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Sommaire masqu
Le nombre de la Bête ou chiffre de la Bête est contenu dans l'Apocalypse de Jean de Patmos, au chapitre 13, verset 18.
Ce nombre est généralement présenté comme « six cent soixante-six » ou, en chiffres arabes, « 666 », quoique certains manuscrits comportent le nombre « 616 » ou encore « 665 » ainsi qu'en témoignent les débats qui opposent les commentateurs dès les premiers siècles du christianisme.
Cette « marque », dont on considère généralement qu'elle relève de la spéculation littéraire chiffrée commune chez les auteurs d'apocalypses, doit permettre d'identifier la Bête de l'Apocalypse — sans qu'il soit précisé laquelle — dans une symbolique, déjà présente dans le Livre de Daniel, qui représente un pouvoir politique. Ce nombre de la Bête a donné lieu par la suite à nombre d'interprétations — souvent à fin de polémiques — à travers les siècles.
Le texte de l'Apocalypse
À l'instar d'un usage répandu dans la littérature apocalyptique, l'Apocalypse de Jean utilise de nombreux symboles et images, s'exprimant notamment à travers une abondante symbolique numérique1. Ainsi, le nombre sept — qui marque la perfection2 — apparaît près de cinquante-cinq fois dans le texte, le nombre quatre — qui symbolise la complétude ou l'universalité — apparaît vingt-neuf fois, et des nombres ou expressions comme 12, 24, 1 000, « 42 mois », « 1 260 jours », etc. apparaissent à plusieurs reprises3. Un nombre est associé à la Bête qui, lui, n'apparaît qu'une seule fois.
L'indication du nombre
Les versets de l'Apocalypse de Jean concernant la Bête et son « nombre » ou son « chiffre »4 figurent dans le chapitre 13, versets 11-18. Les versets 17 et 18, en grec ancien, sont les suivants :
La traduction de la Bible du semeur donne pour les versets 15 à 18 :
« 15 [Il fut] même donné [à la seconde bête] d’animer l’image de la [première] bête, et l’image se mit à parler et elle faisait mourir ceux qui refusaient de l’adorer. 16 Elle amena tous les hommes, gens du peuple et grands personnages, riches et pauvres, hommes libres et esclaves, à se faire marquer d’un signe sur la main droite ou sur le front. 17 Et personne ne pouvait acheter ou vendre sans porter ce signe : soit le nom de la bête, soit le nombre correspondant à son nom. 18 C'est ici qu'il faut de la sagesse. Que celui qui a de l'intelligence déchiffre le n
By CBNDFSommaire masqu
Le nombre de la Bête ou chiffre de la Bête est contenu dans l'Apocalypse de Jean de Patmos, au chapitre 13, verset 18.
Ce nombre est généralement présenté comme « six cent soixante-six » ou, en chiffres arabes, « 666 », quoique certains manuscrits comportent le nombre « 616 » ou encore « 665 » ainsi qu'en témoignent les débats qui opposent les commentateurs dès les premiers siècles du christianisme.
Cette « marque », dont on considère généralement qu'elle relève de la spéculation littéraire chiffrée commune chez les auteurs d'apocalypses, doit permettre d'identifier la Bête de l'Apocalypse — sans qu'il soit précisé laquelle — dans une symbolique, déjà présente dans le Livre de Daniel, qui représente un pouvoir politique. Ce nombre de la Bête a donné lieu par la suite à nombre d'interprétations — souvent à fin de polémiques — à travers les siècles.
Le texte de l'Apocalypse
À l'instar d'un usage répandu dans la littérature apocalyptique, l'Apocalypse de Jean utilise de nombreux symboles et images, s'exprimant notamment à travers une abondante symbolique numérique1. Ainsi, le nombre sept — qui marque la perfection2 — apparaît près de cinquante-cinq fois dans le texte, le nombre quatre — qui symbolise la complétude ou l'universalité — apparaît vingt-neuf fois, et des nombres ou expressions comme 12, 24, 1 000, « 42 mois », « 1 260 jours », etc. apparaissent à plusieurs reprises3. Un nombre est associé à la Bête qui, lui, n'apparaît qu'une seule fois.
L'indication du nombre
Les versets de l'Apocalypse de Jean concernant la Bête et son « nombre » ou son « chiffre »4 figurent dans le chapitre 13, versets 11-18. Les versets 17 et 18, en grec ancien, sont les suivants :
La traduction de la Bible du semeur donne pour les versets 15 à 18 :
« 15 [Il fut] même donné [à la seconde bête] d’animer l’image de la [première] bête, et l’image se mit à parler et elle faisait mourir ceux qui refusaient de l’adorer. 16 Elle amena tous les hommes, gens du peuple et grands personnages, riches et pauvres, hommes libres et esclaves, à se faire marquer d’un signe sur la main droite ou sur le front. 17 Et personne ne pouvait acheter ou vendre sans porter ce signe : soit le nom de la bête, soit le nombre correspondant à son nom. 18 C'est ici qu'il faut de la sagesse. Que celui qui a de l'intelligence déchiffre le n