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Il y a actuellement au Centre Georges Pompidou une exposition consacrée au peintre André Derain. Et au sein de cette exposition, un tableau magnifique et magique, nommé La Danse, qui a d'ailleurs été utilisé pour l'affiche.
André Derain : La danse
Outre son étrange beauté et le charme se dégageant de sa tête penchée à la façon des hei tiki maori, je me demandais pourquoi le personnage principal, à gauche, me fascinait tant. Et c'est en essayant, stylo à la main, de reproduire le dessin des ondulations de sa tunique, que j'ai trouvé : ces ondulations sont les mêmes que celles qui recouvrent le corps et le cou du dieu Cerf, à la fin de Princesse Monoké.
De même que sa tête penchée, au delà des hei tiki, rappelle les esprits de la forêt qui apparaissent dans le même film.
L'amusant est que cette série de correspondances, que je sentais sans arriver à les saisir, soit parvenue à ma conscience par le truchement de ma main et du stylo qu'elle tenait. C'est la mémoire de la main qui a joué : la main sait se souvenir de choses que la conscience a oubliées et qui, par son intermédiaire, reviennent à la mémoire.
Tel est l'objet de cet enregistrement.