durée : 00:02:05 - Forcément Il n'y a plus de guerre, moi qui rêve de conquêtes et de gloire, chuis mal barré là ! Du coup pour passer le temps je deviens franc\-maçon et là, je gravis les échelons rapidement en revanche. Mais je m‘ennuie aux côtés de ces soldats vulgaires et grossiers. Et comme y a pas de conflit à l’horizon, je commence à écrire. J’invente un personnage aux antipodes de ma personnalité, je suis froid, et logique, lui sera bouillant et manipulateur, et je vais l’appeler Valmont.
C’est l’histoire de trahisons amoureuses chez les nobles, pour le jeu, le plaisir. Quand mes « Liaisons dangereuses » sortent, c’est un carton immédiat. L’éditeur est obligé de faire une dizaine de rééditions. Considéré comme une attaque contre la noblesse, l’Armée est ulcérée par cet ouvrage. Ils m’envoient à La Rochelle.
J’écris une étude sur l’éducation des jeunes femmes, prônant l’émancipation et l’égalité. Quand la Révolution éclate, d’abord monarchiste, carrière militaire oblige, je retourne ma veste assez vite et deviens républicain. C’est moi qui rachète les milliers de piques de la prise de la Bastille. J’invente également les premiers boulets de canon explosifs.
Je fais la connaissance de Napoléon qui était déjà passé dans mon régiment auparavant, je le suis, mais meurs à Tarente dans le Royaume des Deux\-Siciles, le 5 septembre 1803 à 61 ans.
Milos Forman et Stephen Frears immortalisent mon roman avec 2 films sortis la même année, en 1989.
Moi, Pierre Choderlos de Laclos.