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L’Occident lui a infligé un blâme, parce qu’il n’a pas serré la main d’une femme.
Ça y est, il est fiché, il est fichu parce qu’il a affiché le mauvais visage de l’Islam qui ne fait pas un bon usage de l’âme. Sur le plan éthique, c’est un mal. Sur le plan politique, un scandale… c’est le grain de sable que les notaires et les notables ont trouvé pour faire trébucher le nouveau leader Syrien… l’infâme n’a pas osé ou daigné serrer la main d’une femme.
C’est un drame que de manifester sous les yeux du monde entier l’inégalité entre l’homme et la femme. C’est médiéval : le mâle animal a toujours eu le choix : dominer ou éliminer la femelle qui, elle, n’a guère le choix. C’est la Loi de mauvais aloi… qui n’est pas digne de Foi.
Le sexe fort qui ignore le sexe faible, ça vexe un peu, beaucoup, immanquablement.
Permettez-moi de me glisser dans la peau de l’avocat du diable pour défendre l’indéfendable :
Sa bêtise ou peut être la vôtre ? Sa devise, qui n’est sans doute pas la vôtre !
Son geste, si inapproprié soit-il, ne vous autorise pas à vous proclamer apôtres sous prétexte que sa morale n’est pas la vôtre. Ne suspectez pas mais respectez la différence. Le sens de la différence entre deux morales, entre deux religions.
Ce n’est pas lui qui voit le mal partout mais c’est vous.
Ne pas serrer la main de la femme de son prochain, c’est sa façon de s’incliner devant elle, en baissant la tête, pour que la sienne soit toute haute. La mise à distance est ici signe d’élégance… d’intelligence.
C’est qui le barbare ? C’est qui le civilisé ?
Celui qui vous animalise ou celui qui vous divinise ?
Tout est sexué, prétendre le contraire c’est prendre les autres pour des niais. La vertu, la vraie, nous recommande de tout ponctuer, ne pas oublier le point virgule pour séparer les deux particules. L’homme serre la main d’un homme et baisse les yeux devant une femme… parce qu’elle est hors de portée et non à la portée de son désir. La dévisager c’est la salir. Ce n’est pas de l’intégrisme, mais de l’intégrité.