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À LA UNE / Ingérences étrangères : peur sur les urnes
À l’approche des élections municipales de mars 2026, la lutte contre les ingérences étrangères s’intensifie. Depuis plusieurs mois, de faux sites d’informations régionales comme « Sud-Ouest Direct », « Info Grand Est », « Le Direct Normandie » ou « L’Actualité provençale » pullulent sur la toile. Plus d’une centaine de sites enregistrés sous des noms de domaines en « .fr », alimentés par des articles générés par intelligence artificielle, ont été repérés et supprimés par Viginum, le service chargé de détecter les ingérences numériques étrangères. Derrière ces publications, des réseaux d’influence, notamment pro-russes, sont à l’œuvre. Viginum a récemment révélé une tentative attribuée au réseau russe Storm-1516 visant à faire croire à une implication d’Emmanuel Macron dans l’affaire Jeffrey Epstein. Toutefois, Moscou n’est pas la seule source d’inquiétude. Si aucune action coordonnée liée à la mouvance trumpiste « MAGA » n’a été documentée à ce stade, le service évoque néanmoins « une vraie préoccupation » face à cette idéologie qui entend s’implanter en Europe. Pour répondre à ces menaces, Emmanuel Macron a présenté, le 11 février 2026, un décret supprimant le seuil de 5 millions de visiteurs uniques mensuels qui limitait jusqu’ici le champ d’action de Viginum. Le service pourra désormais collecter des données issues de petites plateformes, potentiellement influentes à l’échelle locale. À l’approche du scrutin, l’État a également renforcé son dispositif avec la création du Réseau de coordination et de protection des élections (RCPE). Pourquoi les officines étrangères concentrent-elles leurs attaques à l'encontre de la France dans la perspective des élections municipales ?
Invités :
• Sandro Gozi, député européen « Renew »
• Magali Lafourcade, magistrate, autrice de « La justice en procès » (Les Petits matins)
• Elsa Trujillo, journaliste à « l’Express »
Chroniques :
« La petite histoire dans la grande » par Anna Cabana
« Quelle histoire ! » par Laurent Guimier
LA QUESTION QUI FÂCHE / Peut-on se passer des énergies fossiles ?
En déplacement sur les barrages hydroélectriques de Saut-Mortier et de Vouglans dans le Jura, le Premier ministre, Sébastien Lecornu a annoncé, jeudi 12 février 2026, la politique énergétique de la France à l’horizon 2030-2035 : la programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE). Le gouvernement prévoit un plan « ambitieux » de relance de la consommation, en favorisant l’usage d’une électricité décarbonée, notamment d’origine nucléaire remplaçant les énergies fossiles (gaz et pétrole), coûteuses et polluantes. Il fixe un objectif de production « en lien étroit avec la croissance de l’électrification des usages », c’est-à-dire la bascule de secteurs dépendants des énergies fossiles vers l’électricité, comme les transports avec les véhicules électriques ou le bâtiment avec les pompes à chaleur. « En 2023, nous consommions près de 60 % d’énergie finale fossile. Notre objectif est de n’en consommer plus que 40 % en 2030 », souligne le document. La PPE annonce ainsi une relance du nucléaire, en rupture avec la précédente (2019-2024), qui prévoyait de fermer quatorze réacteurs. La stratégie mise aussi sur une accélération de l’éolien en mer et une stagnation des objectifs pour les filières éoliennes terrestres et solaires. Si Marine Tondelier, secrétaire nationale d’EELV, a exprimé son soulagement « qu’enfin la filière ait des consignes et que ces consignes ne soient pas un moratoire sur le renouvelable », Marine Le Pen (RN) a dénoncé « les conséquences dévastatrices de la PPE », avec un « tour de passe-passe sur l’éolien ». Un mix énergétique sans pétrole à moyen terme est-il réalisable ?
Invités :
• Raphaël Schellenberger, député non-inscrit du Haut-Rhin
• Olga Givernet, députée « Ensemble Pour la République » de l’Ain
• Hendrik Davi, député écologiste des Bouches-du-Rhône
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By LCP - Assemblée nationaleÀ LA UNE / Ingérences étrangères : peur sur les urnes
À l’approche des élections municipales de mars 2026, la lutte contre les ingérences étrangères s’intensifie. Depuis plusieurs mois, de faux sites d’informations régionales comme « Sud-Ouest Direct », « Info Grand Est », « Le Direct Normandie » ou « L’Actualité provençale » pullulent sur la toile. Plus d’une centaine de sites enregistrés sous des noms de domaines en « .fr », alimentés par des articles générés par intelligence artificielle, ont été repérés et supprimés par Viginum, le service chargé de détecter les ingérences numériques étrangères. Derrière ces publications, des réseaux d’influence, notamment pro-russes, sont à l’œuvre. Viginum a récemment révélé une tentative attribuée au réseau russe Storm-1516 visant à faire croire à une implication d’Emmanuel Macron dans l’affaire Jeffrey Epstein. Toutefois, Moscou n’est pas la seule source d’inquiétude. Si aucune action coordonnée liée à la mouvance trumpiste « MAGA » n’a été documentée à ce stade, le service évoque néanmoins « une vraie préoccupation » face à cette idéologie qui entend s’implanter en Europe. Pour répondre à ces menaces, Emmanuel Macron a présenté, le 11 février 2026, un décret supprimant le seuil de 5 millions de visiteurs uniques mensuels qui limitait jusqu’ici le champ d’action de Viginum. Le service pourra désormais collecter des données issues de petites plateformes, potentiellement influentes à l’échelle locale. À l’approche du scrutin, l’État a également renforcé son dispositif avec la création du Réseau de coordination et de protection des élections (RCPE). Pourquoi les officines étrangères concentrent-elles leurs attaques à l'encontre de la France dans la perspective des élections municipales ?
Invités :
• Sandro Gozi, député européen « Renew »
• Magali Lafourcade, magistrate, autrice de « La justice en procès » (Les Petits matins)
• Elsa Trujillo, journaliste à « l’Express »
Chroniques :
« La petite histoire dans la grande » par Anna Cabana
« Quelle histoire ! » par Laurent Guimier
LA QUESTION QUI FÂCHE / Peut-on se passer des énergies fossiles ?
En déplacement sur les barrages hydroélectriques de Saut-Mortier et de Vouglans dans le Jura, le Premier ministre, Sébastien Lecornu a annoncé, jeudi 12 février 2026, la politique énergétique de la France à l’horizon 2030-2035 : la programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE). Le gouvernement prévoit un plan « ambitieux » de relance de la consommation, en favorisant l’usage d’une électricité décarbonée, notamment d’origine nucléaire remplaçant les énergies fossiles (gaz et pétrole), coûteuses et polluantes. Il fixe un objectif de production « en lien étroit avec la croissance de l’électrification des usages », c’est-à-dire la bascule de secteurs dépendants des énergies fossiles vers l’électricité, comme les transports avec les véhicules électriques ou le bâtiment avec les pompes à chaleur. « En 2023, nous consommions près de 60 % d’énergie finale fossile. Notre objectif est de n’en consommer plus que 40 % en 2030 », souligne le document. La PPE annonce ainsi une relance du nucléaire, en rupture avec la précédente (2019-2024), qui prévoyait de fermer quatorze réacteurs. La stratégie mise aussi sur une accélération de l’éolien en mer et une stagnation des objectifs pour les filières éoliennes terrestres et solaires. Si Marine Tondelier, secrétaire nationale d’EELV, a exprimé son soulagement « qu’enfin la filière ait des consignes et que ces consignes ne soient pas un moratoire sur le renouvelable », Marine Le Pen (RN) a dénoncé « les conséquences dévastatrices de la PPE », avec un « tour de passe-passe sur l’éolien ». Un mix énergétique sans pétrole à moyen terme est-il réalisable ?
Invités :
• Raphaël Schellenberger, député non-inscrit du Haut-Rhin
• Olga Givernet, députée « Ensemble Pour la République » de l’Ain
• Hendrik Davi, député écologiste des Bouches-du-Rhône
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