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« Il reviendra dans la gloire » : le sens de l’histoire et l’espérance chrétienne
La foi de l’Église, proclamée dans le Credo, ne se limite pas aux événements passés de l’histoire du salut. Après avoir confessé la Résurrection et l’Ascension du Christ, elle affirme une espérance décisive : le Christ reviendra dans la gloire pour juger les vivants et les morts.
Cet épisode nous invite à comprendre ce temps singulier dans lequel vivent les chrétiens : un temps de l’entre-deux, entre l’accomplissement déjà réel du salut dans le Christ et son achèvement définitif lors de son retour glorieux. Cette tension — « déjà là, mais pas encore » — structure toute l’existence chrétienne et donne sens à l’histoire humaine.
La vision biblique de l’histoire rompt avec les conceptions cycliques ou tournées vers le passé des grandes civilisations antiques. L’histoire a un commencement, une direction et une fin. Elle est orientée vers une rencontre ultime avec le Christ, qui récapitulera toute chose, révélera la vérité des œuvres humaines et établira définitivement le Royaume de Dieu.
Le retour du Christ n’est pas présenté comme une catastrophe à redouter, mais comme une espérance à désirer. Pour les premiers chrétiens, il ne s’agissait pas de retarder l’Apocalypse, mais de la hâter par une vie fidèle à l’Évangile. Chaque acte de justice, de fidélité, de charité prépare et anticipe la venue du Royaume. À l’inverse, chaque compromission avec les forces de destruction fait perdre à l’histoire son orientation et son sens.
Ce jugement annoncé n’est pas d’abord une menace, mais la révélation de la vérité : ce qui est fait dans l’amour demeure pour l’éternité, tandis que ce qui est fondé sur la domination, la violence ou l’égoïsme disparaît avec le monde qui passe. L’histoire humaine se révèle ainsi comme un lieu de combat — non entre blocs abstraits, mais au cœur même de chaque conscience.
Le Christ refuse de donner un calendrier précis de son retour. Il en souligne le caractère soudain et universel. Les signes qu’il évoque — la prédication de l’Évangile à toutes les nations, les crises de la foi, la reconnaissance du Messie par Israël — ne servent pas à spéculer, mais à veiller et persévérer.
Les Pères de l’Église, notamment saint Bernard, parleront même d’une triple venue du Christ : sa venue humble dans l’Incarnation, sa venue glorieuse à la fin des temps, et une venue intermédiaire — celle de la grâce — par laquelle il visite aujourd’hui les cœurs ouverts à son appel. Ainsi, la venue du Christ n’est pas seulement future : elle s’accomplit déjà chaque fois que nous choisissons la vie selon l’Évangile.
Un épisode pour redonner au Credo toute sa portée existentielle : croire au retour du Christ, c’est croire que l’histoire a un sens, que nos choix ont un poids éternel, et que le bien posé aujourd’hui n’est jamais perdu.
🎙️ Un podcast des dominicains de Bordeaux
By Dominicains de Bordeaux« Il reviendra dans la gloire » : le sens de l’histoire et l’espérance chrétienne
La foi de l’Église, proclamée dans le Credo, ne se limite pas aux événements passés de l’histoire du salut. Après avoir confessé la Résurrection et l’Ascension du Christ, elle affirme une espérance décisive : le Christ reviendra dans la gloire pour juger les vivants et les morts.
Cet épisode nous invite à comprendre ce temps singulier dans lequel vivent les chrétiens : un temps de l’entre-deux, entre l’accomplissement déjà réel du salut dans le Christ et son achèvement définitif lors de son retour glorieux. Cette tension — « déjà là, mais pas encore » — structure toute l’existence chrétienne et donne sens à l’histoire humaine.
La vision biblique de l’histoire rompt avec les conceptions cycliques ou tournées vers le passé des grandes civilisations antiques. L’histoire a un commencement, une direction et une fin. Elle est orientée vers une rencontre ultime avec le Christ, qui récapitulera toute chose, révélera la vérité des œuvres humaines et établira définitivement le Royaume de Dieu.
Le retour du Christ n’est pas présenté comme une catastrophe à redouter, mais comme une espérance à désirer. Pour les premiers chrétiens, il ne s’agissait pas de retarder l’Apocalypse, mais de la hâter par une vie fidèle à l’Évangile. Chaque acte de justice, de fidélité, de charité prépare et anticipe la venue du Royaume. À l’inverse, chaque compromission avec les forces de destruction fait perdre à l’histoire son orientation et son sens.
Ce jugement annoncé n’est pas d’abord une menace, mais la révélation de la vérité : ce qui est fait dans l’amour demeure pour l’éternité, tandis que ce qui est fondé sur la domination, la violence ou l’égoïsme disparaît avec le monde qui passe. L’histoire humaine se révèle ainsi comme un lieu de combat — non entre blocs abstraits, mais au cœur même de chaque conscience.
Le Christ refuse de donner un calendrier précis de son retour. Il en souligne le caractère soudain et universel. Les signes qu’il évoque — la prédication de l’Évangile à toutes les nations, les crises de la foi, la reconnaissance du Messie par Israël — ne servent pas à spéculer, mais à veiller et persévérer.
Les Pères de l’Église, notamment saint Bernard, parleront même d’une triple venue du Christ : sa venue humble dans l’Incarnation, sa venue glorieuse à la fin des temps, et une venue intermédiaire — celle de la grâce — par laquelle il visite aujourd’hui les cœurs ouverts à son appel. Ainsi, la venue du Christ n’est pas seulement future : elle s’accomplit déjà chaque fois que nous choisissons la vie selon l’Évangile.
Un épisode pour redonner au Credo toute sa portée existentielle : croire au retour du Christ, c’est croire que l’histoire a un sens, que nos choix ont un poids éternel, et que le bien posé aujourd’hui n’est jamais perdu.
🎙️ Un podcast des dominicains de Bordeaux