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« Quand je soigne mes mots, c’est à moi que je pense, je veux me regarder sans honte et sans regrets », chantait-elle dans « Ecrire pour ne pas mourir », l’un des points culminants de son répertoire qui rassemble quelque 500 chansons, moitié pour les enfants, moitié pour leurs parents. Anne Sylvestre bousillait les dictionnaires à tant les consulter, les aimer. Sa carrière avait débuté un soir de 1957 au cabaret La Colombe, sur la même scène que Jean Ferrat. Armée d’une guitare de fortune, la chanteuse se fait alors tôt remarquer par la critique, qui la surnomme « la Brassens en jupons »… Ça l’énervait prodigieusement.
Parce qu’elle trouvait ça plus plaisant, souvent elle installait ses personnages dans des décors bucoliques. Mais dans ces odeurs d’herbe fraîchement coupée et de tartes à la rhubarbe, sur des arrangements de François Rauber, se nouaient des drames universels. Le désarroi d’une veuve de guerre (« Mon mari est parti »), l’opprobre jeté sur une fille-mère (« Lazare et Cécile »), le droit à l’avortement (« Non tu n’as pas de nom »), et toutes ces figures féminines qu’on maltraite par habitude : « Bergère », « Violette », « Juste une femme »....R.I.P
By Radio Musaïques« Quand je soigne mes mots, c’est à moi que je pense, je veux me regarder sans honte et sans regrets », chantait-elle dans « Ecrire pour ne pas mourir », l’un des points culminants de son répertoire qui rassemble quelque 500 chansons, moitié pour les enfants, moitié pour leurs parents. Anne Sylvestre bousillait les dictionnaires à tant les consulter, les aimer. Sa carrière avait débuté un soir de 1957 au cabaret La Colombe, sur la même scène que Jean Ferrat. Armée d’une guitare de fortune, la chanteuse se fait alors tôt remarquer par la critique, qui la surnomme « la Brassens en jupons »… Ça l’énervait prodigieusement.
Parce qu’elle trouvait ça plus plaisant, souvent elle installait ses personnages dans des décors bucoliques. Mais dans ces odeurs d’herbe fraîchement coupée et de tartes à la rhubarbe, sur des arrangements de François Rauber, se nouaient des drames universels. Le désarroi d’une veuve de guerre (« Mon mari est parti »), l’opprobre jeté sur une fille-mère (« Lazare et Cécile »), le droit à l’avortement (« Non tu n’as pas de nom »), et toutes ces figures féminines qu’on maltraite par habitude : « Bergère », « Violette », « Juste une femme »....R.I.P