On croit choisir la fin… jusqu’au moment.
Elle voulait partir. Elle l’avait décidé.
Mais au dernier instant, tout vacille.
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Nathalie est morte hier, ou peut-être avant-hier, suite à une maladie neurodégénérative qui a accéléré sa dérive.
L’euthanasie lui a toujours semblé plus digne que la paralysie… mais il semble qu’à la dernière seconde, elle ait changé d’avis… voici ses derniers mots, je vous les lis avec une ou deux larmes aux yeux :
« Je suis sur le départ avec mes 77 balais… j’attendais ce moment depuis longtemps et maintenant, je me dis que ce n’est peut-être pas le moment… je n’ai plus envie de partir.
Je crains sans doute le pire… parce que, tout compte fait, le conte n’est pas bon… je ne sais pas ce qui m’attend… là-bas… ou… là-haut. Je ne sais pas ce qu’il y a là-haut ou là-bas…
J’ai beau me dire : tu vas bientôt le savoir… j’ai peur de ne pas vouloir le savoir… je n’ai même plus la force d’avoir le moindre espoir…
Je me dis : y aura-t-il un dieu pour me recevoir ?
Un dieu pour me décevoir en me recevant avec un écriteau sur lequel ne figure pas le mot fin, mais le mot : Enfer !
Croix de bois, croix de fer, j’ai passé ma vie à jouer la comédie… à craindre le retour de Martin Guerre. »
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