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Après une première sortie début décembre, « Godzilla Minus One », la nouvelle adaptation du célèbre lézard vert géant est déjà de retour au cinéma et ce pour une courte fenêtre de deux semaines. Il faut dire qu’entre décembre et aujourd’hui, « Godzilla Minus One », signé du réalisateur japonais Takashi Yamakazi, a juste cartonné aux Etats-Unis. Un succès apparemment mérité, tant sur le fond que sur la forme.
Le 37ᵉ film à mettre en scène le fameux lézard géant, depuis la première adaptation en 1954 se passe au Japon, dans l’après-guerre. Si le film est particulièrement réussi, c'est avant tout parce que les scènes de destruction de la ville de Tokyo sont véritablement bluffantes, il suffit de jeter un œil sur la bande annonce du film pour le mesurer. C’est d’autant plus une performance que Takashi Yamakazi a utilisé un budget « limité » de 15 millions de dollars. Une somme dérisoire au regard de l’adaptation précédente, américaine, « Godzilla Versus Kong » en 2021, qui avait coûté 200 millions de dollars, pour un résultat qui plus est assez mauvais.
Voilà pour la forme. Sur le fond, à présent, ce qui fait la qualité de ce « Godzilla Minus One », c’est sans doute son contexte. Il se passe directement dans le Japon de l'après-Seconde guerre mondiale, le Japon des vaincus. Il montre la misère des Japonais‧es affamé‧es. Le monstre étant à la fois une métaphore de la fierté en berne du pays, de son patriotisme et une conséquence des bombes nucléaires américaines.
« On s'intéresse dans cette histoire à ce que deviennent les vétérans et les mutilés de guerre, tous ces gens traumatisés et en cela, c'est un vrai film sur le traumatisme » nous dit Daniel Andreyev, journaliste spécialisé en pop culture japonaise. Bref, « Godzilla Minus One », qui a déjà récolté 35 millions de dollars au Japon et près de 50 millions aux États-Unis, est à ne pas rater.
By Radio NovaAprès une première sortie début décembre, « Godzilla Minus One », la nouvelle adaptation du célèbre lézard vert géant est déjà de retour au cinéma et ce pour une courte fenêtre de deux semaines. Il faut dire qu’entre décembre et aujourd’hui, « Godzilla Minus One », signé du réalisateur japonais Takashi Yamakazi, a juste cartonné aux Etats-Unis. Un succès apparemment mérité, tant sur le fond que sur la forme.
Le 37ᵉ film à mettre en scène le fameux lézard géant, depuis la première adaptation en 1954 se passe au Japon, dans l’après-guerre. Si le film est particulièrement réussi, c'est avant tout parce que les scènes de destruction de la ville de Tokyo sont véritablement bluffantes, il suffit de jeter un œil sur la bande annonce du film pour le mesurer. C’est d’autant plus une performance que Takashi Yamakazi a utilisé un budget « limité » de 15 millions de dollars. Une somme dérisoire au regard de l’adaptation précédente, américaine, « Godzilla Versus Kong » en 2021, qui avait coûté 200 millions de dollars, pour un résultat qui plus est assez mauvais.
Voilà pour la forme. Sur le fond, à présent, ce qui fait la qualité de ce « Godzilla Minus One », c’est sans doute son contexte. Il se passe directement dans le Japon de l'après-Seconde guerre mondiale, le Japon des vaincus. Il montre la misère des Japonais‧es affamé‧es. Le monstre étant à la fois une métaphore de la fierté en berne du pays, de son patriotisme et une conséquence des bombes nucléaires américaines.
« On s'intéresse dans cette histoire à ce que deviennent les vétérans et les mutilés de guerre, tous ces gens traumatisés et en cela, c'est un vrai film sur le traumatisme » nous dit Daniel Andreyev, journaliste spécialisé en pop culture japonaise. Bref, « Godzilla Minus One », qui a déjà récolté 35 millions de dollars au Japon et près de 50 millions aux États-Unis, est à ne pas rater.