a dit qu’il ne venait pas », à dire : « il m’a dit qu’il venait pas ». Donc, cette phrase veut dire : quelqu’un m’a annoncé qu’il ne viendrait pas, qu’il ne serait pas présent.

      Donc, dans le langage familier, le « elle » de « il » a tendance à disparaître s’il est suivi d’une consonne. Donc, le « il », ici « il m’a dit », devient « i m’a dit ». Même chose dans « qu’il venait » qui devient « qui venait ». Encore une fois, on enlève le « ne » et, encore une fois, on enlève le « e » de « venait ». Et on finit par passer de « il m’a dit qu’il ne venait pas » à « i m’a dit qu’i venait pas ».

      Donc, je voudrais maintenant te faire découvrir deux autres petites phrases bonus, puisque tu as compris les règles.

      En fait, ce n’est pas du hasard tout ça. Ça suit des règles qui sont certes des règles non officielles, mais qui suivent une certaine logique. Donc, on va voir si tu as repéré ces transformations avec la prochaine phrase. Si je te dis : « T’as vu, il n’y a plus de café », est-ce que tu comprends « T’as vu, tu as vu, il n’y a plus de café », « Il n’y a plus de café », « T’as vu, il n’y a plus de café », « Tu as vu, il n’y a plus de café ».

      Une autre phrase : « Je ne sais pas pourquoi il ne vient pas », je répète : « Je ne sais pas pourquoi il ne vient pas », est-ce que tu reconnais ici la phrase classique ? Oui, c’est « Je ne sais pas pourquoi il ne vient pas ».

      Et « je ne sais pas pourquoi il ne vient pas », ça devient l’oral, « je ne sais pas pourquoi il ne vient pas ». Donc, tu connaissais probablement tous ces mots, tu comprenais ces phrases, et je pense vraiment que c’est à cause de ces contractions, de ces règles un peu inofficielles, que tu as parfois des difficultés à comprendre les séries françaises, les films français ou deux natifs qui discutent entre eux.

      Et ça, pas de panique, ça se travaille. Donc, je t’invite déjà à télécharger la fiche PDF gratuite qui accompagne cette vidéo. C’est le premier lien dans la description, et tu vas découvrir, ou plutôt redécouvrir, toutes ces règles.

      Quand est-ce qu’on contracte ? Comment fonctionnent les Français ? Parce qu’encore une fois, il y a des règles inofficielles. Ce n’est pas des choses qu’on fait au hasard, c’est culturel, mais il y a des règles à suivre.

      Donc, si tu suis et si tu comprends déjà tout ce que j’ai présenté dans cette vidéo et dans cette fiche, tu iras beaucoup plus loin et tu auras un meilleur niveau de compréhension. Donc, télécharge cette fiche tout de suite.

      Et bien sûr, si tu as aimé cette vidéo, fais-le savoir en laissant un petit « j’aime », un petit pouce en l’air. Tu peux la partager avec tes amis et tu peux aussi t’abonner à la chaîne YouTube de Français Authentique en activant les notifications. Merci d’avoir été avec moi aujourd’hui, et je te dis à très bientôt pour un nouveau contenu en français authentique. Salut !

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    • La joie d’être un amateur

      Ressource(s) évoquée(s) dans l’épisode :

      • Découvre mon cours gratuit “7 règles pour parler français sans bloquer”
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        Transcription de l’épisode :

        Salut à tous, et merci de me rejoindre dans ce nouvel épisode de Marchez avec Johan. Marchons ensemble aujourd’hui, et je voudrais te parler d’un sujet auquel j’ai pas mal pensé ces derniers temps. C’est une idée que j’essaie d’apprécier de plus en plus, à savoir faire des choses sans chercher à devenir super fort, sans chercher à devenir le meilleur.

        À limiter un petit peu mes attentes, mon ambition, pas forcément faire quelque chose juste pour tirer un bénéfice, ne pas faire quelque chose juste parce que c’est utile pour ma vie, mais le faire tout simplement parce que je l’aime et ça m’intéresse de le faire. Et dans le monde actuel, ce n’est pas si évident, bien sûr, ça dépend de notre personnalité, mais personnellement, j’avoue que j’ai très longtemps eu tendance à toujours vouloir progresser.

        Dès que quelque chose m’intéressait, j’avais envie de comprendre, d’apprendre, de m’améliorer, de voir comment aller plus vite, de trouver la bonne méthode. J’ai toujours eu un esprit de compétition, je voulais jouer pour gagner.

        Je ne suis pas un mauvais joueur dans le sens où j’accepte la défaite. Si je perds, j’accepte que l’autre a été meilleur que moi, donc je n’ai aucun souci avec ça. Mais, par contre, je n’ai jamais aimé perdre et j’ai toujours joué pour gagner.

        Donc, bien sûr, tout ça, ça m’a servi dans ma vie, parce qu’on fait des choses utiles et on veut s’améliorer. Mais, comme beaucoup de qualités, ça peut devenir un défaut si c’est fait d’une manière un peu trop extrême, en fait.

        Parce qu’au final, tu transformes chaque plaisir en projet. Tu vois, moi, quand je courais à une époque, avant d’avoir des problèmes de genoux, quand je commençais à courir, je voulais améliorer mon temps. Donc, je commençais toujours à me chronométrer, et à me dire : la dernière fois, j’ai couru, je ne sais pas, j’ai fait 10 kilomètres en 53 minutes.

        Demain, il faut que je fasse moins que ça. T’en as qui vont commencer à faire de la photographie, ils vont chercher le meilleur appareil pour faire les plus belles photos possibles. D’autres qui apprennent une langue veulent atteindre le plus rapidement possible un niveau d’expression ; donc, tu vois, tout devient mesurable, tout devient optimisable, et on ne fait que des choses par intérêt et pas par plaisir. Et ça, ça peut devenir un problème, parce que tu n’as plus de hobby, finalement. Je le vois chez moi, alors j’arrive à bien, je pense, trouver le juste équilibre, mais je vois à quel point ça pourrait être un risque.

        Depuis que j’ai repris les échecs, parce que j’adore jouer aux échecs, et bien sûr, j’aime progresser. Quand tu joues, t’as envie de progresser, t’as envie de faire mieux, t’as envie de comprendre pourquoi t’as fait une erreur. Donc, là, j’ai commandé un livre pour m’y mettre, mais tout doucement, pour m’améliorer tout doucement. Parfois, je revois une partie, mais je sais que je ne serai jamais un grand maître, et c’est ok, tu vois, ce n’est pas grave du tout. Je veux simplement être un joueur amateur qui prend du plaisir à jouer le soir.

        Donc, il faut toujours essayer ici de se maîtriser, de, comme on dit, tempérer son ambition. Voilà, donc trouver le juste équilibre. On ne veut pas tomber dans l’excès inverse, à dire : « je fais n’importe quoi, je m’en moque ». Non, moi, quand je perds plusieurs parties de suite, je dirais : « ce n’est pas terrible, ça, pourquoi ? »

        Qu’est-ce qui s’est passé ? Donc, tu vois, tu as toujours cet aspect de juste milieu à trouver.

        D’ailleurs, je t’avais parlé, je pense, d’un livre super intéressant que j’ai lu, qui s’appelle Flow. C’est un psychologue hongrois avec un nom très difficile à prononcer, d’origine hongroise, il était américain d’origine hongroise, Mihály Csikszentmihalyi.  Je pense avoir prononcé à peu près correctement, je l’espère. Je m’excuse auprès de nos amis hongrois si ma prononciation laisse à désirer.

        Mais il expliquait que pour être content, pour bien se sentir, on a besoin d’être dans un état de ce qu’il appelle « flow ». On pourrait traduire par « flux » en français. Donc, c’est un état dans lequel tu fais quelque chose et tu ne penses plus au reste, tu ne penses plus à tes problèmes.

        Tu n’es pas en train de te dire « je passe un beau moment » ou « je passe un mauvais moment ». Non, tu es plongé dans ton activité. Et les échecs, bien sûr, comme la lecture ou d’autres activités, sont des activités dans lesquelles on peut avoir ce flow, justement. Et il expliquait que pour avoir le flow et pour bien se sentir, pour être content, il fallait que l’activité nous procure suffisamment de difficultés pour qu’on ne soit pas sûr de gagner, qu’on ne soit pas sûr de réussir, mais il faut qu’on puisse sentir qu’on peut réussir ; donc, il faut que la réussite soit possible, mais pas garantie. Il y a d’autres caractéristiques des activités de flow, mais c’en est une qui, moi, m’a un peu marqué.

        Et les échecs, et ce que je te décrivais, c’est ça, en fait, quand je commence une partie, je peux la gagner, mais je ne suis pas sûr, et donc, j’essaie de faire de mon mieux pour la gagner et pour m’améliorer, mais sans trop me prendre la tête. Même chose avec la guitare, tu vois, je peux apprendre à jouer quelques morceaux, je peux les jouer tranquillement, mais je n’ai pas envie de devenir un pro, je n’ai pas envie de faire des concerts, j’ai pas envie de publier des vidéos sur la guitare, j’ai pas envie de construire des projets autour de ça. C’est pas mon activité, je veux simplement jouer. Et ça, c’est un risque.

        On voit sur les réseaux, par exemple, des gens qui font des vidéos de guitare, parce que c’est des super guitaristes, ou des vidéos d’échecs. Mais quand tu prends ta passion et que tu en fais une entreprise, tu peux te dégoûter de ta passion, finalement, tu vois ?

        Donc, c’est toujours le risque aussi. En tout cas, moi, je trouve qu’accepter d’être un amateur, ça retire de la pression. On n’a rien à prouver, on n’a pas de résultats à atteindre, on n’a pas de comparaison à faire. On peut simplement apprécier le processus, et franchement, ça, c’est quelque chose qu’on a perdu. Aujourd’hui, beaucoup de choses sont liées à la performance, même les loisirs. C’est vrai, il faut progresser. Il faut mesurer, il faut montrer… Tu sais, ces applications, comme quand on commence en course à pied, c’est Strava, je crois, où les gens, sur les réseaux, ils publient leurs courses du dimanche pour montrer qu’ils ont couru longtemps, qu’ils ont couru vite, etc. Et c’est OK, parce qu’en général, les gens, bon, il y a toujours un peu d’égo quand on fait ça, mais il y a aussi une partie : « Je vais montrer aux autres et ça va me motiver, je vais avoir une sorte de pression sociale qui va me pousser à faire toujours mieux ».

        Donc, tu vois, ça peut être le risque de transformer des passions en prison. Pourquoi une activité agréable devrait-elle forcément devenir productive ? Je pense qu’on peut accepter que des choses soient inutiles, inutiles au sens économique du terme ou au sens productivité du terme.

        Moi, pendant très longtemps, je refusais de faire des choses qui n’étaient pas productives. C’est-à-dire, si je lisais un livre, c’était pour apprendre des choses et devenir meilleur. Si je faisais une vidéo, c’était pour aider les membres de Français Authentique et faire en sorte que Français Authentique croisse. Donc, je me focalisais sur les choses utiles. Mais on peut très bien lire un roman juste pour passer un bon moment. Jouer aux échecs, comme je l’ai dit. Dessiner. Faire un jardin, non pas pour avoir une récolte extraordinaire, mais pour passer du temps dehors dans la nature. Faire de la musique. Marcher.

        Marcher, ça reste un petit défi pour moi, parce que j’utilise beaucoup la marche pour plein de choses : pour téléphoner, pour faire des brainstormings, pour écouter des contenus. Mais parfois, justement, il faut accepter que la marche soit inutile. C’est juste : je vais marcher, je vais me vider la tête, je vais bouger, ça va rendre ma vie agréable et c’est tout, c’est tout. Je ne cherche pas forcément à ce que ça devienne super utile.

        Et du coup, tu vois, le fait de faire ça, ça nous permet de souffler, d’être un peu moins stressé, de ne pas être tout le temps en train de courir. Et ça rejoint bien ma recherche actuelle de simplification, d’arrêter de tout optimiser, d’arrêter de chercher toujours des nouvelles idées, des nouveaux projets, et laisser davantage de place à ce qui est déjà là dans ma vie, ce que j’ai déjà construit, ce que j’ai déjà réussi. J’ai envie de mieux profiter finalement de ce que j’ai construit et pas utiliser chaque moment pour réussir encore plus, en fait.

        Donc, tu vois, je pense qu’il y a un petit fond aussi d’humilité là-dedans. Parce que quand on est amateur, on est moyen, on n’est pas super fort dans ce qu’on fait, donc on fait des erreurs, on rencontre des gens qui sont bien meilleurs que nous. Et finalement, c’est sain, parce qu’on voit bien qu’on peut être heureux dans une activité sans être le plus doué, tout simplement.

        Et bien sûr, ça vaut pour ton apprentissage du français. Beaucoup, je sais qu’énormément de gens, se mettent la pression. Ils veulent parler parfaitement sans faire d’erreur, ils veulent avoir la meilleure prononciation possible, comprendre tous les mots d’un livre, ils se comparent aux autres « Lui, il parle mieux que moi », ils veulent atteindre un niveau C1, C2… Certains me disent : « Johan, j’aimerais parler comme toi ». Mais moi, les amis, je suis français, c’est normal que je parle parfaitement le français. Ou même pas parfaitement, je retire le mot « parfaitement », c’est normal que je parle le français avec un bon niveau puisque c’est ma langue maternelle. Donc, arrêtez de vous prendre la tête ! Soyez ambitieux, bien sûr, on veut progresser, mais aimez la langue, aimez les activités et vous progresserez.

        Les gens que je côtoie dans l’académie Français Authentique et qui ont un super niveau, ce sont des gens qui ne sont pas tout le temps en train de chercher à être meilleurs, chercher à prouver. Ce sont des gens qui pratiquent, qui prennent du plaisir et qui acceptent d’être amateurs en français. Et toi, tu peux être un amateur du français, tu peux aimer regarder un film, aimer discuter avec des francophones sans chercher la perfection. Et ceux qui progressent le mieux, c’est ceux qui font ça en général.

        Donc, protégeons ces espaces-là. Dans des vies remplies d’objectifs, remplies de responsabilités, de travail, de projets, choisissons quelques activités dans lesquelles le seul indicateur de réussite, c’est : est-ce que j’ai passé un bon moment ? Est-ce que j’ai pris du plaisir ?

        Et je m’aperçois que j’ai un peu trop négligé ça. J’ai passé trop de temps dans ma vie à essayer de progresser. Et bien sûr, je vais continuer à le faire dans plein d’endroits. Je veux dire, à chaque fois que j’enregistre une vidéo, un podcast, chaque fois que je prépare un script, chaque fois qu’on travaille sur des modules de l’académie, on veut être meilleurs, on veut mieux faire, ça c’est sain. Mais j’apprends aussi que dans certaines activités, c’est OK de ne pas être optimisé, c’est OK de ne pas être parfaitement maîtrisé, c’est OK d’être un amateur. Parce qu’être un amateur, ça ne veut pas dire être mauvais, c’est juste qu’on a conservé le droit de faire quelque chose juste parce qu’on l’apprécie.

        Donc voilà, j’espère que ça t’a inspiré, j’espère que ça t’a plu. Si tu ne l’as pas encore fait, je t’invite à rejoindre le cours gratuit de Français Authentique. On va te mettre le premier lien dans la description, qui te permettra de suivre notre cours « 7 règles pour parler français sans bloquer ». Je te le recommande, il reprend vraiment toutes les bases de la méthode d’apprentissage de Français Authentique. On retourne ce cours, on le refait régulièrement, donc même si tu l’as déjà suivi, je t’invite à le suivre de nouveau.

        Merci d’avoir été avec moi aujourd’hui, et je te dis à très bientôt pour un nouvel épisode de Marchez avec Johan. Salut !

        L'article La joie d’être un amateur a été publié la première fois sur Français Authentique.

        0 min
      • Tu apprends des mots en français puis tu les oublies ?

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        Transcription de la vidéo :

        Salut ! Tu apprends des mots en français, mais au moment de parler, tu ne les retrouves plus ? Tu les as pourtant revus, répétés, et tu finis par te dire à quoi servent tous ces efforts si j’oublie tout ? Je te comprends, car j’ai connu ces frustrations en apprenant des langues étrangères.

        Rassure-toi, ça ne veut pas dire que tu as une mauvaise mémoire. Tu as probablement plutôt un problème de méthode. Aujourd’hui, je vais te présenter une technique simple pour mieux mémoriser ce que tu apprends et pour être sûr de tout retrouver au moment où tu parles. On va s’entraîner, je vais te proposer un exercice et on va pratiquer avec trois expressions françaises très courantes. Avant de passer à cette technique, il y a un concept super important à comprendre.

        Tu peux très bien connaître un mot quand tu l’entends, mais ne pas être capable de le retrouver au moment de parler. C’est la différence entre ton vocabulaire passif et ton vocabulaire actif. Le vocabulaire passif, ce sont tous les mots que tu comprends. Le vocabulaire actif, ce sont tous les mots que tu es capable d’utiliser quand tu parles.

        La méthode que je vais te présenter dans un instant, elle est destinée à améliorer ton vocabulaire actif, celui dont tu as besoin au moment où tu t’exprimes en français. Il y a quatre étapes.

        Choisis, personnalise, retrouve et réutilise. Alors, pas besoin de prendre de notes. Là, je vais te présenter ces quatre étapes en détail. Tu n’as aucune note à prendre, tu n’as rien à écrire, puisque tu peux télécharger gratuitement la fiche PDF qui accompagne la leçon d’aujourd’hui. C’est le premier lien dans la description, donc tu peux le faire soit maintenant, soit tout à l’heure. Mais concentre-toi sur ce que j’explique.

        Première étape, choisis.

        C’est très simple, tu vas choisir, tu vas décider quels sont les mots qui sont importants pour toi. Quand tu regardes une vidéo, tu peux avoir envie de noter tous les mots nouveaux. Mais si tu fais ça, tu risques de remplir des carnets entiers avec du vocabulaire que tu n’utiliseras probablement jamais.

        Entre parenthèses, c’est ce qu’on nous a enseigné à l’école. C’est ce que les écoles ou les enseignants en général nous poussent à faire. Nous, ce n’est pas vraiment ce qu’on veut faire.

        Donc, moi, je t’invite à te poser cette question.

        Dans quelle situation je pourrais utiliser ce mot ? Si tu te dis : « je ne vois pas quand est-ce que je pourrais l’utiliser », tu ne passes pas de temps à te focaliser dessus. Par contre, si tu imagines une situation de vie dans laquelle tu pourrais utiliser ce mot, eh bien, tu le gardes. C’est ce que j’ai fait quand je travaillais en Autriche. À chaque fois que j’étais dans une situation dans laquelle il me manquait un mot, eh bien, je le notais. Et je me disais : « voilà, ce mot, je dois le connaître parce que j’en aurais eu besoin aujourd’hui dans ma vie ». Donc, ça me permettait de sélectionner le vocabulaire que je voulais faire passer dans mon vocabulaire actif.

        Donc, je t’invite à faire la même chose, choisis, détermine quels mots tu veux vraiment connaître. Alors, pour notre exercice d’aujourd’hui, on va prendre trois expressions. La première, c’est « avoir du mal à ». Ça veut dire « quelque chose est difficile pour moi ». Si je te dis « j’ai du mal à comprendre ce film », ça veut dire « c’est difficile pour moi de comprendre ce film ». « Avoir du mal à ».

        Deuxième expression que nous allons utiliser pour pratiquer la technique du jour, « avoir envie de ». Ça veut dire « souhaiter quelque chose ».

        Par exemple, « j’ai envie de sortir », ça veut dire « je souhaite sortir », « j’aimerais bien sortir ». Et troisièmement, se rendre compte que ça veut dire réaliser quelque chose, comprendre quelque chose. Par exemple, je me rends compte que j’ai oublié mon téléphone. Avant, je ne l’avais pas réalisé, je ne savais pas, ce n’était pas dans mon attention. Maintenant, ça l’est, je m’en suis rendu compte.

        Alors, tu connais peut-être déjà ces trois phrases, tu les comprends peut-être déjà, mais est-ce qu’elles font partie de ton vocabulaire actif ? Es-tu capable de les utiliser spontanément quand tu parles ? C’est ça qu’on va travailler. Dans la première étape, on a choisi.

        On a choisi du vocabulaire important. La deuxième étape, c’est de personnaliser. On va essayer d’amener le vocabulaire dans notre univers, dans notre vie. Et si on reprend nos trois phrases précédentes, eh bien, on va faire en sorte que ces trois phrases parlent de nous, ou en tout cas qu’elles puissent s’adapter à notre vie.

        Par exemple, pour avoir du mal à, moi, je pourrais m’imaginer personnellement, j’ai du mal à ne rien faire. Tu vois, ça, ça me parle, parce que moi, j’aime apprendre, j’aime travailler pour France Authentique, j’aime passer du temps avec ma famille. Donc, j’ai du mal à ne rien faire. J’ai des difficultés à ne rien faire. Donc, cette phrase, elle me correspond.

        Maintenant, il faut que toi, tu trouves une phrase qui te corresponde. Donc, réfléchis. Qu’est-ce qui est difficile pour toi ? Ça peut être, je ne sais pas, te lever le matin, comprendre des films en français, dire non aux autres, peu importe. Donc, tu peux te préparer une petite phrase qui commence par « j’ai du mal à ». Vas-y, tu peux même mettre la vidéo sur pause si tu souhaites, personnalise cette phrase.

        Ok, passons maintenant à « avoir envie de ». Moi, je dirais « j’ai envie de faire une promenade ». Tu vois, c’est une chose que j’aimerais faire maintenant. Donc, je dis « j’ai envie de faire une promenade ».

        Et toi, choisis-toi une phrase, personnalise « j’ai envie de » dans ton univers, dans ta vie. Vas-y. Et enfin, se rendre compte que, moi, je pourrais dire : je me rends compte que j’ai trop joué aux échecs hier. Voilà, c’est une phrase de ma vie, je me dis, si je réfléchis, je comprends, je réalise que j’ai trop joué aux échecs hier. Ça, ça me correspond à moi. Personnalise cette phrase dans ton univers, pour ta vie. De quoi te rends-tu compte ?

        Donc voilà, tu as maintenant trois phrases que tu as choisies dans l’étape 1 et que tu as personnalisées. Et tu vois, ce qui est très bien avec cet exercice, c’est que ça te permet aussi d’apprendre les prépositions qui vont avec : avoir du mal à.

        Avoir envie de, se rendre compte que. Donc, tu retiens un bloc, tu retiens un ensemble que tu pourras réutiliser dans toutes les situations de ta vie. Donc, on a défini, première étape, on a personnalisé, deuxième étape. Maintenant, la troisième étape, c’est de retrouver. C’est cette étape qui fait bien la différence entre le vocabulaire passif et le vocabulaire actif.

        Parce qu’encore une fois, reconnaître un mot quand on l’entend, c’est tout à fait différent d’avoir ce mot qui vient spontanément à notre bouche au moment où on parle. C’est complètement différent.

        Donc, c’est ce chemin qu’on va entraîner maintenant dans cette étape de retrouver. Donc, dans la deuxième étape, tu as créé trois phrases qui correspondaient à ta vie, qui correspondaient à ton univers. Si tu les as notées quelque part, cache cette feuille. Je voudrais que tu retrouves ces phrases maintenant avec moi.

        Donc, tout à l’heure, tu m’as dit que quelque chose était difficile pour toi. C’était quoi ? Qu’est-ce qui est difficile pour toi ? Comment peux-tu exprimer ça en français ? Vas-y, je te laisse retrouver ta phrase de tout à l’heure. Ok, donc tu as dû dire : « J’ai du mal à… » et tu avais quelque chose d’adapté à ta vie. Moi, ce que j’avais dit, c’est « j’ai du mal à ne rien faire ».

        Deuxième situation, y a-t-il une chose que tu aimerais faire ? Et si oui, quelle est cette chose ? Qu’est-ce que tu as dit tout à l’heure ? Comment as-tu exprimé le fait que tu aimerais faire quelque chose ? Donc, pour exprimer le fait qu’on aimerait faire quelque chose, on dit « j’ai envie de » et moi, j’avais dit tout à l’heure « j’ai envie de faire une promenade ».

        Et enfin, tu voudrais exprimer que tu réalises quelque chose, que tu comprends quelque chose. Comment pourrais-tu dire ça, et quelle a été ta phrase tout à l’heure, personnalisée ?

        Oui, ici on utilise « je me rends compte que » et moi, je t’avais dit : « je me rends compte que j’ai trop joué aux échecs hier ». Donc, tu as peut-être hésité, tu as peut-être eu des difficultés à retrouver ces trois phrases, et ne t’inquiète pas, c’est tout à fait normal ; c’était juste ici un exercice pour t’enseigner une méthode.

        Ce qui nous aide à retenir les mots et les expressions, ce qui fait que tout cela rentre dans notre vocabulaire actif, c’est le fait de rechercher, de réfléchir, de vérifier, de se dire : « ah, mince, je me suis trompé, je reprends ». C’est ce processus qui permet d’ancrer les mots dans notre mémoire. Donc, pas de soucis si tu as eu des difficultés pour cette fois ; il te suffira de les revoir un peu plus tard.

        Donc, on a choisi du vocabulaire, on a personnalisé ce vocabulaire et on l’a retrouvé, on a cherché à le retrouver. La quatrième étape, qui est une étape super importante également, c’est de réutiliser. Parce qu’une expression, elle peut te revenir aujourd’hui et t’échapper demain. C’est tout à fait possible.

        C’est pour ça que, dans mon cours gratuit « cette règle pour parler français sans bloquer » je te parle de la répétition. Il faut réécouter, réentendre tout le vocabulaire qu’on a appris, et c’est une chose qui est super importante pour toi dans le cadre de la méthode qu’on voit aujourd’hui.

        Tu vas réécouter les passages dans lesquels tu as entendu ce vocabulaire. C’est pour ça qu’il faut que tu te focalises sur des contenus que tu apprécies pour les réécouter. Il faut écouter plusieurs fois les mêmes contenus. Ce que je t’invite à faire, par exemple, avec les trois phrases que nous avons vues aujourd’hui, c’est de les réutiliser dans les jours qui viennent.

        Et tu peux les transformer un petit peu. Si aujourd’hui j’ai dit « j’ai envie de faire une promenade », demain je peux dire « j’ai envie de voir mes amis ». Tu vois, une même expression te sert dans plusieurs contextes. Et saisit chaque opportunité d’utiliser une expression que tu as apprise.

        Si quelqu’un te demande comment se passe ton apprentissage du français, tu peux lui répondre « j’ai encore du mal à comprendre les films, mais je progresse », par exemple. Tu vois, tu te pousses, tu te forces à utiliser une expression que tu as apprise. Tu veux proposer une activité à un ami, tu lui dis « j’ai envie de sortir », tu viens ?

        Et si tu n’as personne avec qui pratiquer, si tu n’as personne avec qui tu peux réutiliser ce vocabulaire, tu peux te parler à toi-même ou tu peux utiliser ou enregistrer un message audio que tu envoies à un partenaire de langue. Je sais que dans l’Académie Française Authentique, on a un groupe privé Telegram et c’est l’occasion pour ceux qui en font partie de pratiquer.

        Si tu te dis « j’aimerais pratiquer ces trois expressions », je vais enregistrer un message audio dans lequel je vais utiliser ces expressions.

        Ça, c’est très rapide : on peut faire ça en 30 secondes, une minute. Donc, voilà le chemin pour apprendre du vocabulaire, pour apprendre des expressions et ne plus jamais les oublier. Tu commences par choisir ce qui est pertinent pour toi. Ensuite, tu personnalises : tu fais en sorte que ce vocabulaire s’adapte à ta vie.

        Ensuite, tu retrouves. C’est-à-dire que régulièrement, tu t’interroges et tu essaies de te souvenir, de te remémorer ce vocabulaire.

        Et si tu l’as oublié, ce n’est pas grave. Tu l’as cherché et tu le retrouves. Et enfin, tu le réutilises. Ça peut être sur des groupes privés, à l’écrit, à l’oral, toi-même, seul, sous la douche, peu importe, mais tu réutilises ces mots.

        Je t’invite maintenant à choisir une des trois expressions que nous avons vues aujourd’hui et à rédiger une phrase qui s’applique à ta vie et à la partager avec moi en commentaire. Tu peux retrouver la technique que je viens de te présenter avec les explications dans notre fiche PDF gratuite : c’est le premier lien dans la description, je t’invite vraiment à le télécharger dès maintenant.

        Si cette vidéo t’a plu, je t’invite à le faire savoir en laissant un petit « j’aime », ça nous encourage et ça nous aide. Tu peux aussi partager cette vidéo avec tes amis en leur disant : « Hé, voilà comment on peut enfin apprendre du vocabulaire et ne plus jamais l’oublier ! » Abonne-toi à la chaîne YouTube de Français Authentique en activant les notifications.

        Merci d’avoir été avec moi aujourd’hui, et je te dis à très bientôt pour du nouveau contenu en français authentique ! Salut !

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        15 min
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        Ressource(s) évoquée(s) dans l’épisode :

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          (Fais un clic droit sur ce lien pour enregistrer le fichier MP3)

          Transcription de l’épisode :

          Eh bien, salut chers amis, et bienvenue dans ce nouvel épisode de Marchez avec Johan. Aujourd’hui, on va parler de notre attention, de notre capacité à nous focaliser et à réfléchir, et pas seulement de notre attention à nous, notre attention personnelle. On va aussi parler de l’attention de nos proches, de ceux qui sont autour de nous.

          Et il y a un sujet sur lequel Céline et moi, on a toujours été stricts avec nos enfants et aussi avec nous-mêmes, en tout cas on essaye : c’est les smartphones, ce sont les réseaux sociaux. En fait, on veut faire attention à tout ce qui peut capturer l’attention de nos enfants pendant des heures et des heures, l’attention de nos enfants ou la nôtre. On veut protéger notre attention à tous, et bien sûr, les smartphones et les réseaux sociaux sont des choses qui sont très, très, très, très néfastes pour notre attention.

          Donc, bien sûr, ce n’est pas toujours facile à faire, surtout avec les enfants, parce que plus ils grandissent et plus le sujet est délicat ; ils n’arrivent pas trop à comprendre pourquoi on donne tant d’importance à ce sujet-là. Et on voit dans l’actualité, que ce soit en Europe en général ou en France en particulier, que ce sujet prend beaucoup d’importance. On parle de l’interdiction des réseaux sociaux pour les enfants de moins de 15 ans.

          Ma fille, Emma, vient juste de fêter ses 15 ans, donc on se rend bien compte de ce qui se passe à cet âge-là. Et je dis l’Europe, mais pas seulement. Il me semble qu’il y a eu cette interdiction en Australie, par exemple, qui a été l’un des premiers pays à le faire. Donc voilà, c’est un sujet global.

          Et nous, on a toujours mis beaucoup de limites. Nos enfants n’ont pas accès aux réseaux sociaux. Même Emma, à 15 ans, elle n’a pas Snapchat, elle n’a pas Instagram, comme la plupart des filles et des garçons de son âge. Mais c’est un peu compliqué, parce que pour nous, la décision est simple.

          On ne veut pas qu’elle scrolle, qu’elle passe des heures à être attrapée par des contenus courts ou même qu’elle soit façonnée par des choses artificielles qu’on peut voir sur les réseaux. Mais pour elle, c’est beaucoup moins simple, parce qu’il y a un coût social, évidemment. Elle m’a dit plusieurs fois : « Mais oui, mais je suis la seule ; on est deux dans ma classe seulement à ne pas avoir accès à Snapchat et Instagram ».

          Et parfois, ça peut lui donner l’impression d’être différente, d’être un petit peu exclue, d’être la seule à ne pas avoir accès à plein de choses que les autres considèrent comme étant normales.

          En fait. Et bien sûr, elle nous le dit. Et tu vois, je ne veux pas faire semblant que nos règles n’ont aucun coût. Ces règles ont un coût. Et même si on cherche à la protéger, eh bien, ce n’est pas toujours, toujours facile. Parce que notre travail en tant que parent, ce n’est pas seulement de faire plaisir à nos enfants. Bien sûr qu’on veut leur faire plaisir, qu’on veut les rendre contents. Mais notre travail, c’est de les protéger. Et parfois, en voulant les protéger, on les isole un peu.

          Donc, il faut trouver une frontière, un équilibre, et cette frontière, elle bouge avec l’âge. Je le vois avec Emma, qui a 15 ans, qui est complètement différente en termes de caractère et de maturité que son frère Tom, de 13 ans.

          Pour Raphaël, à presque 6 ans, on n’a pas encore ce souci. Mais voilà, c’est une histoire de compromis, une histoire d’amélioration, d’optimisation, de discussion, de communication. Et bien sûr, on cherche à protéger leur attention.

          Et c’est ça, moi, je pense, le plus important. Je veux que mes enfants sachent ce que c’est que s’ennuyer. On a perdu la capacité à s’ennuyer.

          On a du mal à rester deux minutes à rien faire. Dès qu’on a un tout petit peu de temps, là, je parle aussi bien sûr des adultes, on va attraper notre téléphone parce qu’on n’aime pas rester à rien faire.

          Alors, il y a Pascal, déjà au XVIIe siècle, qui disait, ou qui a écrit – alors je paraphrase, ce n’est pas la citation exacte, mais en gros – tous les malheurs du monde viennent du fait que les hommes ne savent pas rester dans une pièce seule à penser. Et ce n’est pas pour rien que son livre est appelé « Les Pensées de Pascal », parce que ce qui était vrai à l’époque l’est encore plus aujourd’hui.

          On ne sait plus penser, on ne sait plus réfléchir, on ne sait plus s’ennuyer.

          Et ça, je ne veux pas que mes enfants souffrent de ça, en fait. Le problème de l’écran ou du smartphone, ce n’est pas l’objet en lui-même, c’est la passivité qu’il implique. La passivité qu’il implique, c’est pas quelque chose de créatif où on doit faire quelque chose.

          Et quand je vois Emma qui continue de dessiner, elle aime dessiner ; parfois elle passe des heures à faire des coloriages, à faire des choses dans sa chambre, de créatives. Tom, lui, il fait beaucoup d’origami, tu sais, c’est quand tu plies des morceaux de papier pour faire des objets ; alors il fait plein d’armes pour lui, à l’époque, mais maintenant il en fait beaucoup pour son petit frère, Raphaël. Tom joue beaucoup avec son frère, ils inventent des choses, des histoires, ils lisent. J’essaie de leur apprendre les échecs et je trouve ça précieux, en fait, plutôt que de choisir en permanence, comme activité de substitution, le smartphone ; on cherche à avoir des activités un peu plus intéressantes et surtout, encore une fois, qui sont focalisées sur l’attention.

          Ça va être ça, je pense, un des grands enjeux des prochaines années et des prochaines décennies : ça va être de garder notre capacité d’attention, notre capacité à se concentrer.

          C’est pour ça que je reste persuadé que la lecture, c’est quelque chose de super important. Pas forcément pour les informations, parce qu’aujourd’hui, tu peux avoir toutes les informations du monde dans tes oreilles ; je le vois avec l’intelligence artificielle : il suffit de dire à ChatGPT ou à Claude ou à Gemini, peu importe l’application que tu utilises, il suffit de lui dire : « Fais-moi un résumé de toute la période des écritures, des pensées de Pascal », par exemple, et quand il a fini d’écrire, tu marques « lire » ou « énoncer », ça dépend des applications, et tu peux écouter. Donc, tu n’as même plus besoin de lire, tu peux demander l’accès à n’importe quelle connaissance et l’écouter, tu n’as plus besoin de lire. Et je sais que ça va devenir de plus en plus compliqué pour les gens à lire des livres, parce qu’ils n’arriveront plus à se focaliser, à se concentrer, et des gens qui ne savent pas se focaliser, qui ne savent pas se concentrer, c’est des gens qui vont avoir de nombreux problèmes, je pense, je pense vraiment.

          Donc, c’est pour ça que j’essaie, dès le plus jeune âge, de protéger mes enfants. Je ne leur donne pas d’écran, ou peu d’écran. Et ils finissent par trouver quelque chose, comme je l’ai dit : dessiner, construire, lire, sortir, jouer dehors, jouer au ping-pong, discuter, se disputer entre frères et sœurs, etc. Mais le vide crée souvent de la créativité, en fait. Donc, j’en parlerai un peu plus tard sur une chose un peu plus personnelle. Mais j’essaie aussi de me libérer de ça, parce que le smartphone remplit maintenant chaque seconde disponible. T’es dans une file d’attente, tu prends ton smartphone. T’as 5 minutes dans la voiture, tu prends ton smartphone. T’as 2 minutes avant le dîner, tu prends ton smartphone. Tu t’ennuies un peu, tu prends ton smartphone. Tu te brosses les dents, tu prends ton smartphone. Tu t’assoies sur les toilettes, tu prends ton smartphone. Et du coup, il n’y a plus d’espace pendant lesquels l’esprit vagabonde, pendant lesquels on peut penser, etc.

          Et je me souviens que c’est une chose dont m’avait parlé Anne, qui est une très fidèle de l’Académie depuis plusieurs années. Quand je parlais d’utiliser ses temps morts, elle m’a dit, à juste titre, que si on utilisait tous ses temps morts, on n’avait plus de temps pour penser, pour réfléchir. Et je suis tout à fait d’accord avec elle. Ça n’enlève pas que les temps morts peuvent être utilisés, notamment pour les gens qui ont une vie très active, afin d’apprendre des choses. Mais il faut se réserver des moments, un peu d’ennui et de pensée. Donc, moi, je m’en protège moi-même, je me protège de l’objet, déjà, du smartphone en lui-même. Je me protège des nouvelles, j’ai une règle, et j’en parlerai un peu plus tard, mais c’est de ne plus consommer de vidéos courtes et de ne pas consommer de contenus suggérés par des algorithmes. Je veux des choses que je choisis. Si j’ai envie de regarder une vidéo YouTube, je sais que j’ai quelques chaînes que j’aime bien, et je vais chercher un contenu là-bas. Je ne vais pas me dire : « Tiens, je vais sur YouTube et je regarde ces suggestions », parce que les algorithmes nous façonnent, ils nous dirigent quelque part. Donc, ça, c’est une chose où je fais vraiment très, très attention, et je le fais pour moi, pour mon bien-être personnel, mais aussi parce qu’il faut montrer l’exemple aux enfants.

          Si je demande aux enfants de poser leur téléphone et que moi, je suis tout le temps en train de regarder le mien, c’est difficile de les convaincre finalement. Il y a un proverbe français très célèbre qui est : « Faites ce que je dis, ne faites pas ce que je fais ». De trop nombreuses personnes vont réagir comme ça.

          Il y a un film qui s’appelle Les Trois Frères, dont j’ai déjà parlé aussi, qui est mon film français préféré, parce que je le trouve très amusant. Et à un moment, il y a un des acteurs qui est au téléphone avec une femme qui s’énerve, et il lui dit : « Ça ne sert à rien de s’énerver », il lui dit gentiment, d’une manière calme, et elle, elle continue de s’énerver, et il finit par hurler : « Ça ne sert à rien de s’énerver », ce que j’ai trouvé très amusant, et ça va exactement dans la même direction. On dit à quelqu’un de ne pas s’énerver, alors qu’on s’énerve, donc il faut, tu vois, les règles, elles comptent, mais les enfants, ils passent plus de temps à nous regarder qu’à nous écouter, donc il faut mener par l’exemple, tout simplement.

          Pour ce qui est des réseaux, le risque des enfants, c’est les algorithmes qui choisissent les contenus pour nous, qui renforcent nos croyances, puisque l’algorithme te propose ce que tu aimes, donc il va te proposer des choses auxquelles tu crois, avec lesquelles tu es d’accord, et tu ne seras plus jamais confronté à des débats, à des idées différentes, puisqu’on va juste te donner des choses qui renforcent ce que tu crois, et au final, tu ne peux plus vraiment changer d’avis, et c’est pour ça, je pense, une des raisons pour lesquelles la société est si clivante, où il y a tant de clivages aujourd’hui. Des clivages, ça veut dire que les gens pensent d’une manière extrême. Et on le voit, avec les élections françaises qui approchent, on a beaucoup d’extrêmes : l’extrême gauche, l’extrême droite, beaucoup ont des idées très extrêmes.

          Parce que tu as une idée, imagine quelqu’un, alors, quel sujet je pourrais prendre pour ne pas être trop controversé ? Prends un sujet qui revient tout le temps en France, qui est l’immigration. Imagine quelqu’un qui pense qu’il faut arrêter l’immigration en France, qu’il y a trop d’immigration.

          Eh bien, il va regarder un contenu sur les réseaux qui parle de ça. Donc, ça va le renforcer. Lui, il va penser qu’il s’informe, mais ça va renforcer sa croyance. Derrière, l’algorithme va lui proposer plus de contenu qui parle de ça.

          Donc, ça va renforcer encore ce qu’il pense. Et au bout d’un moment, ça va le rendre encore plus extrême dans sa façon de penser, alors que s’il avait dit : « Bon, bien sûr qu’il faut réguler l’immigration, parce qu’on ne peut pas accueillir tout le monde dans de bonnes conditions, qu’il faut penser à la dignité humaine, etc. » S’il avait un avis plus nuancé, à force d’avoir des contenus extrêmes, noir ou blanc, il va finir par avoir une vision extrême aussi.

          Donc, c’est pour ça que les réseaux, je pense, sont très, très, très néfastes et peuvent être très… peuvent enfermer aussi nos enfants dans un certain nombre d’idées et les empêcher de développer l’esprit critique dont nous avons tous besoin.

          Donc, tu vois, je ne sais pas exactement de quelle règle je vais avoir besoin dans 2-3 ans pour le smartphone de mes enfants, pour leur consommation des réseaux. Bien sûr, ça va évoluer, mais j’aimerais vraiment leur transmettre que le téléphone, ça doit rester un outil, pas un maître, qu’il faut vraiment protéger notre attention, qu’il faut savoir s’ennuyer, qu’il faut savoir avoir des activités intellectuelles, la lecture, les échecs, le piano, la musique, peu importe, mais vraiment des vraies activités qui méritent notre attention, parce que je pense vraiment que protéger l’attention de nos enfants, c’est aussi protéger leur liberté, tout simplement.

          Donc, voilà, j’espère que ça t’a plu, que ça t’a intéressé, que tu aies des enfants ou pas, parce que ce sujet, il nous touche tous, il nous parle à tous ; peut-être que tu souhaites influencer quelqu’un de ta famille, ta femme, ton mari, ton petit-fils, peu importe, en fait, on a tous, je pense, la possibilité de rendre le monde meilleur sur ce sujet.

          Et si tu t’intéresses au contenu de Français Authentique et que tu n’as pas envie de manquer quoi que ce soit, je t’invite à télécharger notre application mobile gratuite : tu as un lien dans la description et tu as accès à tous nos contenus.

          L’application a été remise à jour, elle fonctionne super bien, elle est très simple à utiliser et je pense qu’elle t’aidera justement à rester focalisé et à ne pas avoir plein de distractions sur les plateformes de podcast où on va te dire « Oui, mais tu devrais écouter ça, et puis ça, et puis ça ». Là, tu te focalises sur des contenus en français. Merci d’avoir passé ce moment avec moi et je te dis à très bientôt pour un nouvel épisode de Marchez avec Johan. Salut !

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          16 min
        • Sais-tu encore ne rien faire ? (Café Avec Johan 22)

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          Transcription de la vidéo :

          Salut, et merci de me rejoindre pour ce nouvel épisode de Café avec Johan. Est-ce que tu sais encore ne rien faire, même pour quelques minutes, même pour dix minutes ? Pas sûr, parce que si tu as cliqué sur cette vidéo, c’est que tu connais probablement cette sensation qu’on peut commencer à tous ressentir quand on a un petit moment pour soi.

          Tu imagines, tu as un petit moment, tu as dix minutes qui arrivent, qui sont disponibles, mais tu vas prendre ton téléphone, tu arrives, tu prends ton téléphone, parce que c’est le comportement par défaut quand on a dix minutes de temps. Ou alors tu vas te dire : « Tiens, qu’est-ce que je pourrais faire pendant ces dix minutes ? »

          Ou alors tu vas être perdu dans tes pensées pour penser ou pour réfléchir à l’avenir. Et moi, je connais bien ça, ça fait très longtemps que j’en parle et ça fait aussi un bon moment que j’ai simplifié à la fois mes journées ; donc j’ai commencé par travailler un peu moins, être plus focalisé, simplifier tout un tas de tâches administratives, etc. Mais en simplifiant, je me suis aperçu que j’avais du mal à ne rien faire et que je remplissais.

          Donc, on vide des choses, on enlève des obligations et on remplit de tâches supplémentaires ou de complexités supplémentaires. Et aujourd’hui, j’aimerais bien qu’on voie ensemble déjà qu’on réalise que ce n’est pas forcément bon d’être tout le temps en train de remplir, de chercher à être productif, de chercher à produire, à faire des choses. Parfois, on peut juste prendre plaisir à souffler. On n’a pas besoin de rendre chaque minute de notre journée utile.

          Encore une fois, par le passé, je me disais : chaque moment de ma journée doit être utile. Même mes pauses. Pendant mes pauses, je veux lire. Pendant mes marches, je veux marcher vite pour être essoufflé.

          Donc, on est dans cette recherche, parfois permanente, de faire plus et d’avoir plus.

          Donc, un des objectifs de cette vidéo, c’est de trouver un moyen ensemble d’être un peu plus centré, d’être capable de souffler et d’être finalement plus serein et finalement plus heureux. Et ça, tu vois, c’est ce que je disais tout à l’heure, on peut s’en apercevoir, ou le test qui montre à quel point on peut être un peu malade parfois, c’est ce test des 10 minutes. Quand tu n’as rien qui t’attend, tu n’as rien dans ton emploi du temps, mais ton premier réflexe, c’est d’ouvrir YouTube, de regarder tes e-mails, de prendre ton téléphone pour voir si tu n’as pas des messages sur WhatsApp. Et en fait, on est tout le temps en train d’apprendre, d’agir, ou de réagir, de construire, et on n’apprécie plus finalement, ou de moins en moins, les petits moments de la vie.

          Un des grands freins à ça, parce qu’il y a souvent trois réactions quand on a un peu de temps devant nous, si on reprend cet exemple des dix minutes, tu as dix minutes devant toi. Déjà, le premier sentiment, si tu ne fais rien, c’est la culpabilité. Tu vas culpabiliser, tu vas dire : « Non, mais attends, je devrais faire quelque chose là, je devrais produire ». C’est aussi ce que le monde nous dit en permanence, on vit dans un monde très compétitif où on nous pousse à faire plus. Et quand je dis « tu » ici, je parle de moi aussi, quand je m’arrête, quand je ne fais rien, je vais commencer à culpabiliser. Je vais me dire : « Attends, il y a plein de travail à faire, il y a du rangement à faire, il y a des messages auxquels je dois répondre ».

          Donc, pourquoi je m’arrêterais, pourquoi je ne ferais rien, alors qu’il y a tant de choses à faire ? » On nous expliquait, ou l’auteur nous expliquait, qu’on était dans un monde fini, que notre vie, par définition, était finie et qu’en fait, on n’aura jamais de moment dans notre vie où tout sera terminé.

          Je crois que c’est David Allen, aussi, le célèbre coach et écrivain en productivité, qui disait : « Le jour où tu vas mourir, ta to-do list, ta liste de tâches, elle ne sera pas vide ». Donc, déjà, tu vois, quand je culpabilise, je me dis : « Non, mais de toute façon, quoi que je fasse, que j’en fasse un peu plus ou un peu moins, ma liste ne sera jamais vide ». Donc, je peux me permettre de procrastiner d’une manière consciente sur un certain nombre de tâches.

          Donc, la culpabilité, c’est souvent ce qui nous pousse à ne pas vouloir faire une pause ou à ne pas vouloir nous arrêter.

          La deuxième chose, c’est l’ennui. On se dit : non, mais attends, je ne suis à rien, je vais juste regarder un petit truc sur mon téléphone. Parce que le silence nous paraît fade. On n’arrive pas à rester ici, à rester dans nos pensées.

          Et c’est Pascal qui disait que tous les problèmes du monde viennent du fait que l’homme, les hommes, ne sont pas capables de rester seuls dans une pièce à ne rien faire. Et c’est ça, en fait. En fait, souvent, on s’ennuie, on a peut-être un peu peur au fond de nous, on ressent ce vide, ce silence, et cet ennui, ça nous pousse à faire des choses qui, parfois, ne sont pas très utiles.

          Et le troisième frein, on a vu la culpabilité, l’ennui ; le troisième frein au fait de vraiment faire des pauses, de vraiment souffler, c’est l’anticipation. Où l’on se dit : « bon, ben là, tout va bien en ce moment », mais il faut que je me prépare à la suite, parce que la suite risque d’être compliquée.

          Donc, le corps est là, détendu plus ou moins, mais la tête est déjà en train de régler les prochains problèmes, en train de préparer le lendemain.

          Et parfois, c’est un mélange des trois : on n’arrive pas à se reposer, on n’arrive pas à se poser, parce qu’on est à la fois victime de la culpabilité, de l’ennui et de l’anticipation, d’accord ? Donc, déjà, première chose pratique pour toi : la prochaine fois que ça t’arrive, que tu te dis « bon, là, voilà, j’aurais bien pris 10-15 minutes à rien faire, j’aurais bien mis un peu d’air dans ma journée », et si tu sens que tu n’y arrives pas, observe.

          Observe ces trois réflexes sans les juger. Et comme je te disais, moi, j’ai eu une révélation assez récente ; en tout cas, c’était au fur et à mesure, c’est arrivé au cours de l’année 2026. J’ai déjà, pendant des années, énormément travaillé : au début de Français Authentique, j’avais à la fois mon travail en tant que chef de projet et Français Authentique, que je développais le soir et le week-end. Et au fur et à mesure de ma vie, j’ai eu à jongler entre ma famille, mon développement personnel, mon travail salarié et Français Authentique.

          Donc, j’ai eu tendance à toujours en faire beaucoup et à toujours remplir.

          J’ai beaucoup, beaucoup travaillé. Mon objectif de l’époque, c’était : je me sacrifie pour être un peu plus libre plus tard, pour vraiment vivre de ce que j’aime, pour être toujours là, 15 ans après, à faire des vidéos de développement personnel de café avec Johan.

          C’était ça, mon ambition. Et au fur et à mesure, et ça, c’est arrivé ces dernières années, c’était la deuxième vague, j’ai voulu simplifier un peu mes journées. Donc, avoir moins de projets, moins de contraintes, avoir un peu plus de temps pour ma famille et pour l’imprévu. Parce qu’auparavant, dès que j’avais un impératif, un imprévu familial, ça cassait tout mon système et j’étais obligé de m’adapter.

          Donc, je suis passé par cette phase de simplification et j’ai libéré beaucoup de temps. J’ai vraiment réussi à libérer pas mal de temps. Mais mon esprit avait gardé l’habitude de remplir ces moments, de remplir ce temps. Donc, en fait, je gagnais du temps. J’avais moins de choses à faire et ce temps que j’avais gagné, je l’utilisais à étudier des moyens de gagner encore plus de temps.

          C’est un peu la course folle à la productivité, tu sais, puisque moi, la productivité, j’ai tellement aimé ça, j’ai tellement aimé apprendre, mettre en place des systèmes que c’est devenu un hobby. Donc, en fait, plus j’avais de temps, plus je travaillais à gagner du temps.

          Et au final, c’est un peu n’importe quoi. Parce que finalement, le temps libre, il est là pour se reposer. Il est là pour profiter. Il n’est pas là pour être rempli en permanence. Tu as peut-être déjà eu cette sensation de te dire : vivement le week-end.

          Je travaille toute la semaine, je serai content ce week-end. Et le week-end, tu fais tellement de choses que t’es épuisé ; peut-être que tu as déjà eu ça, moi, ça m’est déjà arrivé. Je me disais : « Vivement le week-end, que je me repose » ; et le week-end, je faisais encore plus que la semaine. Donc, tu vois, avoir du temps libre, c’est bien, il faut en profiter ; c’est bien aussi, ça ne veut pas dire qu’il faut passer son temps à rien faire. Mais il faut se réserver des plages pour vraiment réussir à couper.

          Parce que même les bonnes choses, ça, c’est un sujet que j’ai beaucoup abordé dans mon podcast Marchez avec Johan. Une bonne chose faite à l’excès, ça devient mauvaise. Donc, lire, c’est bien ; apprendre, c’est bien.

          Écouter des podcasts, c’est bien. Regarder des vidéos éducatives, c’est bien. Découvrir de nouvelles idées, c’est bien. C’est vraiment des activités qui, moi, m’ont apporté énormément depuis un peu plus de 15 ans.

          Mais au final, si chaque moment de libre, ça devient une nouvelle formation, si chaque moment où je pourrais me détendre, avoir un hobby, ça devient un moment pendant lequel je veux à tout prix remplir un objectif. Ce n’est pas forcément bon. Là, on est vraiment dans cet extrême qui n’est plus bon. On passe de quelque chose qui était bon à quelque chose qui devient un peu trop imposant.

          Donc, une chose peut être intéressante sans être la chose à faire maintenant. Et du coup, tu vois, c’est ce que j’essaie de faire maintenant quand je prends mes différentes pauses. Et bien, c’est de me demander : qu’est-ce que j’ai envie de faire et est-ce que ça va me permettre de couper et de me reposer aussi, parce que je cherchais, j’avais un point très important à aborder, parce que si on rend des choses bonnes, extrêmes, elles deviennent mauvaises et on va s’en dégoûter, et c’est pas vraiment ce qu’on veut. Donc, il faut aussi, et ça, c’est un peu le défi, le challenge, c’est de trouver des remplacements, de trouver des remplacements, parce que si on dit : « bon, je me repose », et pendant ces moments de repos, je n’ai pas le droit, par exemple, d’écouter des contenus, je n’ai pas le droit de me former à fond, ou de temps en temps, ce n’est pas forcément une règle ultime, eh bien, on ne saura pas quoi faire et on ne sait pas quoi faire.

          Il faut trouver un équilibre, mais le texte ne continue pas, il semble s’arrêter ici. Donc, il faut trouver des activités de remplacement et de substitution. Et c’est vraiment des choses que moi, j’essaie de faire. Et par exemple, j’ai remplacé certaines pauses de l’après-midi où j’en avais marre d’être tout le temps en train de chercher à apprendre, à améliorer. Soit je vais lire un roman pendant une demi-heure l’après-midi, pendant ma pause de l’après-midi, ou alors je vais faire une partie d’échecs, même si là j’ai beaucoup expérimenté, parce que les échecs, c’est une passion pour moi, mais ça peut devenir aussi addictif. Je n’ai pas envie de passer mon après-midi à jouer aux échecs. Donc, parfois je me dis : « allez, je me fais une partie d’échecs », ou parfois je lis sur les échecs, mais l’idée, c’est d’avoir un hobby, un passe-temps, pour remplacer ces moments qu’on cherche à rendre productifs à tout prix.

          Moi, ce que j’ai eu, c’est aussi, et je pense en avoir parlé dans un épisode de Marchez avec Johan, c’est de rendre mes marches trop extrêmes. Je suis un marcheur, ça fait des années que je marche énormément, j’ai une série sur mon téléphone, j’utilise une application où je traque ; ça fait donc… attends, ça fait 1861 jours que je marche plus de 6 km, je traque à chaque fois, c’est mon minimum ; bien sûr, je marche plus, je marche en moyenne 10 km par jour, et j’adore ça. Et j’expliquais dans un podcast de Marchez avec Johan que j’utilisais ces marches pour consommer du contenu, enregistrer du contenu, échanger des messages vocaux.

          C’est un aspect un peu social : passer des coups de téléphone, résoudre des problèmes, donc en faire une sorte de brainstorming avec moi-même. Et ça, c’est top. Mais je me suis aperçu que ce qui était vraiment très agréable pour moi, ce qui me permettait de me recentrer, c’est de passer les premières 10 à 15 minutes sans rien faire. C’est-à-dire, j’ai mon téléphone dans la poche, mes écouteurs dans la poche et je marche, 10-15 minutes. Je laisse les pensées venir, partir, mais je ne suis pas là à me dire : « tiens, ça, il faut que je pense à cette idée » et à prendre des notes sur mon téléphone ou à commencer à faire un brainstorming avec l’intelligence artificielle. Non, je me garde à ces moments et, bien sûr, après, si j’ai envie d’écouter un podcast ou une conférence de Jim Rohn, je peux le faire.

          Mais ces 10-15 premières minutes, j’essaie de regarder autour de moi, observer des choses, laisser mes pensées venir ; des pensées viennent, des pensées repartent, mais ça ne veut pas dire que je suis obligé d’agir dessus.

          Moi, j’ai toujours eu tendance à dire que chaque pensée est importante, il faut que je la capture. Donc, si elle est importante pour mon futur, il faut que je la note, il faut que je la note quelque part. Et bien sûr, c’est une bonne discipline de noter des choses qui viennent dans notre tête, parce que ça permet de ne pas être toujours en train de penser aux mêmes choses. C’est-à-dire, tiens, il faut que je pense à faire ça. Donc, si c’est une action que je dois faire et que je ne dois pas oublier, je la note.

          Mais parfois, je me dis : « Bon, OK, ça, c’est une mauvaise idée. » Oublie cette idée. Donc, je m’autorise, en fait, à marcher sans objectif, et ça, vraiment, vraiment, ça fait du bien.

          Un poison pour le repos, pour les pauses, c’est ça. Et plus que ça, c’est les réseaux sociaux qui sont dessus. Parce qu’on va être là dès qu’on va faire une pause, dès qu’on va être dans une file d’attente, on va prendre notre téléphone et on va regarder, donc on va être sans arrêt en train de mettre des contenus dans notre cerveau, sans arrêt en train de le stimuler et on le stimule de la mauvaise manière, parce qu’on le stimule avec des contenus courts, donc des vidéos d’une minute qui disent : « il faut faire ça, il faut faire ça, si tu ne fais pas ça, tu vas avoir des problèmes » avec des algorithmes qui nous connaissent beaucoup, donc moi, qui vont m’envoyer des vidéos d’échecs de foot, de productivité.

          C’est, je pense, le meilleur moyen pour se griller le cerveau, et je me suis aperçu que le smartphone devenait très envahissant. Pendant des années, j’ai eu le smartphone dans la main, en me brossant les dents, en étant aux toilettes.

          Est-ce que c’est vraiment ce qu’on veut ? C’est une question à poser, parce que moi, pendant longtemps, je l’ai fait par réflexe.

          Est-ce que c’est vraiment ce qu’on veut ?

          Est-ce qu’on est incapable de rester quelques minutes aux toilettes, quelques minutes à se brosser les dents sans se rajouter des stimulations ? Donc, moi, je pense qu’on peut nourrir ces vides et on peut même les rechercher. Donc, aujourd’hui, c’est une des règles que j’ai : cet espace mental que j’ai récupéré n’a pas de prix, ce n’est pas le smartphone. Je vais commencer par le matin : pas de smartphone pendant ma routine matinale, le smartphone reste dans le couloir, pas de smartphone dans la pièce quand je travaille, sauf si je sais que Céline ou les enfants peuvent devoir me joindre, auquel cas je le mets un peu plus loin dans le bureau, mais pas sur mon bureau. Pas de smartphone dans la salle de bain, quand je me brosse les dents, pas de smartphone quand je vais aux toilettes.

          Je m’autorise des vidéos YouTube longues, choisies d’avance, quand je prends une douche, si j’en ai envie. Parfois, je vais prendre une douche juste en réfléchissant. Mais je m’autorise vraiment ces moments sans chercher à tout rendre productif et à rester accroché en permanence à des contenus qui, encore une fois, sont très mauvais pour le cerveau.

          Donc, c’est un peu ce que j’entends par « ne rien faire ». Tu sais, le titre de la vidéo, c’est « Est-ce qu’on est capable de ne rien faire ? » Ce que j’entends par là, ce n’est pas de rester immobile comme ça toute la journée, à attendre, à négliger ses responsabilités. Non, c’est juste de s’accorder des petits moments sans tâche à terminer ou sans résultat. Boire un café, par exemple, alors moi, j’aime prendre mon café en lisant, mais prendre un café en regardant par la fenêtre, par exemple, ça m’arrive.

          Se brosser les dents sans regarder le téléphone. Être aux toilettes sans rien faire. Marcher 10-15 minutes sans rien faire. Regarder le paysage.

          Faire une pause, s’asseoir sur un banc. Regarder les passants. Regarder les arbres. Laisser son esprit vagabonder, c’est-à-dire avoir différentes pensées, sans forcément agir sur ses pensées. On n’a pas besoin de réussir à vider sa tête, parce que c’est impossible. Notre tête, c’est une machine à penser, donc on ne peut pas.

          Mais on peut très bien se dire : voilà, là, je m’assois 5-10 minutes et je laisse mes pensées aller. Si j’ai une inquiétude, je l’accepte. Si j’ai un souvenir, je l’accepte. Si j’ai quelque chose à faire, je l’accepte. Mais je ne suis pas obligé d’agir. Chaque pensée n’est pas une consigne, chaque pensée n’est pas un ordre.

          Je peux la remarquer sans forcément dire : « oh là là, il faut agir ». Donc, c’est ça, en fait, que j’appelle ne rien faire, et que j’essaie aujourd’hui de cultiver, parce que dans le monde dans lequel nous sommes, c’est de plus en plus difficile à faire.

          Et je pense qu’à l’époque dans laquelle nous entrons, avec la technologie, les réseaux, l’intelligence artificielle, ceux qui seront capables de se focaliser, de rester quelques minutes à s’ennuyer, à penser, à ne rien faire, seront les plus heureux. Les autres risquent fort d’abîmer leur cerveau et de ne plus vraiment savoir quoi faire, parce qu’ils seront tout le temps dans cette boucle infernale ; ils risquent de ne pas s’en apercevoir, et c’est probablement aussi ce que recherchent les grandes sociétés, qui se battent pour notre attention au quotidien.

          Donc, tu vois, le point essentiel, c’est de se dire que le repos n’a pas besoin d’être rentable. Ce n’est pas parce qu’on se repose qu’il y a un objectif derrière. On a le droit de passer un bon moment, même si ce bon moment ne va rien nous apporter d’autre que le moment lui-même. Il y a une idée de vie au présent quand on fait ça.

          Parce que quand on est sans arrêt en train de vouloir apprendre des choses pour s’améliorer, pour se simplifier, on vit dans le futur, en fait.

          On remet sa vie à plus tard. Alors que si on s’accorde quelques minutes par jour, je ne suis pas là, encore une fois, je veux être très clair, je ne suis pas là à dire qu’il faut arrêter de faire des choses. Mais plusieurs fois par jour, on peut s’autoriser ces petits moments sans objectif. Et ce seront les seuls moments pendant lesquels on va vivre l’instant présent réellement.

          Donc, ce que moi, je te propose, c’est d’essayer simplement, à pas, de te bâtir un nouveau programme de fou, super long, avec des étapes, non, tu peux te dire : « La prochaine fois que j’ai un petit moment disponible pour moi », l’histoire du brossage de dents et des toilettes, c’est quand même un bon, une belle chose à tester, à essayer. Et bien, je ne le remplis pas, d’accord, je laisserai mon téléphone dans une autre pièce et je ferai ce que j’ai à faire. Tu peux aussi tester une marche, rapide, cinq minutes peut-être, sans rien, sans téléphone, ou le téléphone dans la poche.

          Tu peux te dire, ok, je vais observer ce qui se passe. Est-ce que j’ai de l’ennui, de la culpabilité ? Est-ce que je suis soulagé ? Est-ce que je suis en permanence en train de me dire : il faut que je vérifie quelque chose ? C’est juste pour mieux te connaître et découvrir un petit peu comment tu réagis.

          Mais bien sûr, ce n’est pas une chose qui va venir comme ça. Moi, je me considère comme malade, comme étant quelqu’un qui a une addiction, à la dopamine notamment.

          J’avais fait un épisode de podcast, aussi, Marchez avec Johan, dans lequel j’expliquais, je parlais de cette addiction à la dopamine. Et l’idée, c’est de petit à petit laisser un peu d’espace à notre cerveau. Et je t’invite à vraiment tester ça par de petits, de tout petits défis, mais de quelques minutes, tous les jours. Et pendant ces pauses, tu n’as rien à prouver. Ça ne veut pas dire que tu négliges le reste.

          Moi, j’adore toujours lire, j’adore toujours apprendre, travailler, enregistrer les vidéos, aider les gens, construire, développer ce français authentique.

          Tout ça, c’est ma passion. Mais j’essaie aussi de profiter de ce qu’il y a autour. J’ai parlé uniquement ici de mon attention et de mon repos mental, mais bien sûr, il y a toute la partie de la spiritualité ; j’aime prendre du temps pour prier. Il y a la partie familiale, j’aime prendre du temps pour profiter de mes proches.

          Donc, tout ça, en fait, toutes ces bonnes choses, ce sont des activités qu’on peut obtenir en travaillant moins et en essayant moins, ou en ne cherchant pas à tout le temps faire plus. Un moment calme, ce n’est pas forcément un trou dans la journée qu’il faut combler, d’accord ? Ça, je pense avoir été assez clair là-dessus.

          On n’est pas obligé de remplir chaque minute pour ajouter de la valeur, et on peut s’autoriser à ne rien faire. Donc, j’espère que ça t’inspire.

          J’espère que tu testeras, d’une manière ou d’une autre, mon petit défi. Pendant une semaine, pas de téléphone quand tu te brosses les dents, ou autre ; peut-être que tu n’as pas cette habitude, mais que tu as une autre habitude qui n’est pas bonne. Essaie de justement tester un petit truc, et je te garantis que tu verras des résultats, qu’il y aura un avant et un après.

          J’espère que ça t’a plu. Si tu t’intéresses au développement personnel, je t’invite à suivre le premier lien dans la description, parce que je t’offre mon livre « 4 pilules pour une vie riche et sans stress » sous forme de pdf. Donc, c’est le premier lien dans la description. Si tu as aimé cette vidéo, fais-le savoir en mettant un petit « j’aime ». C’est l’épisode… je ne sais plus, 21 ou 22, de « Café avec Johan », et je ne sais pas encore si ce format va perdurer. Moi, j’apprécie beaucoup enregistrer ces vidéos, mais j’ai besoin que tu me fasses savoir, par un « j’aime », si ça te plaît.

          Tu peux bien sûr partager cette vidéo avec tes amis, laisser un petit commentaire. Tu peux me dire si toi, tu arrives à ne rien faire. Peut-être que tu es plus avancé que moi, et que c’est à toi de m’enseigner, dans les commentaires, comment tu fais. Donc, on lit tous vos commentaires, et je serai très heureux de te lire. Et bien sûr, n’oublie pas de t’abonner à la chaîne YouTube de Français Authentique, en activant les notifications. Merci d’avoir passé ce moment avec moi aujourd’hui, et je te dis à très bientôt pour un nouvel épisode de Café avec Johan. Merci, salut !

          L'article Sais-tu encore ne rien faire ? (Café Avec Johan 22) a été publié la première fois sur Français Authentique.

          28 min
        • Simplifier sans se fragiliser

           

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          (Fais un clic droit sur ce lien pour enregistrer le fichier MP3)

          Transcription de l’épisode :

          Salut et bienvenue dans ce nouvel épisode de Marchez avec Johan. C’est un plaisir pour moi de t’accueillir aujourd’hui pour un épisode de développement personnel. Voilà, on va parler un peu de développement personnel aujourd’hui avec un sujet qui m’anime beaucoup et dont j’aimerais partager les différents enseignements, les différentes réflexions avec toi, parce que j’ai beaucoup parlé ces dernières semaines, ou ces derniers mois même, d’un besoin que nous avons tous, j’imagine, et moi encore plus en ce moment, qui est le besoin de simplification.

          Simplifier sa vie, simplifier ses décisions, simplifier son travail, simplifier parfois son organisation familiale. C’est, en tout cas, un sujet qui m’anime beaucoup, et si tu écoutes les épisodes précédents sur l’application mobile de Français Authentique, par exemple, eh bien, tu verras qu’ils sont très nombreux chez moi.

          Mais je me suis rendu compte, en voulant simplifier et être parfois un peu trop extrême, qu’il y a une limite à la simplification, parce que plus on simplifie, plus on a le risque de créer de la fragilité. Je sais que cette idée va un peu à l’encontre de ce que pense, par exemple, quelqu’un comme Nassim Nicholas Taleb, qui, dans son livre « Antifragile », explique que pour être robuste, il faut être simple, et je ne veux pas caricaturer ou réduire sa pensée, parce qu’il a écrit des livres très longs sur le sujet, mais il me semble me souvenir qu’il disait que quelque chose de simple était moins fragile, et je ne suis pas tout à fait sûr de ça. Je comprends l’idée, bien sûr, quand on a quelque chose de complexe, le moindre imprévu peut rendre les choses vraiment très graves ; on le voit. Pour moi, un bon exemple, c’est l’administration et la bureaucratie en Europe en général, en France en particulier : ça crée beaucoup de vulnérabilité. Quand un problème arrive, il y a plein d’endroits dans le monde qui ont des organisations plus simples, plus souples, et pour lesquelles il est plus facile de réagir quand il y a un problème.

          Mais, d’une manière générale, je pense que si on simplifie trop, on devient fragile, on ne devient plus résistant au risque. Donc, on aurait, d’un côté, je vais donner des exemples concrets, on aurait d’un côté la simplicité et de l’autre côté la sécurité, et très souvent, quand on augmente l’une, on diminue l’autre, et je trouve que c’est assez intéressant à garder en tête, parce que ça nous touche tous, et ça touche des sujets de nos vies que nous avons tous, à un moment ou à un autre, à traiter. Prends un exemple tout simple : la banque.

          Tu peux te dire, moi, je vais avoir un seul compte bancaire. C’est formidable. J’ai un seul accès, donc un seul mot de passe, un seul relevé mensuel, une seule carte, une gestion très simple. Et c’est ce que j’ai fait pendant longtemps avec la société qui gérait Français Authentique. J’avais un compte. Pourquoi ?

          Pourquoi je vais m’embêter à avoir plein de comptes ? Sauf qu’un jour, la banque, en plein mois d’août, m’a envoyé une lettre alors que j’étais en vacances. Elle m’a envoyé un courrier, je n’étais pas chez moi, pour me dire « Monsieur, on va fermer votre compte parce que notre banque change de stratégie et elle veut se recentrer sur des activités autres ». Elle ne m’a pas laissé le temps et les cartes ont été gelées. Et les fournisseurs que je devais payer n’ont pas été payés.

          Alors, évidemment, ça n’a pas duré longtemps, parce qu’aujourd’hui, on a des banques en ligne et j’ai pu très vite prendre une banque en ligne pour me permettre de résoudre le problème. Mais j’étais fragile.

          Qu’est-ce qui se passe si la banque bloque le compte ? Même temporairement, parce qu’elle a des questions. Tu es en vacances, tu ne peux pas répondre, elle bloque ton compte. Tu ne peux pas te servir de ta carte. Ou si la carte bloque ou s’il y a un problème technique, la simplicité, tu vois, dans ce cas, elle crée clairement de la fragilité. Donc, du coup, qu’est-ce qu’on fait ?

          On ajoute un deuxième compte, peut-être une deuxième carte, donc du coup, il faut souvent deux applications, deux mots de passe, deux relevés, deux comptes à surveiller et à alimenter. Décidez, ok, ce compte-là, je l’utilise pour ces dépenses-là, ce compte-là, je l’utilise pour les autres dépenses. Donc du coup, on est un tout petit peu plus en sécurité, mais on a perdu en simplicité.

          Et après, tu peux ouvrir un troisième compte, parce qu’il peut y avoir différentes raisons. Du coup, tu gagnes encore plus en sécurité, mais tu perds encore plus en simplicité. C’est la même chose pour les investissements. Imagine que quelqu’un dise : « Moi, je vais placer tout mon argent sur un seul investissement. »

          C’est simple. Un seul investissement à regarder de temps en temps, rien à suivre, aucune décision à prendre, pas d’arbitrage, mais tu dépends de cet investissement. Si tu veux réduire le risque, tu diversifies. Plusieurs investissements, plusieurs secteurs, plusieurs types d’actifs. Tu es plus robuste, parce qu’en cas de problème, tu ne dépends pas d’un seul investissement, mais tu complexifies ta situation.

          Et on retrouve ça partout. Récemment, je regardais notre système de sauvegarde des photos. Si tu n’en as qu’un, tu as une sauvegarde, c’est simple. Mais si tu en as plusieurs, c’est sûr.

          C’est pareil pour les sources de revenus. Une seule source de revenus, c’est simple.

          Mais plusieurs, ça t’apporte la sécurité. Dans une entreprise, je parlais la semaine dernière de notre équipe, la formidable équipe de Français Authentique, pardon, si un rôle ne peut être exécuté par une seule personne, c’est simple. Sauf que cette personne peut tomber malade ou avoir un problème. Et du coup, c’est risqué.

          C’est vrai aussi dans l’apprentissage du français. Souvent, je te dis, il faut simplifier, il ne faut pas utiliser 15 méthodes, il ne faut pas changer d’outil en permanence. Mais la simplicité, ça ne veut pas dire qu’il faut apprendre d’une seule manière.

          Parce que est-ce que tu vas avoir besoin d’écouter, de lire, de parler, de t’exposer à différents francophones ? Sinon, tu peux devenir très bon dans un environnement précis et être perdu dès que tu es dans la vraie vie, en fait. Donc, tu vois, ces exemples concrets, pratiques…

          Oh, il commence à pleuvoir ! Il commence à pleuvoir, ok. C’est rare qu’il pleuve ici.

          Mais le danger, ce serait de chercher un extrême. La sécurité absolue, ce serait probablement invivable. Tu as besoin d’avoir plusieurs plans B. Tu as besoin de complexifier un peu pour te sécuriser. Et ça, c’est compliqué.

          Parce que chercher l’extrême dans la sécurité, c’est dangereux.

          Chercher l’extrême dans la simplicité, c’est dangereux aussi, en fait. Et ça revient, tu vois, je te parlais récemment : j’utilise toujours mes exemples personnels pour illustrer. Je te parlais de notre retour en France, mon cap pour l’été 2027, c’est la simplification et l’enracinement, un seul lieu de vie, par exemple, ça va beaucoup simplifier notre organisation, mais je ne veux pas non plus tomber dans l’excès inverse et simplifier tout en gardant de la sécurité pour absorber les imprévus.

          Donc, on peut parler peut-être de robustesse. Tu vois, ce n’est pas un système qui serait parfait, mais c’est un système simple, mais capable d’encaisser des problèmes. C’est ça, la robustesse.

          Et je trouve que cette distinction est importante, et j’essaie de me poser davantage cette question. Est-ce que la complexité que j’ajoute m’apporte réellement de la sécurité ? Ou alors, est-ce que c’est de la complexité inutile ? Si c’est de la complexité inutile, on l’enlève, clairement. Si c’est de la complexité qui apporte de la simplicité, il faut l’évaluer.

          Si ça vaut le coup, finalement, parce qu’on peut facilement ajouter des protections qui nous rassurent, mais qui, en fait, ne produisent pas vraiment d’effet et ne nous sécurisent pas vraiment. Donc, il faut, c’est comme tout dans la vie, il faut prendre le temps de bien réfléchir. Et je vais aussi continuer de me poser la question inverse : quand je supprime quelque chose pour simplifier, est-ce que ça passe, ou qu’est-ce qui se passerait si j’avais un souci ? Tu vois, est-ce que je peux vraiment simplifier, ou est-ce que simplifier ici ça crée un risque démesuré, un grand risque ?

          Et tu vois, je crois que faire cette distinction et se poser ces questions, ça peut vraiment nous aider au travail, dans nos finances, dans notre organisation familiale, dans notre vie numérique. Je parlais des photos tout à l’heure, on a tous pensé à ça un jour. Céline a eu un souci avec son smartphone récemment, et elle a eu de la chance que le smartphone continue de fonctionner à 50 % ; sinon, elle aurait perdu toutes ses photos. Donc, il faut avoir un système. Elle avait un système qui était simple, mais pas robuste, et là, elle a compris qu’il fallait être plus prudent sur le sujet. Et je ne la blâme pas, je ne la juge pas, parce que moi-même, j’ai fait ce type d’erreur à plusieurs reprises.

          Donc, tu vois, il faut aussi se poser ces questions dans notre quotidien, pour nos habitudes, pas forcément chercher le système le plus simple, pas forcément chercher le système le plus sécurisé, mais chercher le système le plus robuste, tout simplement. Et plus je réfléchis à la simplification, plus je comprends que simplifier, ce n’est pas seulement supprimer, c’est supprimer l’inutile sans supprimer ce qui protège. Et crois-moi, ça semble facile comme ça sur le papier, mais parfois, on est dans des zones un peu grises, des zones d’ombre, et on a du mal à trancher. Donc, du coup, quand ça m’arrive, je discute avec mon ami, avec Céline, bien sûr, mais aussi avec mon ami Alberto, créateur d’ Italiano Automatico, que je t’invite à suivre, et on essaie de trouver ensemble le meilleur compromis, tout simplement.

          Donc, voilà pour aujourd’hui, j’espère que ça t’a plu. Si c’est le cas, et que tu as envie d’aider Français Authentique, je t’invite à nous laisser 5 étoiles sur l’application que tu utilises pour nous écouter, quelle qu’elle soit, et que tu partages cet épisode avec un ami qui apprend le français. Et si tu fais ça, tu nous auras beaucoup aidé. Merci du fond du cœur, et je te dis à très bientôt pour un nouvel épisode de Marchez avec Johan. Salut !

          L'article Simplifier sans se fragiliser a été publié la première fois sur Français Authentique.

          13 min
        • 5 choses à savoir avant d’aller au supermarché en France

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          Transcription de la vidéo :

          Salut ! Imagine tu es en France et tu entres dans un supermarché. Tu cherches des médicaments, mais tu n’en trouves pas. Tu prends des tomates, mais tu oublies de les peser. Tu cherches des œufs au rayon frais, mais ils n’y sont pas.

          Tu attends ton ticket de caisse, mais personne ne te le donne. Bienvenue dans un supermarché français. Aujourd’hui, je vais te présenter cinq choses à savoir avant d’aller dans un supermarché en France. Ce ne sont pas forcément des choses uniques au monde, mais elles surprennent beaucoup d’étrangers qui se rendent pour la première fois dans un supermarché français.

          La première chose à savoir, c’est qu’en France, tu ne trouveras pas de médicaments dans un supermarché. Et ça, pour beaucoup d’étrangers, c’est surprenant. Dans de nombreux pays, on peut acheter des médicaments comme le paracétamol, l’ibuprofène, des médicaments contre le rhume, directement au supermarché. En France, non.

          Même pour les médicaments très courants, il faut aller à la pharmacie. Pourquoi ? Tout simplement parce qu’en France, le médicament est très encadré. Il est considéré comme un produit de santé et pas comme un produit de consommation. Il doit donc être vendu sous la responsabilité d’un pharmacien qui a fait des études pour pouvoir le faire. Et même la vente de médicaments en ligne, elle est réservée aux pharmacies autorisées.

          Donc, si tu es en France et que tu vas au supermarché pour trouver quelque chose pour soigner le mal de tête, tu ne trouveras rien. Tu trouveras des vitamines, des compléments alimentaires, des pansements, mais pas de médicaments. Pour ça, il faut que tu cherches les fameuses croix vertes. Quand la croix verte est allumée au niveau d’une pharmacie, ça veut dire que la pharmacie est ouverte.

          Donc, si tu es dans un supermarché en France et que tu as besoin de médicaments, ne dis pas « où est le rayon médicaments ? », mais plutôt « où se trouve la pharmacie la plus proche ? S’il vous plaît. »

          Dans beaucoup de grands supermarchés, c’est ce qu’on appelle des hypermarchés, les grands magasins en France. Il y a, avant d’entrer dans le magasin, ce qu’on appelle une galerie marchande.

          Donc, il va y avoir souvent des cafés, des boulangeries, des bars tabac, et il y a très, très souvent une pharmacie. Deuxième chose à savoir, dans beaucoup de supermarchés français, tu dois peser toi-même tes fruits et tes légumes. Alors, ce n’est pas toujours le cas ; parfois, tu prends tes fruits et légumes, tu les donnes à la caissière, et la caissière les pèse avant que tu payes. Mais, dans de nombreux magasins, c’est toi qui dois les peser. Alors, c’est simple : tu prends tes pommes, tes bananes, tes courgettes, tes tomates, tu les mets à chaque fois dans un sac différent, tu te rends sur la petite balance du magasin, tu choisis à l’écran de quels fruits ou légumes il s’agit ; si tu poses tes bananes, tu t’appuies sur « banane », et il y a une étiquette autocollante qui va sortir, et tu la colles sur ton sac. Comme ça, la caissière n’a plus qu’à passer ce code à la caisse pour te faire payer le montant, et elle gagne du temps. Et si tu oublies de le faire, c’est un peu gênant, parce que tu arrives à la caisse avec tes sacs de fruits et légumes, tu les donnes à la caissière, et elle te dit : « non, il faut les peser ».

          Et donc, tu dois, toi, aller avec tes sacs, peser tes fruits et légumes, et du coup, tu bloques la caisse. Parfois, elle peut les mesurer, mais c’est rare. Quand c’est décidé que ce soit à toi de le faire, elle te renvoie, et toi, tu bloques la caisse, et c’est assez gênant.

          Il m’est d’ailleurs déjà arrivé d’avoir bloqué la caisse, j’étais très gêné, et il m’est aussi arrivé de devoir attendre parce que quelqu’un bloquait la caisse, et c’est toujours frustrant.

          Donc, si tu vas dans un supermarché en France, le mieux est d’observer. Tu regardes : est-ce qu’il y a une balance ? Que font les gens ? Est-ce qu’ils mettent les fruits dans leur caddie ou est-ce qu’ils les pèsent ?

          Et si tu n’es pas sûr, pose la question : tu demandes est-ce qu’il faut peser les fruits et les légumes ? C’est un peu comme ça qu’on apprend les codes d’un pays, c’est en observant les autres et en posant la question.

          Troisième chose qui surprend beaucoup de gens : en France, les œufs sont vendus en dehors du réfrigérateur. Donc, si tu arrives et que tu cherches les œufs à côté du beurre et du fromage dans le rayon frais, tu risques fort de ne pas les trouver. Parce qu’en France, ils sont tout simplement à température ambiante, hors du frigo.

          Pour ceux qui viennent d’un pays dans lequel les œufs sont toujours réfrigérés, ça peut paraître étrange.

          Je sais que certains se disent même « mais est-ce que mes œufs ne vont pas devenir mauvais s’ils sont stockés à température ambiante ? » Donc, non, ce n’est pas de la négligence, rassure-toi.

          En France et en Europe en général, on ne lave pas les œufs avant de les vendre. Ils gardent donc leur protection naturelle autour de la coquille. Et grâce à cette protection, ils peuvent être vendus à température ambiante.

          Dans d’autres pays, comme aux États-Unis par exemple, on lave les œufs, et du coup, en les lavant, ils perdent cette protection naturelle. Et il faut donc les conserver au réfrigérateur.

          Par contre, à la maison, je suis bien les instructions qu’il y a sur la boîte. On te dit où est-ce que tu dois conserver tes œufs. Si tu dois les conserver au réfrigérateur ou à température ambiante, je sais que nous, on les achète et on les conserve à la maison dans le réfrigérateur.

          Une autre surprise pour certains, c’est le lait. Le lait frais, en France, il est bien dans les rayons frais au réfrigérateur. Mais en France, il y a aussi du lait qu’on appelle « UHT », comme ultra-haute température. C’est du lait qui, comme son nom l’indique, a été chauffé à une température très élevée pour tuer toutes les bactéries. Et du coup, ce lait-là, il est conservé à température ambiante.

          Tant que la bouteille n’est pas ouverte, il peut rester hors du frigo. Et là encore, ceux qui sont habitués dans leur pays à n’avoir du lait que dans le rayon frais peuvent être perdus en se disant : mais où est le lait ici ?

          Quatrième chose à savoir, là c’est plutôt une question d’organisation. En France, le dimanche, la majorité des supermarchés sont fermés. Ou alors, ils ne sont ouverts que le matin. Ça peut vraiment surprendre si tu habites dans un pays où tu peux faire tes courses n’importe quand, à n’importe quelle heure, quel que soit le jour. En France, c’est vraiment différent.

          Tu peux te retrouver devant une porte fermée le dimanche, surtout si tu es dans une petite ville. Dans les grandes villes, dans les gares, dans les endroits très touristiques, en général, tu arriveras à trouver un magasin, mais ce n’est pas garanti. Le commerce est très, très encadré en France, et, en général, le repos hebdomadaire commence le dimanche à 13 h.

          Donc, si tu arrives en France un dimanche, surtout l’après-midi, ne t’attends pas à trouver facilement un supermarché dans lequel tu pourras acheter de l’eau, du lait ou du café. Regarde à l’avance, sur Internet, peut-être, s’il y a un supermarché qui est ouvert autour de l’endroit où tu vas rester.

          Cinquième et dernière chose à savoir, celle-là, elle est plus récente, mais plutôt anecdotique. Même les gens qui connaissent bien la France ne sont pas toujours au courant, et moi-même, expatrié depuis un peu plus de 4 ans maintenant, j’ai été surpris la première fois que j’ai vu ça. Avant, quand tu faisais tes courses en France, que tu payais, on te donnait directement le ticket de caisse pour voir tout ce que tu avais acheté.

          Depuis 2023, le supermarché n’imprime plus automatiquement le ticket de caisse. Si tu le veux, il faut le demander. Ou bien, souvent, la caissière va te dire : « Est-ce que vous voulez le ticket ? » Et là, tu réponds oui ou non. Alors, pourquoi ce changement ?

          Tout simplement pour des raisons écologiques et de gaspillage. Avant, on imprimait tous les tickets automatiquement. Les gens les prenaient, les regardaient souvent pas, les chiffonnaient, les jetaient par terre, les mettaient dans leurs poches et, du coup, on gaspillait du papier, de l’encre et il fallait, en plus, ramasser tous les tickets que les gens jetaient par terre.

          Entre parenthèses, je trouve ça complètement fou et un manque de civilité, un manque d’éducation terrible de jeter son ticket par terre.

          Ça, c’est une autre histoire. Donc, maintenant, ce qu’on se dit, et je trouve ça logique : on se dit, on demande au client s’il veut le ticket, on lui donne, parce que s’il le demande, il ne va probablement pas le jeter par terre. Donc, on demande si le client le veut, on lui donne, sinon on ne l’imprime pas, tout simplement.

          Donc, voilà, si tu veux vérifier les prix, si tu veux vérifier qu’il n’y a pas eu d’erreur, si tu veux avoir une preuve d’achat, si jamais tu achètes quelque chose d’un peu cher, demande le ticket, tu le gardes et comme ça tu peux faire ce que tu as à faire avec. Par contre, tu es aussi libre de dire non.

          Et l’idée, ici, c’est de ne pas être surpris, je ne voudrais pas que tu te retrouves à la caisse en attendant, tu attends ton ticket en regardant la caissière ou le caissier pendant que la caissière passe à l’autre client. Je ne veux pas que tu aies ce moment un peu gênant, donc n’attends pas ton ticket si tu le veux, tu le demandes.

          Donc, voilà, j’espère que ça t’a plu.

          Si c’est le cas, tu peux le laisser en laissant un petit « j’aime ». Et tu l’as probablement vu à l’écran tout à l’heure, nous avons rouvert les inscriptions à l’Académie Française Authentique. Elles sont fermées 90 % de l’année parce qu’on aime prendre du temps pour accueillir les nouveaux membres. Mais en ce moment, elles sont ouvertes, tu peux nous rejoindre, il te suffit pour cela de cliquer sur le premier lien dans la description.

          Donc, si tu cherches une plateforme complète qui te permettra de tout faire, de suivre des contenus en prenant du plaisir, de parler sur Zoom avec des tuteurs français, de faire partie d’une communauté et de pouvoir échanger tous les jours, d’avoir accès à des ressources pour t’entraîner sur tous les aspects théoriques du français, pouvoir faire des dictées, pouvoir faire partie d’un club de lecture, et bien sûr, tu choisis, t’es pas obligé de tout faire, il y a énormément de ressources, mais on te demande pas de tout consommer. Si ça t’intéresse, suis le premier lien dans la description, avant que les inscriptions ne ferment.

          Merci d’avoir été avec moi aujourd’hui, tu peux aussi t’abonner à la chaîne YouTube de Français Authentique en activant les notifications, et moi, je te dis à très bientôt pour du nouveau contenu en Français Authentique. Salut !

          L'article 5 choses à savoir avant d’aller au supermarché en France a été publié la première fois sur Français Authentique.

          12 min
        • La chance d’être bien entouré

          Ressource(s) évoquée(s) dans l’épisode :

          • Rejoins l’académie Français Authentique avant la fermeture des inscriptions
          • <span style="display: inline-block; width: 0px; overflow: hidden; line-height: 0;" data-mce-type="bookmark" class="mce_SELRES_start"></span><span style="display: inline-block; width: 0px; overflow: hidden; line-height: 0;" data-mce-type="bookmark" class="mce_SELRES_start"></span><span style="display: inline-block; width: 0px; overflow: hidden; line-height: 0;" data-mce-type="bookmark" class="mce_SELRES_start"></span><span style="display: inline-block; width: 0px; overflow: hidden; line-height: 0;" data-mce-type="bookmark" class="mce_SELRES_start"></span><span style="display: inline-block; width: 0px; overflow: hidden; line-height: 0;" data-mce-type="bookmark" class="mce_SELRES_start"></span><span style="display: inline-block; width: 0px; overflow: hidden; line-height: 0;" data-mce-type="bookmark" class="mce_SELRES_start"></span><span style="display: inline-block; width: 0px; overflow: hidden; line-height: 0;" data-mce-type="bookmark" class="mce_SELRES_start"></span><span style="display: inline-block; width: 0px; overflow: hidden; line-height: 0;" data-mce-type="bookmark" class="mce_SELRES_start"></span><span style="display: inline-block; width: 0px; overflow: hidden; line-height: 0;" data-mce-type="bookmark" class="mce_SELRES_start"></span><span style="display: inline-block; width: 0px; overflow: hidden; line-height: 0;" data-mce-type="bookmark" class="mce_SELRES_start"></span><span style="display: inline-block; width: 0px; overflow: hidden; line-height: 0;" data-mce-type="bookmark" class="mce_SELRES_start"></span><span style="display: inline-block; width: 0px; overflow: hidden; line-height: 0;" data-mce-type="bookmark" class="mce_SELRES_start"></span><span style="display: inline-block; width: 0px; overflow: hidden; line-height: 0;" data-mce-type="bookmark" class="mce_SELRES_start"></span><span style="display: inline-block; width: 0px; overflow: hidden; line-height: 0;" data-mce-type="bookmark" class="mce_SELRES_start"></span><span style="display: inline-block; width: 0px; overflow: hidden; line-height: 0;" data-mce-type="bookmark" class="mce_SELRES_start"></span><span style="display: inline-block; width: 0px; overflow: hidden; line-height: 0;" data-mce-type="bookmark" class="mce_SELRES_start"></span><span style="display: inline-block; width: 0px; overflow: hidden; line-height: 0;" data-mce-type="bookmark" class="mce_SELRES_start"></span><span style="display: inline-block; width: 0px; overflow: hidden; line-height: 0;" data-mce-type="bookmark" class="mce_SELRES_start"></span><span style="display: inline-block; width: 0px; overflow: hidden; line-height: 0;" data-mce-type="bookmark" class="mce_SELRES_start"></span><span style="display: inline-block; width: 0px; overflow: hidden; line-height: 0;" data-mce-type="bookmark" class="mce_SELRES_start"></span><span style="display: inline-block; width: 0px; overflow: hidden; line-height: 0;" data-mce-type="bookmark" class="mce_SELRES_start"></span><span style="display: inline-block; width: 0px; overflow: hidden; line-height: 0;" data-mce-type="bookmark" class="mce_SELRES_start"></span><span style="display: inline-block; width: 0px; overflow: hidden; line-height: 0;" data-mce-type="bookmark" class="mce_SELRES_start"></span><span style="display: inline-block; width: 0px; overflow: hidden; line-height: 0;" data-mce-type="bookmark" class="mce_SELRES_start"></span><span style="display: inline-block; width: 0px; overflow: hidden; line-height: 0;" data-mce-type="bookmark" class="mce_SELRES_start"></span><span style="display: inline-block; width: 0px; overflow: hidden; line-height: 0;" data-mce-type="bookmark" class="mce_SELRES_start"></span><span style="display: inline-block; width: 0px; overflow: hidden; line-height: 0;" data-mce-type="bookmark" class="mce_SELRES_start"></span><span style="display: inline-block; width: 0px; overflow: hidden; line-height: 0;" data-mce-type="bookmark" class="mce_SELRES_start"></span><span style="display: inline-block; width: 0px; overflow: hidden; line-height: 0;" data-mce-type="bookmark" class="mce_SELRES_start"></span><span style="display: inline-block; width: 0px; overflow: hidden; line-height: 0;" data-mce-type="bookmark" class="mce_SELRES_start"></span><span style="display: inline-block; width: 0px; overflow: hidden; line-height: 0;" data-mce-type="bookmark" class="mce_SELRES_start"></span>

            (Fais un clic droit sur ce lien pour enregistrer le fichier MP3)

            Transcription de l’épisode :

            Salut à tous et bienvenue dans ce nouvel épisode de Marchez avec Johan, le podcast de Français Authentique, dans lequel chaque mercredi, eh bien, je parle dans mon micro en marchant et en faisant comme si tu étais à côté de moi, comme si je discutais avec un ami. On parle de divers sujets, vraiment des sujets divers et variés, souvent des sujets de développement personnel, mais pas seulement. Et aujourd’hui, ça va être un sujet, on va dire, un sujet un peu de gratitude, ouais, on peut dire ça comme ça, sujet de gratitude et d’information pour ceux qui s’intéressent à ce que nous faisons à la mission de Français Authentique.

            Avant de commencer, je voudrais te rappeler que les inscriptions à l’Académie Français Authentique sont ouvertes en ce moment pour quelques jours, ce sont les dernières inscriptions de l’année. Je t’invite à suivre le lien dans la description pour en savoir plus et à nous rejoindre avant la fermeture des inscriptions. Tout simplement, ça t’aidera à progresser en français avec nous, à pratiquer régulièrement, à rejoindre une vraie communauté de gens passionnés qui vivent dans le monde entier, qui partagent les mêmes intérêts que toi. Et tu trouveras toutes les infos nécessaires. Si tu as la moindre question, tu peux nous rejoindre. Il y a la possibilité de nous écrire, ou tu peux écrire à [email protected]. Mais je pense que cette page est suffisamment claire pour te donner toutes les infos et te montrer si l’académie est faite pour toi. Parce qu’à la fin, c’est toi qui choisis. Voilà, garde juste en tête que tu n’as que quelques jours pour nous rejoindre.

            Et justement, aujourd’hui, j’avais envie de te parler de quelques personnes qui rendent tout cela possible, qui rendent Français Authentique possible, qui rendent l’académie possible.

            Et j’ai eu l’idée de cet épisode cet été, parce que pour la première fois depuis 15 ans, ça fait 15 ans que Français Authentique existe, j’ai fait plusieurs vraies pauses. Alors, je n’ai pas fait des vraies pauses dans le sens où je ne regarderais pas du tout les messages, je ne suis pas, chaque matin, chaque soir, même en vacances, je regarde est-ce que tout va bien dans le cadre de Français Authentique, donc je regarde les messages, je regarde l’équipe un petit peu, je regarde des pages, je suis toujours au minimum de loin ce qui se passe, il n’y a pas un jour sans que je le fasse, mais c’est vraiment la première fois que je fais plusieurs vraies pauses, des pauses relativement longues, des pauses pendant lesquelles je n’ai pas de projet, c’est justement un peu de surveillance, pas de création de contenu, pas de projet, pas de développement, juste je regarde et m’assure que tout va bien.

            Et ça m’a permis, en fait, ces quelques pauses, d’être plus présent au quotidien pendant mes vacances. Et ça, encore une fois, j’ai bien sûr, depuis que j’ai lancé Français Authentique, toujours pris des petits moments de repos. Mais là, disons que c’est la première fois où j’en prends autant, où je m’éloigne autant.

            Ce qui est cool, c’est que tout a fonctionné. Les membres de l’académie ont continué à être accompagnés, à avoir toutes leurs réunions, à avoir une réponse à leurs questions. J’ai bien sûr posté des petites photos personnelles sur nos groupes privés, parce que, bien sûr, l’académie, c’est une communauté et il y a des gens qui sont littéralement devenus des amis dans cette communauté, donc je ne voulais pas m’éloigner complètement et je ne voulais pas partir, tout simplement.

            Mais voilà, les problèmes qui avaient été résolus, les projets ont avancé, et Français Authentique, ça, c’est le plus important pour moi, a continué à remplir sa mission sans que j’aie besoin d’être là pour chaque décision, en fait.

            Et bien sûr, ça paraît évident et ça l’est. Personne n’est indispensable. Mon père me disait, quand j’étais jeune, il reprenait un proverbe français qui est tellement beau et qui disait, en fait, bon, des gens indispensables, il y en a plein dans les cimetières. L’air de dire, ça signifie qu’en fait, voilà, personne n’est vraiment indispensable.

            On arrive toujours à avancer et à progresser, même quand une personne importante n’est plus là.

            Et ça, c’est un vrai changement par rapport au tout début. Au tout début, le Français Authentique, les premières années, c’était moi. C’est moi qui créais les contenus, qui répondais aux messages, qui réfléchissais aux cours qu’on sortait, qui créais les cours, qui prenais toutes les décisions, même les mini-décisions. Et forcément, tu vois, au bout d’un moment, tu commences à te dire : tout dépend de toi, en fait, et ça, ça marche pendant un temps, pendant un moment. Mais il arrive un moment, surtout quand tu veux faire ce qu’on a fait, c’est-à-dire ne plus seulement proposer des contenus mais aussi des accompagnements, des discussions sur Zoom, de la pratique, des dictées, un club de lecture, si tu veux mettre à disposition tout ce que l’Académie Française Authentique met à disposition de sa communauté, tu ne peux plus le faire seul, en fait. Et c’est une forme de responsabilité que de le reconnaître et de se dire : si je ne suis pas capable de m’arrêter et de prendre du repos, ça veut dire que je n’ai pas vraiment construit une organisation, j’ai juste construit un travail pour Johan, et ce n’est pas la même chose.

            Et aujourd’hui, je vais te parler des différentes personnes de l’équipe, ou un certain nombre d’entre elles, grâce à elles, j’ai plus besoin d’être partout.

            Je peux me concentrer sur les choses sur lesquelles j’ai une vraie valeur ajoutée, les choses sur lesquelles je pense devoir être celui qui décide. Ça peut être la création du contenu, les grandes orientations de Français Authentique, la manière dont on peut mieux servir l’audience et surtout continuer à faire les choses que j’aime profondément, notamment enregistrer ce podcast de Marchez avec Johan. Et tu vois, j’ai beaucoup parlé de simplification ces derniers temps, et on en est là : en fait, simplifier, ça veut pas forcément dire on fait moins, tous ensemble ; ça veut dire mieux répartir les responsabilités, accepter que quelqu’un en fasse un peu moins, que quelqu’un d’autre en fasse un peu plus, être capable de faire confiance et recentrer son énergie là où elle est réellement utile, en fait. Et c’est là que j’éprouve énormément de reconnaissance, de gratitude, parce que derrière Français Authentique, il y a aujourd’hui vraiment des gens formidables, des personnes qui travaillent avec moi depuis très longtemps.

            Je pense que si on prend Jean Didier, ça fait plus de 10 ans, je dirais même 11-12 ans qu’on travaille ensemble. Des gens qui connaissent notre mission, qui connaissent nos valeurs et qui prennent soin de nos membres. Donc, je vais essayer de citer à peu près tout le monde. J’espère n’oublier personne, parce que tu sais que parfois, je suis un peu tête en l’air et j’ai tendance à oublier. Mais bien sûr, je pense à Céline, mon épouse, ma femme, qui n’a pas travaillé avec moi depuis le début. Elle a rejoint l’équipe il y a quelques années ; pendant longtemps, elle a fait son chemin, elle travaillait en tant qu’infirmière puéricultrice. Désormais, elle travaille avec moi, ça fait quelques années, notamment pour de la création de contenu, mais aussi pour m’aider à valider toutes les grandes décisions de Français Authentique, et Dieu sait qu’on en a beaucoup à prendre ; donc, allez avec moi pour ça.

            Jean Didier, évidemment que j’ai cité, c’est quelqu’un d’extraordinaire, il vit au Burkina Faso, il travaille avec moi, comme je l’ai dit, depuis environ 11 ans. C’est lui qui m’avait contacté au moment où j’avais besoin d’aide. Dans un premier temps, il faisait tout ce qui est transcription des épisodes, parce qu’au tout début de Français Authentique, je prenais mon téléphone, j’enregistrais, je postais et c’était fini. Donc, il me disait : « Tiens, ce serait peut-être bien de proposer le texte à ceux qui t’écoutent, qui vous écoutent », vous voyez. Donc, c’est ce qu’on a fait, et depuis, il a commencé à m’aider pour des tâches administratives, et aujourd’hui, il fait plein de choses techniques ; il travaille à plein temps avec moi. Il est indépendant, évidemment, mais il travaille beaucoup avec Français Authentique et met à disposition son expertise pour nous. Et c’est quelqu’un de très précieux, et de gentil, humble, compétent. Et je le considère comme beaucoup plus qu’un collaborateur.

            Il travaille un petit peu avec Jake. Jake, c’est un Américain qui gère toute la partie serveur de Français Authentique. Donc, c’est l’endroit où on stocke nos données, où nos systèmes fonctionnent.

            Et j’ai été très content de le trouver parce que Jake, c’est quelqu’un de très efficace, de très humble, de très humble également. Il vit au Japon, est américain.

            Et en fait, on ne travaille pas très souvent ensemble, mais en général, quand on travaille ensemble, c’est qu’il y a un gros problème.

            Quand le site… Il y a un problème sur le site. On a eu plusieurs fois, et c’est normal, quand on a un système tel que celui que nous avons développé, on peut avoir un problème technique, une mise à jour, un prestataire qu’on utilise qui a un problème technique. Et Jake est là pour résoudre les problèmes. Parce que, pour moi, il est impensable que les gens qui nous font confiance, qui payent un abonnement à l’Académie, n’accèdent pas à leur service, évidemment. Donc, quand on a un problème, quel que soit le jour, quel que soit l’heure, eh bien, Jake est sur le pont pour le réparer.

            Je ne peux pas ne pas citer notre très cher Gwendoline, que les membres de l’Académie connaissent très bien également. Gwendoline, donc c’est pareil, une personne bourrée de qualité, bourrée de qualité à la fois pratique, technique, c’est une grande professionnelle, mais aussi de grande qualité morale, et qui, c’est un peu difficile pour moi parce que je sais qu’un certain nombre des membres que je cite vont écouter l’épisode. J’ai envie d’être comme d’habitude très sincère et donc j’essaie de peser un peu mes mots. Mais Gwendoline a commencé à travailler avec nous en tant que tutrice pour l’Académie.

            Et au fur et à mesure, quand j’ai eu des besoins dans l’équipe, quand j’ai eu besoin de déléguer certaines tâches, j’ai tout naturellement pensé à elle dans plein de tâches d’organisation. Donc, aujourd’hui, elle répond, elle gère le support client, elle gère les commentaires sur les réseaux sociaux, elle gère notre équipe de tuteurs, parce que nous avons une équipe de tuteurs qui donne des leçons dans l’Académie Française Authentique, et elle joue tout le rôle de coordination pour faire en sorte qu’on donne suffisamment de réunions dans l’Académie, que les réunions soient données et soient proposées aux membres à la bonne heure, parce qu’on a des membres dans le monde entier, et on a envie que les membres américains aient autant d’opportunités de participer aux réunions que nos membres européens, et même chose pour les Australiens, et tout ce qu’il y a entre les deux, donc on a des membres un peu partout, et on veut bien les servir, et ça demande beaucoup de coordination. Et Gwendoline me donne plein d’autres rôles, notamment dans l’organisation, dans les décisions, etc. C’est quelqu’un aussi de très, très précieux dans l’équipe.

            Nous avons aussi notre très cher Olivier. Olivier travaille aussi avec nous depuis quelques années. Comme Gwendoline, il a commencé en tant que tuteur. D’ailleurs, Gwendoline n’est plus vraiment tutrice pour différentes raisons. Elle a un agenda suffisamment chargé, et elle donne quelques réunions Zoom, mais plutôt pour remplacer des tuteurs qui seraient absents, parce que c’est pareil, même si nous, on prend des vacances, Français Authentique doit tourner.

            Donc, il faut qu’on ait toujours des options pour que les membres qui payent leur abonnement puissent avoir leur réunion. Et donc, ça, ça demande, par exemple, que Gwendoline remplace des tuteurs qui sont absents. Olivier a commencé comme tuteur, il est toujours tuteur, c’est notre plus ancien tuteur de l’équipe, donc il participe, il anime des réunions Zoom, mais il me donne un bon coup de main, c’est pas vraiment de l’administratif, c’est un mélange de l’administratif et technique, notamment la planification de contenu, c’est beaucoup plus complexe que ça n’en a l’air, et donc, c’est quelque chose qui se gère à la perfection depuis, je dirais, bien presque 4 ans et demi, peut-être, en tout cas, ça fait vraiment longtemps qu’Olivier me donne un coup de main là-dessus et donne aussi un coup de main à Jean-Didier sur tout un tas de choses, donc quelqu’un de très, très précieux.

            Également, nous avons notre chère Valentine, qui elle, fait du montage vidéo sur les vidéos YouTube et les modules de l’Académie, montage vidéo, quelque chose d’assez clé.

            Ce n’est pas facile de trouver quelqu’un qui fait le montage vidéo d’une manière aussi claire et sérieuse que Valentine. Je suis très content de travailler avec elle aussi.

            Leïla, qui enregistre quelques contenus audio pour l’Académie Française Authentique, notamment des fichiers de vocabulaire, de prononciation.

            Leïla est française et elle a une voix très douce, très calme, très agréable à écouter. Donc, ça nous permet aussi, dans l’académie, d’avoir des voix féminines et masculines. Différentes intonations, différentes prononciations pour vous aider. Et bien sûr, on a notre équipe de tuteurs-tutrices, je les cite dans le désordre, même pas dans l’ordre forcément, d’arriver. On a Maud, qui est la tutrice qui donne le plus de leçons, elle est aussi responsable du club de lecture qu’elle gère avec beaucoup de sérieux, beaucoup de talent ; nos membres l’adorent. Elle gère aussi des ateliers chaque mois dans l’académie. On a une fiche SOS qui peut traiter un sujet de grammaire, conjugaison, vocabulaire ou prononciation. Donc, cette fiche SOS, elle est mise à disposition chaque mois dans l’académie ; il y a l’audio qui accompagne la fiche pour ceux qui veulent écouter avec la douce voix de Leïla.

            Et trois fois par mois, nous avons un atelier dans lequel Maud revient sur les notions enseignées dans la fiche, répond aux questions, fait des exercices de mise en pratique, etc. Ça lui permet d’expliquer aux membres ce qu’ils n’ont pas saisi à 100 % dans la fiche.

            Et bien sûr, elle donne pas mal de réunions également. Et on a aussi les dictées dans l’académie. Les dictées, elles sont données par…

            On en a une par mois, par Maud, par Olivier et par Fabienne. Fabienne, qui est aussi une tutrice de l’Académie, qui est là depuis quelques années et qui a donné, je crois, plus de 2000 leçons avec nous, donc quelqu’un d’expérience, très apprécié de nos membres. Également, on a Monia, qui donne des réunions Zoom, qui est une tutrice qui a auparavant géré un groupe Telegram de l’Académie, qui est aujourd’hui animé par Gwen, Gwendoline, mais Monia l’a fait avec grand talent pendant longtemps.

            On a Karen, qui est une tutrice également, très compétente, très discrète, très humble, mais très compétente, très agréable. Noah est aussi un tuteur de l’académie, lui, il anime des réunions sur les fuseaux plutôt asiatiques, puisqu’il vit actuellement – alors, je crois qu’il vit du côté de… j’ai un doute, parce que Noah a vécu au Japon, il a vécu en Corée du Sud et je crois qu’il est en Chine actuellement – mais on a pas mal de nomades dans l’académie, mais voilà, il assure les fuseaux horaires asiatiques pour l’Océanie et pour la côte ouest des États-Unis.

            Et notre dernière venue, c’est Marina, Marina qui vit en Bolivie et qui, elle, donne des leçons plutôt pour les fuseaux horaires américains. Voilà.

            Donc, j’espère n’avoir oublié personne. Ce sont les membres actuels de l’équipe.

            Bien sûr, ça bouge. On a des gens qui nous rejoignent, comme Marina qui vient de nous rejoindre. On a des gens qui nous quittent pour différentes raisons. Je pense à Carole qui nous a quittés récemment, qui faisait un super travail dans l’académie, qui était tutrice également. Et bien sûr, il y a plein d’autres rôles : la comptabilité, des gens qui sont aussi prestataires. Comme tous les gens que je viens de te citer, ce sont des indépendants. Donc, ils ne travaillent pas seulement pour Français Authentique ; ils ne travaillent pas à plein temps pour Français Authentique, mais ils ont des missions pour nous, tout simplement. Et donc, il y en a d’autres. Mais je pense qu’avec Marina, Noah, Fabienne, Karen, Monia, Maud, Leïla, Valentine, Olivier, Gwendoline, Jake, Jean, Didier, Céline, je pense avoir cité ce qui, aujourd’hui, contribue à ce que Français Authentique fonctionne. Donc, voilà, j’espère vraiment avoir oublié personne ; c’est toujours ma crainte. Si c’est le cas, je suis vraiment désolé ; c’est pas volontaire du tout, évidemment, c’est pas un manque de reconnaissance. Mais voilà, c’est une bonne équipe, et une bonne équipe, ça sert pas à faire davantage, ça cherche à faire mieux. Et ça, moi, me permet d’avoir plus de clarté, plus de sérénité, et de faire en sorte, grâce à eux, que l’académie aide encore plus nos membres. Voilà, donc merci à eux, merci beaucoup pour tout ce que vous êtes, pour tout ce que vous faites ; je prouve beaucoup de reconnaissance, beaucoup de gratitude, parce que Français Authentique, c’est plus seulement le projet que j’ai créé en 2011, c’est devenu un projet porté par toute une équipe.

            Et on est bien plus forts tous ensemble, évidemment, que je ne pouvais l’être tout seul en 2011. Et si tu veux, du coup, toi, en profiter, rencontrer un certain nombre de ces personnes, je t’invite à rejoindre l’Académie avant la fermeture des inscriptions ; c’est le premier lien dans la description. Tu rejoins pas seulement un cours en ligne, tu rejoins vraiment un environnement, une communauté, une famille, une plateforme qui t’aide à progresser et qui met à ta disposition des contenus qui t’intéresseront, parce que, comme on parle de tout, il y a forcément des sujets qui t’intéresseront. Merci à tous, merci aux membres qui nous font confiance, merci à l’équipe, merci à toi qui m’as écouté. Je t’invite à suivre le premier lien dans la description pour nous rejoindre dans l’Académie Français Authentique. Merci d’avoir été avec moi aujourd’hui, et je te dis à très bientôt pour un nouvel épisode de Marchez avec Johan. Salut !

            L'article La chance d’être bien entouré a été publié la première fois sur Français Authentique.

            22 min
          • Le présent n’est pas une salle d’attente

            Ressource(s) évoquée(s) dans l’épisode :

            • Rejoins la liste d’attente de l’académie (ouvertures des inscriptions le 04 octobre)
            • <span style="display: inline-block; width: 0px; overflow: hidden; line-height: 0;" data-mce-type="bookmark" class="mce_SELRES_start"></span><span style="display: inline-block; width: 0px; overflow: hidden; line-height: 0;" data-mce-type="bookmark" class="mce_SELRES_start"></span><span style="display: inline-block; width: 0px; overflow: hidden; line-height: 0;" data-mce-type="bookmark" class="mce_SELRES_start"></span><span style="display: inline-block; width: 0px; overflow: hidden; line-height: 0;" data-mce-type="bookmark" class="mce_SELRES_start"></span><span style="display: inline-block; width: 0px; overflow: hidden; line-height: 0;" data-mce-type="bookmark" class="mce_SELRES_start"></span><span style="display: inline-block; width: 0px; overflow: hidden; line-height: 0;" data-mce-type="bookmark" class="mce_SELRES_start"></span><span style="display: inline-block; width: 0px; overflow: hidden; line-height: 0;" data-mce-type="bookmark" class="mce_SELRES_start"></span><span style="display: inline-block; width: 0px; overflow: hidden; line-height: 0;" data-mce-type="bookmark" class="mce_SELRES_start"></span><span style="display: inline-block; width: 0px; overflow: hidden; line-height: 0;" data-mce-type="bookmark" class="mce_SELRES_start"></span><span style="display: inline-block; width: 0px; overflow: hidden; line-height: 0;" data-mce-type="bookmark" class="mce_SELRES_start"></span><span style="display: inline-block; width: 0px; overflow: hidden; line-height: 0;" data-mce-type="bookmark" class="mce_SELRES_start"></span><span style="display: inline-block; width: 0px; overflow: hidden; line-height: 0;" data-mce-type="bookmark" class="mce_SELRES_start"></span><span style="display: inline-block; width: 0px; overflow: hidden; line-height: 0;" data-mce-type="bookmark" class="mce_SELRES_start"></span><span style="display: inline-block; width: 0px; overflow: hidden; line-height: 0;" data-mce-type="bookmark" class="mce_SELRES_start"></span><span style="display: inline-block; width: 0px; overflow: hidden; line-height: 0;" data-mce-type="bookmark" class="mce_SELRES_start"></span><span style="display: inline-block; width: 0px; overflow: hidden; line-height: 0;" data-mce-type="bookmark" class="mce_SELRES_start"></span><span style="display: inline-block; width: 0px; overflow: hidden; line-height: 0;" data-mce-type="bookmark" class="mce_SELRES_start"></span><span style="display: inline-block; width: 0px; overflow: hidden; line-height: 0;" data-mce-type="bookmark" class="mce_SELRES_start"></span><span style="display: inline-block; width: 0px; overflow: hidden; line-height: 0;" data-mce-type="bookmark" class="mce_SELRES_start"></span><span style="display: inline-block; width: 0px; overflow: hidden; line-height: 0;" data-mce-type="bookmark" class="mce_SELRES_start"></span><span style="display: inline-block; width: 0px; overflow: hidden; line-height: 0;" data-mce-type="bookmark" class="mce_SELRES_start"></span><span style="display: inline-block; width: 0px; overflow: hidden; line-height: 0;" data-mce-type="bookmark" class="mce_SELRES_start"></span><span style="display: inline-block; width: 0px; overflow: hidden; line-height: 0;" data-mce-type="bookmark" class="mce_SELRES_start"></span><span style="display: inline-block; width: 0px; overflow: hidden; line-height: 0;" data-mce-type="bookmark" class="mce_SELRES_start"></span><span style="display: inline-block; width: 0px; overflow: hidden; line-height: 0;" data-mce-type="bookmark" class="mce_SELRES_start"></span><span style="display: inline-block; width: 0px; overflow: hidden; line-height: 0;" data-mce-type="bookmark" class="mce_SELRES_start"></span><span style="display: inline-block; width: 0px; overflow: hidden; line-height: 0;" data-mce-type="bookmark" class="mce_SELRES_start"></span><span style="display: inline-block; width: 0px; overflow: hidden; line-height: 0;" data-mce-type="bookmark" class="mce_SELRES_start"></span><span style="display: inline-block; width: 0px; overflow: hidden; line-height: 0;" data-mce-type="bookmark" class="mce_SELRES_start"></span>

              (Fais un clic droit sur ce lien pour enregistrer le fichier MP3)

              Transcription de l’épisode :

              Salut à tous et bienvenue dans ce nouvel épisode de Marchez avec Johan, le podcast de développement personnel qui t’aide à améliorer ton français tout en réfléchissant à ta vie. Avant de commencer, je t’invite à suivre le premier lien dans la description pour découvrir ou redécouvrir l’Académie Français Authentique, qui est notre plateforme spéciale : c’est le grand projet de Français Authentique qui met à ta disposition à la fois des modules, des réunions Zoom avec nos tuteurs, plein d’autres ressources, mais dont les inscriptions sont fermées 90 % de l’année ; donc, si tu as envie d’en savoir plus, suis le premier lien dans la description, découvre le contenu et rejoins la liste d’attente pour ne pas manquer les dernières inscriptions de l’année, ça commence le 4 octobre. Voilà, ça c’est dit.

              Aujourd’hui, je voudrais parler de vivre au présent : c’est un sujet qui me tient à cœur, que j’ai pas mal évoqué ces dernières semaines, et notamment dans deux épisodes précédents, dans lesquels je te parlais d’avenir, je te parlais de la décision que ma famille avait prise de rentrer en France à l’été 2027, de mon besoin d’enracinement, mais aussi de simplification ; donc, deux mots-clés dont j’ai beaucoup parlé, qui me tiennent à cœur, et du coup, tu vois, de construire des choses davantage sur le long terme. Mais cette décision, qui est maintenant prise, définitive – on rentre en France à l’été 2027, et on veut s’y enraciner et ne plus penser à vivre en tant qu’expatrié, à découvrir le monde. Peut-être qu’on se réservera des voyages plus tard, mais en tout cas, ce ne sera plus notre identité.

              Cette décision, elle crée aussi un petit dilemme pour moi, un petit problème, entre guillemets, c’est que le retour, il n’est pas prévu maintenant : il est prévu en juillet 2027 ; donc, il reste un peu moins d’un an à vivre là-bas, aux Émirats Arabes Unis, et je me suis rendu compte que j’avais parfois tendance, souvent même tendance à vivre mentalement ma prochaine vie, tu vois, de vivre mentalement ma vie en France, enracinée, dans les prochaines années, alors que ma vie actuelle, elle continue en fait : ma vie d’expatrié continue pendant presque un an. Et je pense que c’est assez naturel, surtout pour quelqu’un comme moi qui planifie beaucoup : moi, j’aime planifier, j’aime organiser, anticiper, préparer. Quand j’ai un grand projet, j’aime le découper, le simplifier ; il y a beaucoup de pensées, il y a beaucoup de décisions à prendre à l’avance, et c’est ce qui nous a permis de nous expatrier dans un pays en Asie, au Moyen-Orient, assez facilement, finalement, parce que j’avais très, très bien organisé le départ plus d’un an avant, et du coup, ça crée des facilités.

              Mais, tu vois, pour le projet de retour en France en 2027, et bien, ça envoie pas mal de signaux, de choses à organiser, de décisions à prendre liées à la maison, aux travaux, au déménagement, aux écoles, à l’organisation de Français Authentique, à tout ce qui est administratif, financier ; et il y aura toujours quelque chose à préparer.

              Il y a toujours des choses auxquelles je dois penser. Et il faut que je fasse vraiment attention, parce que le danger, c’est clairement de mettre notre vie entre parenthèses, en attente. Dire « notre vie, elle recommencera quand nous rentrerons en France ».

              Et tu vois, il y a des moments où je me suis dit « ah tiens, quand on saura rentrer » ou alors « ah tiens, quand ce sera clair, quand les travaux seront clairs ». Et tu vois, ce mécanisme de dire « quand ça sera fait, eh bien, je me sentirai mieux, je serai moins stressé », c’est un mécanisme que je connais. C’est le fait, finalement, inconsciemment de repousser une partie de sa vie à plus tard, et du coup, on transforme le présent un peu en salle d’attente ; en gros, voilà, je suis en attente, ma vie actuelle n’est qu’une salle d’attente pour ma vie future. Pourtant, c’est une année de ma vie, ou presque une année de ma vie, c’est une vraie année de la vie de mes enfants, une vraie année.

              Et tu vois, mes enfants grandissent, combien me reste-t-il d’années vraiment à passer à 100 % du matin au soir avec Emma et Tom, par exemple ? Plus beaucoup. C’est une année de mon couple, c’est une année de Français Authentique, ça mérite d’être vécu pleinement. Une année, c’est quand même une bonne petite portion de nos vies, donc moi, je veux vivre cette année et pas juste la traverser en attendant juillet prochain, qu’on soit dans notre nouvelle vie.

              Et du coup, ce que je me suis dit, c’est que… Et je vais te donner des exemples qui seront peut-être un peu plus concrets pour toi, qui te concerneront plus, parce que cette tendance que j’ai, on l’a tous, et elle ne touche pas seulement un lieu de vie, tout simplement. Donc, je vais te donner des choses concrètes et plus larges juste après. Mais d’abord, je voudrais te dire ce que j’ai décidé de faire : c’est tout simplement de me donner une mission à cette dernière année, la terminer proprement et sereinement, c’est un beau chapitre de notre vie, ça aura duré 5 ans, 5 ans intenses, pendant lesquels on aura vécu pleinement là-bas, où on se sera imprégné de culture, où on aura découvert plein de choses, où mes enfants auront appris l’anglais, ouais, énormément de choses, vraiment sympa, et qui mérite clairement d’être terminée sereinement.

              Donc, je veux aussi accompagner ma famille dans la transition, notamment les enfants, c’est pas facile pour des enfants de changer de lieu de vie, continuer à simplifier France Authentique, travailler à maintenir ma santé, à développer ma patience et à profiter de ce qui existe aujourd’hui, au lieu de regarder constamment ce que j’aurai demain. Donc, il faut, à mon sens, et c’est ce que j’ai l’intention de faire, séparer deux choses : d’un côté, préparer la France, le retour en France, et de l’autre, vivre aujourd’hui.

              Parce que mélanger les deux, ça risque clairement de gâcher mon expérience. Du coup, tu vois, ce que je me suis déjà dit, c’est que je vais me réserver des séances de planification, de travail, sur le retour. Et dès qu’une idée me viendra, dès que je serai, je ne sais pas, soit en train de travailler, soit en train de marcher, soit en famille, et que, tu vois, il y a un truc qui va venir en tête.

              Ça peut être soit un déclencheur lors d’une discussion familiale, ou juste une idée qui me vient. Eh bien, l’idée, ce sera de le noter, le noter quelque part, et me dire : j’y penserai plus tard. Je remets, je procrastine volontairement, et je remets la décision et la pensée à plus tard. Ça peut être sur des choses toutes bêtes, comme une chose à acheter, une question administrative, un travail à prévoir à la maison, une personne à contacter. Voilà, je note, et ça attend le prochain créneau. Ça me permet déjà de me recentrer à 100 % sur ma vie, parce que notre vie, elle n’existe pas dans le futur, ni dans le passé, elle existe seulement au présent, et on vit tous des choses comme celle-là. J’ai déjà entendu des gens qui disaient : « Quand moi j’aurai fini mes études, je serai tranquille », « Quand j’aurai changé de travail, ce sera bien », « Quand les enfants seront plus grands, j’aurai plus de temps pour lire », « Quand j’aurai perdu quelques kilos, je pourrai plus marcher ou faire du sport », « Quand j’aurai plus de moyens financiers, je pourrai en profiter un peu plus avec mes enfants ».

              Tu vois, on a tous notre version du « quand ». Dans l’apprentissage du français, c’est pareil. Quand j’aurai un niveau B2, je pourrai enfin profiter de mon français. Mais avant, non. Quand je parlerai couramment, je pourrai regarder des films. Mais en fait, la vie, l’apprentissage du français, ou toute autre chose, ce n’est pas une période d’attente avant de pouvoir en profiter. C’est le chemin qui fait partie de l’expérience, le chemin qui fait partie de la vie, et il faut aussi prendre plaisir dans le chemin, prendre plaisir en vivant aujourd’hui, sans se focaliser sans arrêt sur demain.

              Donc, il faut faire une distinction très claire, à mon avis, entre préparer et anticiper, anticiper mentalement, tu sais. Préparer, c’est agir sur ce qu’on peut gérer aujourd’hui, puis on revient au présent. Alors que penser 100 fois la même chose et vivre dans le futur, eh bien, ça ne permet pas d’être mieux préparé, et ça détruit complètement notre vie quotidienne, tout simplement.

              Donc, j’essaie vraiment, et bien sûr, ce n’est pas facile. Bien sûr, ça demande de l’énergie, ça demande de la prise de conscience. Mais j’essaie de me souvenir qu’avoir des projets, c’est bien, que préparer l’avenir, c’est bien, mais que l’avenir, c’est juste une direction. L’avenir n’est pas là pour nous voler le présent. Donc, j’essaie de faire de ce sujet une zone de focalisation, j’essaie de préparer demain sans quitter aujourd’hui, me dire : « Je prépare notre retour sérieusement », parce que c’est mon devoir en tant que père de famille, de faire en sorte que tout le monde se sente bien. Je me réjouis de ce qui arrive aussi, mais je continue à vivre pleinement ce qui est là, et ma réalité actuelle.

              Et je sais que le temps passe très vite, que dans un an, cette période sera terminée. Et je n’ai pas envie, tu vois, dans un an, de me dire « Oh là là, notre dernière année aux Émirats Arabes Unis, on l’a bâclée, on n’a fait qu’attendre, on n’a fait que stresser ». Non, je veux arriver sereinement en me disant « On s’est bien préparé ». Mais aussi, je veux me dire « Tiens, nous avons vraiment bien profité de la dernière année et de ces cinq années passées à l’étranger ».

              Donc, voilà un peu ce que je voulais partager avec toi aujourd’hui.

              J’espère que ça t’a plu, que ça t’a intéressé. Si tu t’intéresses à des sujets liés au développement personnel, à la culture française, à l’histoire de France, si tu veux profiter de, je ne sais pas, plus de 150, 160 heures de contenu, je t’invite à rejoindre ou à, en tout cas, consulter la page de présentation de l’Académie Française Authentique. C’est le premier lien dans la description, et à rejoindre la liste d’attente, parce que nous avons les dernières inscriptions de l’année qui arrivent ; elles sont prévues pour le 4 octobre.

              Merci d’avoir passé ce moment avec moi aujourd’hui, et je te dis à très bientôt pour un nouvel épisode de Marchez avec Johan. Salut !

              L'article Le présent n’est pas une salle d’attente a été publié la première fois sur Français Authentique.

              13 min

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