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« Il est monté au ciel et siège à la droite du Père » : l’humanité entrée dans la gloire de Dieu
Après avoir confessé la Résurrection du Christ, le Credo nous fait entrer dans un autre mystère fondamental de la foi chrétienne : l’Ascension de Jésus et sa session à la droite du Père. Cet épisode propose d’en approfondir le sens, à la fois pour la foi des premiers chrétiens et pour notre espérance aujourd’hui.
Dire que Jésus est monté au ciel et qu’il siège à la droite du Père ne signifie pas une simple disparition ou un éloignement. Il s’agit de l’accomplissement même de l’Incarnation. Celui qui est Dieu fait homme, passé par la mort et relevé dans la Résurrection, fait entrer définitivement l’humanité dans la gloire de Dieu. L’Ascension révèle ce pour quoi l’homme a été créé : non seulement vivre ici-bas, mais partager la vie même de Dieu, dans son intimité.
Pour les premiers chrétiens, cette vérité accomplissait les attentes religieuses les plus profondes de l’humanité — le désir d’une proximité véritable avec Dieu — tout en les dépassant infiniment. Désormais, ce n’est plus seulement le sacré qui se manifeste à l’homme par des rites et des médiations, mais l’homme lui-même qui est introduit auprès de Dieu, dans la personne du Christ.
L’Ascension proclame avec force le réalisme du salut chrétien. Ce n’est pas seulement l’âme ou l’esprit qui sont appelés à Dieu, mais aussi le corps. Le corps ressuscité du Christ, semblable au nôtre et pourtant glorifié, atteste que notre chair elle-même est destinée à la vie divine. Ce mystère oriente toute l’espérance chrétienne : la Résurrection n’est pas seulement victoire sur la mort, elle est ouverture d’un avenir corporel et glorieux pour l’humanité.
Cependant, l’Ascension n’ouvre pas un temps d’absence. Elle inaugure un mode nouveau de la présence du Christ. Comme le montre la rencontre avec Marie‑Madeleine — « Ne me touche pas… » — la relation au Ressuscité change. Jésus est désormais présent autrement, d’une présence plus universelle et plus intérieure, qui sera pleinement dévoilée par le don de l’Esprit Saint.
Le Christ confie alors à ses disciples la mission d’annoncer l’Évangile à toutes les nations et promet de demeurer avec eux « jusqu’à la fin du monde ». Cette promesse s’accomplit aujourd’hui de manière concrète. Le Christ ressuscité se rend présent dans les Écritures proclamées et méditées, où le Verbe nous parle encore. Il est présent lorsque les chrétiens sont réunis en son nom. Il est présent surtout dans les sacrements, où il agit par la puissance de l’Esprit : baptiser, pardonner, nourrir de son Corps et de son Sang.
Ainsi, l’Ascension ne retire pas le Christ à l’histoire humaine ; elle le rend agissant autrement. Désormais glorifié, il exerce sa seigneurie sur le ciel et la terre en communiquant sans cesse sa grâce. Assis à la droite du Père, il intercède pour nous et ouvre à chacun le chemin du monde à venir.
Un épisode lumineux pour comprendre que l’Ascension n’est pas une séparation, mais l’accomplissement de la promesse chrétienne : l’homme appelé à vivre avec Dieu, corps et âme, pour toujours.
🎙️ Un podcast des dominicains de Bordeaux
By Dominicains de Bordeaux« Il est monté au ciel et siège à la droite du Père » : l’humanité entrée dans la gloire de Dieu
Après avoir confessé la Résurrection du Christ, le Credo nous fait entrer dans un autre mystère fondamental de la foi chrétienne : l’Ascension de Jésus et sa session à la droite du Père. Cet épisode propose d’en approfondir le sens, à la fois pour la foi des premiers chrétiens et pour notre espérance aujourd’hui.
Dire que Jésus est monté au ciel et qu’il siège à la droite du Père ne signifie pas une simple disparition ou un éloignement. Il s’agit de l’accomplissement même de l’Incarnation. Celui qui est Dieu fait homme, passé par la mort et relevé dans la Résurrection, fait entrer définitivement l’humanité dans la gloire de Dieu. L’Ascension révèle ce pour quoi l’homme a été créé : non seulement vivre ici-bas, mais partager la vie même de Dieu, dans son intimité.
Pour les premiers chrétiens, cette vérité accomplissait les attentes religieuses les plus profondes de l’humanité — le désir d’une proximité véritable avec Dieu — tout en les dépassant infiniment. Désormais, ce n’est plus seulement le sacré qui se manifeste à l’homme par des rites et des médiations, mais l’homme lui-même qui est introduit auprès de Dieu, dans la personne du Christ.
L’Ascension proclame avec force le réalisme du salut chrétien. Ce n’est pas seulement l’âme ou l’esprit qui sont appelés à Dieu, mais aussi le corps. Le corps ressuscité du Christ, semblable au nôtre et pourtant glorifié, atteste que notre chair elle-même est destinée à la vie divine. Ce mystère oriente toute l’espérance chrétienne : la Résurrection n’est pas seulement victoire sur la mort, elle est ouverture d’un avenir corporel et glorieux pour l’humanité.
Cependant, l’Ascension n’ouvre pas un temps d’absence. Elle inaugure un mode nouveau de la présence du Christ. Comme le montre la rencontre avec Marie‑Madeleine — « Ne me touche pas… » — la relation au Ressuscité change. Jésus est désormais présent autrement, d’une présence plus universelle et plus intérieure, qui sera pleinement dévoilée par le don de l’Esprit Saint.
Le Christ confie alors à ses disciples la mission d’annoncer l’Évangile à toutes les nations et promet de demeurer avec eux « jusqu’à la fin du monde ». Cette promesse s’accomplit aujourd’hui de manière concrète. Le Christ ressuscité se rend présent dans les Écritures proclamées et méditées, où le Verbe nous parle encore. Il est présent lorsque les chrétiens sont réunis en son nom. Il est présent surtout dans les sacrements, où il agit par la puissance de l’Esprit : baptiser, pardonner, nourrir de son Corps et de son Sang.
Ainsi, l’Ascension ne retire pas le Christ à l’histoire humaine ; elle le rend agissant autrement. Désormais glorifié, il exerce sa seigneurie sur le ciel et la terre en communiquant sans cesse sa grâce. Assis à la droite du Père, il intercède pour nous et ouvre à chacun le chemin du monde à venir.
Un épisode lumineux pour comprendre que l’Ascension n’est pas une séparation, mais l’accomplissement de la promesse chrétienne : l’homme appelé à vivre avec Dieu, corps et âme, pour toujours.
🎙️ Un podcast des dominicains de Bordeaux