Les secrets de la masturbation féminine
Après avoir réalisé l’article sur la masturbation et ses bienfaits, je te propose de te pencher plus particulièrement sur la masturbation féminine. La sexualité féminine est bien plus complexe que la sexualité masculine. D’une part parce que la femme est généralement plus cérébrale que l’homme dans sa sexualité. Et d’autre part, le sexe féminin reste très mystérieux, car bien dissimulé dans ses replis. Nous avons cependant vu que les mœurs évoluaient et que de plus en plus de femmes osaient vivre leur sexualité pleinement et déclaraient pratiquer la masturbation pour une grande partie d’entre-elles.
Le poids de la religion, de la culture, de la société sur la masturbation féminine
Pour commencer, nous allons nous pencher un peu sur l’histoire et le passé pour comprendre pourquoi nous en sommes là, à considérer le plaisir féminin comme moins important que le plaisir masculin.
* Dans l’histoire très ancienne, les femmes étaient protégées par les hommes. La survie du clan en dépendait. Les femmes permettaient d’avoir une continuité et une descendance. Cette protection, c’est mué petit à petit en domination, en laissant la femme « à la maison » (ou dans la grotte). Les femmes étaient donc la plupart du temps entres-elles, loin des cercles de discussions des hommes qui décidaient et prenaient acte pour l’ensemble. Il faut voir aussi que cela a bien longtemps servi les hommes. Les postes de pouvoir étant de moins en moins nombreux au fur et à mesure que l’on a de l’influence, écarter d’un coup 50 % des prétendantes est une opportunité. Ainsi la domination masculine a quasiment régné partout sans grand partage avec les sujets féminins. Leurs rôles étaient bien trop souvent dédiés au foyer et à l’éducation des enfants. La religion chrétienne a également contribué à diffuser ce message. Les apôtres étant des hommes, les femmes dans le panthéon liturgique ont souvent tenu le rôle de mères. D’ailleurs, le plaisir féminin n’étant pas nécessaire à la procréation, il fut longtemps mis de côté. Voire même supprimé par les pratiques d’excision dans certains rites encore en pratique malheureusement aujourd’hui.
* Les femmes ont sur les épaules le poids écrasant de DEVOIR donner des héritiers (surtout des mâles). Longtemps, elles étaient stigmatisées lorsqu’elles n’arrivaient pas à donner de fils au maitre de la famille. Or on sait aujourd’hui que s’il y avait un sexe à blâmer c’était plutôt celui du mâle. Le chromosome Y n’est présent que dans la semence masculine et lorsqu’il se joint au chromosome X, ils vont former la paire XY qui donnera un garçon. Il aura fallu attendre le début du XXIe siècle pour comprendre ce mécanisme.
* Le pouvoir religieux a longtemps considéré la femme comme la mère.En imposant la virginité avant le mariage, cela permettait de faire perdurer les lignées familiales. Mais également la pleine fidélité à son mari. L’église condamne les caresses sexuelles solitaires, car elles ne sont pas liées à la procréation. D’ailleurs, la sexualité ne devrait avoir qu’un unique but reproductif. Écrasées par ces contraintes, les femmes ont eu bien du mal à réussir leur émancipation. Il aura fallu 2 guerres mondiales qui ont laissé un peu le champ libre aux femmes pour réussir à travailler, à gagner de l’argent. Elles ont pu montrer qu’elles étaient capables d’être l’égale des hommes. Les années 60 furent une grande avancée pour les mouvements féministes en laissant la parole aux femmes, leur permettant de vivre leurs désirs et de laisser libre cours à leurs plaisirs. Cependant, on remarque encore aujourd’hui, 50 ans après mai 68, que l’égalité n’est toujours pas au rendez-vous entre hommes et femmes. Comment dans ces conditions pourraient-elles reve...