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Or


Un conseil, comme ça au passage, demain, munissez-vous d’un parapluie, car il va pleuvoir des restes de satellite. Ne vous affolez pas, il y a peu de chance que l’un de ces restes, ou même plusieurs, tombent précisément sur votre parapluie mais bon, sur un malentendu.
Il se nomme ERS-2, c’est un satellite européen, l’un des pionniers de l’observation terrestre. Lancé en 1995, ERS-2 était censé ne rester que 3 ans dans l’espace, mais il en a passé 16. Une belle performance. Seulement voilà, toutes les bonnes choses ont une fin et ERS-2 arrive justement en fin de vie. Il va donc, comme de nombreux autres satellites, retomber sur terre, peut-être demain, jeudi au plus tard, avec une petite coquetterie toutefois. Si généralement on arrive à plus ou moins diriger les « objets » qui évoluent dans l’espace et qui retombent sur terre, de façon à ce qu’ils s’écrasent loin des zones habités… ce n’est pas le cas d’ERS-2.
ERS 2 est livré à lui-même. Impossible de prévoir où il va entrer dans l’atmosphère, impossibles de savoir donc ou ses restes, ceux qui n’auront pas brûlé en pénétrant dans l’atmosphère, vont s’écraser. Bon, maintenant que je vous ai bien affolé avec ce scénario catastrophe, je vais vous rassurer. Les restes d’ERS-2 vont très certainement tomber en mer puisque la terre en est recouverte à 70 % mais c’est pas sûr du tout. Après on peut aussi se rassurer en pensant aux nombreuses et immenses zones qui ne sont pas habitées.
Il faut quand même savoir, on y pense peu, que selon l’Agence Spatiale Européenne, près de 2 500 objets sont rentrés dans l'atmosphère l’an dernier, soit une masse de plus de 300 tonnes composées de débris, satellites et autres étages de lanceurs. Il faut savoir aussi que l’on compte 60 à 70 débris retrouvés au sol depuis le début de l’ère spatiale, mais aucun n’a causé de dommage. Concernant ERS-2, on estime que dans le pire des scénarios, il y aurait entre 100 et 200 kilos du satellite qui pourraient ne pas brûler dans l'atmosphère. Le plus gros fragment qui pourrait atteindre le sol est de 52 kilos. À titre individuel, comme je vous sais très égoïste, sachez qu’on a une chance sur 5 milliards d'être touché par un de ces débris. Par comparaison, la probabilité d’être frappé par la foudre est de moins d'une sur un million.
Image : image conceptuelle du satellite UARS, lancé le 15 septembre 1991 par la navette spatiale Discovery. Le satellite de six tonnes de la NASA s'est précipité vers la Terre le 23 septembre 2011, tandis que le site de l'atterrissage en catastrophe du plus gros débris spatial américain depuis 30 ans est resté un mystère jusqu'aux dernières heures / PHOTO AFP / HO / NASA
By Radio NovaUn conseil, comme ça au passage, demain, munissez-vous d’un parapluie, car il va pleuvoir des restes de satellite. Ne vous affolez pas, il y a peu de chance que l’un de ces restes, ou même plusieurs, tombent précisément sur votre parapluie mais bon, sur un malentendu.
Il se nomme ERS-2, c’est un satellite européen, l’un des pionniers de l’observation terrestre. Lancé en 1995, ERS-2 était censé ne rester que 3 ans dans l’espace, mais il en a passé 16. Une belle performance. Seulement voilà, toutes les bonnes choses ont une fin et ERS-2 arrive justement en fin de vie. Il va donc, comme de nombreux autres satellites, retomber sur terre, peut-être demain, jeudi au plus tard, avec une petite coquetterie toutefois. Si généralement on arrive à plus ou moins diriger les « objets » qui évoluent dans l’espace et qui retombent sur terre, de façon à ce qu’ils s’écrasent loin des zones habités… ce n’est pas le cas d’ERS-2.
ERS 2 est livré à lui-même. Impossible de prévoir où il va entrer dans l’atmosphère, impossibles de savoir donc ou ses restes, ceux qui n’auront pas brûlé en pénétrant dans l’atmosphère, vont s’écraser. Bon, maintenant que je vous ai bien affolé avec ce scénario catastrophe, je vais vous rassurer. Les restes d’ERS-2 vont très certainement tomber en mer puisque la terre en est recouverte à 70 % mais c’est pas sûr du tout. Après on peut aussi se rassurer en pensant aux nombreuses et immenses zones qui ne sont pas habitées.
Il faut quand même savoir, on y pense peu, que selon l’Agence Spatiale Européenne, près de 2 500 objets sont rentrés dans l'atmosphère l’an dernier, soit une masse de plus de 300 tonnes composées de débris, satellites et autres étages de lanceurs. Il faut savoir aussi que l’on compte 60 à 70 débris retrouvés au sol depuis le début de l’ère spatiale, mais aucun n’a causé de dommage. Concernant ERS-2, on estime que dans le pire des scénarios, il y aurait entre 100 et 200 kilos du satellite qui pourraient ne pas brûler dans l'atmosphère. Le plus gros fragment qui pourrait atteindre le sol est de 52 kilos. À titre individuel, comme je vous sais très égoïste, sachez qu’on a une chance sur 5 milliards d'être touché par un de ces débris. Par comparaison, la probabilité d’être frappé par la foudre est de moins d'une sur un million.
Image : image conceptuelle du satellite UARS, lancé le 15 septembre 1991 par la navette spatiale Discovery. Le satellite de six tonnes de la NASA s'est précipité vers la Terre le 23 septembre 2011, tandis que le site de l'atterrissage en catastrophe du plus gros débris spatial américain depuis 30 ans est resté un mystère jusqu'aux dernières heures / PHOTO AFP / HO / NASA