La fin de la location courte durée ?
Je reçois régulièrement des messages de lecteurs qui me demandent s’il n’est pas trop tard pour se lancer dans la location courte durée, si le créneau n’est pas en train de s’essouffler.
Il est vrai que ce mode d’exploitation a le vente en poupe depuis plusieurs années, avec une croissance exponentielle du nombre de logements disponibles, notamment sur Airbnb.
Cette activité, qui a connu une évolution plus rapide que celle de la réglementation, a été l’objet de nombreuses critiques et d’attaques en tous genres. La loi s’est notamment durcie, vis à vis des investisseurs qui souhaitent mettre leur logement sur le marché de la location courte durée.
Mais, pour autant, est-ce la fin de la location courte durée ?
Dans cette nouvelle vidéo, je vous partage quelques éléments de réponse.
Trois niveaux d’inquiétude concernant la fin de la location courte durée
Il y a trois niveaux d’inquiétude qui reviennent lorsqu’on évoque la fin de la location courte durée :
* La règlementation, de plus en plus contraignante.
* Une concurrence toujours plus importante.
* D’éventuels litiges au niveau de la copropriété.
Je vous propose que l’on regarde en détails ces trois points.
La règlementation de la location courte durée
Il existe une grande confusion au niveau de la règlementation, qui pousse beaucoup de personne à penser que c’est la fin de la location courte durée.
En effet, il faut distinguer deux cas de figure :
* La résidence principale : limitée à 120 nuits par an.
* Une résidence secondaire (ou un investissement locatif) : pas de limitation.
J’avais expliqué en détails cette règlementation dans une vidéo complète sur le sujet.
Globalement, vous avez tout à fait le droit de pratiquer la location courte durée (ou location saisonnière) partout, sans limite de temps.
Par contre, il faut respecter quelques démarches légales, en fonction de l’endroit où vous voulez pratiquer la location courte durée.
Paris, la petite couronne parisienne, les villes de plus de 200.000 habitants, ainsi que les villes de plus de 50.000 habitants et situées en zone tendue, peuvent vous imposer certaines contraintes. C’est le cas de Paris, par exemple, qui vous impose un changement d’usage, ainsi qu’une surface de compensation.
Une solution, qui peut vous permettre d’éviter la fin de la location courte durée, est d’investir dans un bien situé dans une périphérie qui n’est pas concernée par ces restrictions (sauf pour Paris).
Vous pouvez également opter pour le bail mobilité, qui est un hybride entre la location courte durée et le meublé à l’année.
Enfin, si vous investissez dans une station balnéaire, ou à la montagne, vous n’avez rien à craindre. Le tourisme est l’activité économique principale dans ce type de ville. Aussi, je ne pense pas qu’elles interdiront la location de courte durée, ce qui reviendrait à se tirer une balle dans le pied.
Tout le monde pratique la location courte durée
C’est une objection que j’entends également régulièrement, et qui pousse beaucoup de personnes à croire que c’est bientôt la fin de la location courte durée.
En effet, il y a eu un emballement pour la location courte durée, à tel point que certaines villes se sont retrouvées dépourvues de logements pour les habitants à l’année.
Cependant, il y a encore énormément de personnes qui ne veulent pas faire de location courte durée (ou saisonnière.
Souvent,