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Anis Matoussi retrace la genèse et le parcours institutionnel de l’Institut du risque et de l'assurance du Mans, qu'il a contribué à cofonder, et il explique comment ils ont articulé ses missions autour de la recherche, de l’enseignement et des partenariats avec le monde de l’entreprise. Il précise qu'il a succédé au directeur fondateur et qu'ils ont réuni des mathématiciens, des économistes et des juristes afin de développer une approche globale du risque, notamment dans le domaine de l’assurance. Il présente les partenariats formels établis avec des acteurs majeurs du marché tels que Covéa et Natixis, et il précise que ces collaborations prennent la forme de chaires de recherche et de groupes de travail partagés. Il insiste sur le fait que ces accords respectent l’autonomie académique et qu’ils financent des projets de doctorat, des postes postdoctoraux et de la recherche appliquée, tout en préservant le droit de publier et de diffuser ouvertement les résultats.
Anis Matoussi explique en quoi l’accréditation par l’institut national des actuaires a modifié sa position. Il décrit les choix stratégiques qui les ont conduits à adopter un socle mathématique solide, à intégrer des outils numériques et à étendre les parcours en alternance. Il rappelle que l’accréditation a amélioré la reconnaissance des étudiants, permis de retenir les meilleurs candidats au sein de notre programme et favorisé la formalisation d’une école d’actuariat dotée d’une structure en trois ans. Il conclut en soulignant qu'ils continuent à œuvrer pour l’autonomie institutionnelle au sein de l’université tout en se préparant aux exigences d’une période probatoire qui s’étend jusqu’en 2030.
Entreprises citées dans cet épisode :
J’ai grandi dans le quartier du Bas-Vernet à Perpignan, étudié à Toulouse et j’exerce le journalisme à Paris depuis plus de vingt‑cinq ans. Mon préédent ouvrage, La Mort de la vie privée, articule une thèse centrale : la donnée personnelle s’est transformée en matière première économique. J’explique ce que recouvre une donnée personnelle — nom, prénom, numéro de sécurité sociale, numéro de carte bancaire — et j’analyse les finalités variées de leur exploitation. Les GAFAM et autres plateformes ne prospèrent pas tant grâce à des marges traditionnelles que par la monétisation systématique des comportements individuels. J’illustre cette dynamique par des exemples de valorisation boursière et d’entreprises qui perdent de l’argent sur leurs services mais gagnent en puissance parce qu’elles agrègent, traitent et revendront des profils numériques. Mon propos met en lumière l’écart entre utilité apparente des services numériques et coût réel porté par la vie privée des citoyens. Je conclus en soulignant que la privatisation de nos données alimente des dispositifs de ciblage publicitaire hyper‑individualisé et des mécanismes de pouvoir économique inédits, et j’invite à reconsidérer la valeur politique et sociale de la vie privée. Je délivre des recommandations pratiques et techniques pour reprendre un contrôle minimal sur nos informations. J’expose des mesures concrètes et accessibles : recourir à un VPN pour chiffrer la circulation de nos données, installer des antivirus, chiffrer les fichiers sensibles et isoler les sauvegardes sur des disques externes non connectés en permanence à Internet. Je recommande en outre des gestes simples contre les intrusions physiques, tels que l’usage d’un cache pour la webcam. J’explique l’idée d’un double virtuel d’identité : créer, pour des inscriptions non administratives, une identité alternative dépourvue d’informations sensibles afin de limiter la dissémination de données réelles. Je rappelle que certaines informations doivent demeurer exactes devant l’administration, mais que, vis‑à‑vis d’acteurs commerciaux, la prudence et la stratégie d’autoprotection sont indispensables. Ces conseils visent à réduire l’exposition individuelle et à compliquer la captation passive par des tiers. Je suis Fabrice Matteo. J’ai grandi au Baverné, étudié à Toulouse et j’exerce le journalisme à Paris depuis vingt‑cinq ans. Mon ouvrage, La mort de la vie privée, articule une thèse centrale : la donnée personnelle s’est transformée en matière première économique. J’explique ce que recouvre une donnée personnelle — nom, prénom, numéro de sécurité sociale, numéro de carte bancaire — et j’analyse les finalités variées de leur exploitation. Les GAFAM et autres plateformes ne prospèrent pas tant grâce à des marges traditionnelles que par la monétisation systématique des comportements individuels. J’illustre cette dynamique par des exemples de valorisation boursière et d’entreprises qui perdent de l’argent sur leurs services mais gagnent en puissance parce qu’elles agrègent, traitent et revendront des profils numériques. Mon propos met en lumière l’écart entre utilité apparente des services numériques et coût réel porté par la vie privée des citoyens. Je conclus en soulignant que la privatisation de nos données alimente des dispositifs de ciblage publicitaire hyper‑individualisé et des mécanismes de pouvoir économique inédits, et j’invite à reconsidérer la valeur politique et sociale de la vie privée.
Entreprises citées dans cet épisode :
J'ai écrit une investigation sur IVO group. Ici : https://deontofi.com/ivo-capital-un-fonds-de-litige-rafle-la-mise/
Cet épisode d'Interviews sans fard est consacré à l'établissement de preuve contradictoires auprès d'IVO Group en la personne de Michael Israël et Dorothée Duron lors de la rédaction de cet article.
Pour résumer. IVO group a prêté ou financé 1 millions d'euros à Garoubé pour du financement de contentieux. A refusé de rallongé 0,59 pour gagner de 3 à 7 millions pour finalement demander 24 millions d'euros à Garoubé en justice.
IVO group est une société de gestion agréée par l'AMF et a des obligations fiduciaires envers ses investisseurs. Ils détaillent pourquoi ils n'ont pas accepté une rallonge de 590 000 € dans le dossier Garoubé, en soulignant les risques liés au quantum et au temps.
C'est essentiel car cette rallonge de 0,59 millions auraient permi aux deux parties de gagner. 3 à 7 millons pour IVO Group et 17 à 21 millions pour Garoubé. Pourquoi IVO group a-t-il refusé de financer ou de prêter les 590 000 euros restant ? Joue-t-il la montre face à un adversaaire fatigué âgé de 84 ans ? En tout état de ccause, ils on t préféré aller en justie pour réclamer 24 millions d'euros.
Interview réalisée le 9 septembre 2025
Entreprises citées dans cet épisode :
Maria Iacono rapporte que la 26e édition des Assises de la Cybersécurité a été une édition record, avec plus de 12 500 rendez‑vous one‑to‑one et 188 sociétés exposantes. Elle dirige cet événement qui réunit chaque année des milliers d'experts. 26 start‑ups et scale‑ups européennes ont été mises en avant pour soutenir la souveraineté technologique. La directrice des Assises insiste sur le fait que l'industrialisation de l'IA a dominé les échanges, tant pour la défense que pour l'offensive. Elle constate une recrudescence des attaques et des fuites de données, ce qui rend nécessaire de réduire au maximum les temps de détection et de réponse. Pour 2027, elle s'engage à accompagner la communauté tout au long de l'année et à renforcer l'écoute des besoins pour améliorer la résilience collective.
Entreprises citées dans cet épisode
Board of Cyber rend le risque cyber mesurable et pilotable afin que les dirigeants puissent décider en connaissance de cause. Sylvain Lefeuvre explique que, pour accomplir cela, ils ont évalué la surface externe de 21 700 entreprises et constaté 2,8 millions d’actifs exposés, ce qui illustre l’ampleur des vulnérabilités visibles par un attaquant. Ils présentent une approche pragmatique qui remplace les questionnaires chronophages par le dépôt de documents et une notation accessible via BoardReceiver, dispositif gratuit pour les fournisseurs et conçu pour élever le niveau de sécurité de l’écosystème. Sylvain Lefeuvre insiste sur la nécessité d’une souveraineté et d’un choix européen en matière de solutions, car la forte dépendance aux acteurs extra‑européens compromet l’autonomie et la confiance. Il analyse les enseignements du panorama NIS2 : maturité globale moyenne, écarts abyssaux entre secteurs, et retard marqué du pôle technologique transverse, ce qui impose des actions concertées. Il appele à un partage d’informations et à une régulation adaptée pour permettre aux entreprises robustes d’aider leurs partenaires plus fragiles et, ainsi, améliorer la résilience collective. Enfin, le DGA de Board of Cyber rappelle que l’information reste le préalable indispensable à toute décision stratégique, notamment face aux évolutions rapides de l’intelligence artificielle et du quantique.
Entreprises mentionnées dans cet épisode :
Nolwenn Le Ster présente Almond, un guichet unique en cybersécurité et cyber‑résilience qui accompagne ses clients de l'audit à la détection, la réponse et la reconstruction après incident. Elle dirige les opérations et pilote les équipes qui délivrent ces services en continu depuis la France, Genève, Séoul et Montréal. Almond met l'accent sur l'innovation, l'automatisation et l'utilisation de l'intelligence artificielle pour absorber les volumes de menaces tout en préservant la qualité. Ils investissent dans la recherche et développement et disposent d'un laboratoire qualifié par l'ANSSI pour évaluer la sécurité des logiciels et anticiper l'impact du quantique et de l'IA. Ils recrutent autant des jeunes diplômés que des profils expérimentés et ils renforcent leurss équipes pour limiter la fatigue opérationnelle et améliorer la résilience. Almond a l'ambition de fédérer une filière européenne de cybersécurité et de devenir une plateforme européenne de référence.
Entreprises citées dans cet épisode :
Jean de Bony explique que la biotypologie établit un lien entre les caractéristiques de la main et le tempérament afin d’aider à orienter les personnes vers des carrières et des postes adaptés. Il décrit comment il analyse les empreintes digitales, la température de la main, son humidité, les lignes, la forme de la paume et le croisement des doigts pour déduire des préférences en matière de risque, de sécurité, d’analyse ou de maîtrise. Il indique que cette méthode facilite le recrutement, la mobilité interne et la cohésion d’équipe en alignant la nature d’une personne sur les exigences d’un poste. Il donne des exemples concrets d’entrepreneurs et de managers pour montrer comment différents types de mains donnent lieu à des styles de leadership et des horizons temporels distincts. Il insiste sur le fait que cette approche est statistique et transculturelle, et qu’il n’y a pas de « mauvaises » mains, mais seulement des adéquations plus ou moins bonnes avec une tâche donnée.
Entreprises mentionnées dans cet épisode :
Jean-Pierre Passemard présente sa mission au quotidien au sein de la gendarmerie. Il fait de la veille technologique chaque matin. Il répond aux sollicitations des gendarmes du département du Var et il apporte un appui technique par téléphone, courriel ou déplacement. Il réalise des analyses forensiques sur des téléphones, ordinateurs, GPS et supports mémoire saisis. Il conçoit et anime des formations pour les unités et pour d’autres institutions. Il collabore aussi avec des universités et des groupements d’entreprises pour diffuser des alertes et des outils de prévention. Il évoque la prévalence croissante des atteintes liées au numérique et l’importance d’un travail partenarial pour protéger les structures locales. Il mentionne enfin les publications et les communications publiques qui visent à sensibiliser le grand public et les professionnels.
Entreprisses citées dans cet épisode :
Maryse Artiguelong constate une normalisation profonde de la surveillance et expose les mécanismes qui la rendent acceptée. Elle dit que, malgré les révélations d’Edward Snowden, nos concitoyens n’ont pas intégré la portée réelle de la surveillance massive et que les gouvernements exploitent systématiquement les peurs — terrorisme puis pandémie — pour légitimer des atteintes aux libertés. Elle observe que la vidéosurveillance illustre ce déplacement : elle est réclamée par les citoyens malgré son efficacité limitée, et l’argument « je n’ai rien à cacher » affaiblit toute résistance collective. Elle souligne la difficulté judiciaire et éthique qui accompagne ces dispositifs. Elle explique que des lois comme la proposition dite « sécurité globale » cherchent à écarter le juge et à pénaliser des actes de révélation sans preuve d’intention de nuire, ce qui menace le témoignage citoyen et les enquêtes éthiques. Elle conclut en insistant sur la nécessité de rester vigilants et de construire des réponses juridiques et civiques pour contrer l’inéluctable banalisation de la surveillance.
Entre prises mentionnées dans cet épisode :
Sébastien Gouspillou défend la thèse selon laquelle le bitcoin ne constitue pas un stockage d'énergie au sens strict, mais plutôt un stockage de valeur liée à de l'énergie perdue. Il explique que le mining fonctionne comme un preneur de dernier recours pour des mégawatts inexploités. Il utilise l'image de « batterie économique » pour rendre compte de la capacité du minage à valoriser un surplus électrique qui, sans cela, demeurerait gaspillé. Il explicite le rôle des preuves de travail et rappelle que le protocole délivre 6,25 bitcoins toutes les dix minutes. Il décrit l'impact de la répression chinoise : une chute notable du hashrate mondiale, environ 32 % sous le pic, et une redistribution des capacités vers le Kazakhstan, la Russie, les États-Unis et d'autres pays. Il expose ensuite la dynamique économique : moins de concurrence signifie des rendements supérieurs pour les mineurs restants et une nécessité impérieuse de maîtriser le coût de l'électricité pour rester rentable. Enfin, il affirme que le minage peut accélérer l'adoption des énergies renouvelables en offrant une source de revenus aux producteurs locaux et en rendant viables des projets hydro et solaire qui, autrement, resteraient structurellement déficitaires.
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