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Or


C’est la pensée de Thomas d’Aquin que nous allons évoquer aujourd’hui et demain.
Celui-ci est considéré comme le plus grand penseur du Moyen-Age mais c’est aussi sur lui que l’Eglise s’est appuyée au XIXème siècle pour penser un renouveau dogmatique de la foi.
Il reçoit son nom de la ville d’Aquino dans laquelle il naît. Il étudie d’abord au célèbre monastère du Mont-Cassin puis à l’Université de Naples, avant d’entrer en religion en 1231 et de participer au renouveau évangélique qui prend la forme de la constitution de nombreux ordres à cette époque. C’est ce mouvement évangélique qui sera le vecteur de la renaissance des œuvres de l’Antiquité, notamment de la philosophie d’Aristote dont est imprégnée la prédication et la philosophie de Thomas d’Aquin. C’est à Paris qu’il fait la connaissance d’Albert-le-Grand dont il reçoit l’enseignement avant de le suivre à Cologne, puis de revenir à Paris, où il enseigne à son tour au collège dit de Saint-Jacques.
Il y reviendra à nouveau en 1268 après un long séjour itinérant en Italie pour participer à l’une des importantes controverses concernant la foi et la raison. En 1272 il se rend à Naples où Charles d’Anjou lui offre un poste dans sa nouvelle Université. Il meurt durant son voyage pour le Concile de Lyon auquel il avait été appelé en tant qu’expert. A sa mort les maîtres ès-arts de l’Université de Paris réclamèrent l’honneur de conserver son corps. C’est dire si son prestige était grand dans la chrétienté mais aussi à l’Université.
Imprégné de philosophie grecque, Thomas d’Aquin affirme que dans la mesure où la foi et raison émanent toutes deux de Dieu, elles ne sauraient se contredire. Ce qui les différencie est leur méthode. Il professe donc une grande confiance dans la raison. En ce sens on peut dire que contrairement à la philosophie d’Augustin, celle de Thomas d’Aquin est optimiste. C’est donc une théologie rationnelle que définit Thomas d’Aquin, la théologie se définissant comme l’intelligence de la foi.
Cela explique qu’il puise largement dans les ressources que lui fournissent les écrits d’Aristote et son usage de l’intellect.
Ainsi la philosophie remplit-elle plusieurs rôles à ses yeux.
-d’une part elle s’applique à la connaissance de choses dont la connaissance ne passe pas par la révélation
-d’autre part elle peut aussi venir appuyer la théologie en défendant la théologie au moyen d’arguments rationnels.
La philosophie de Thomas d’Aquin part des étants, les ens : les pierres, les animaux, les hommes. Ceux-ci s’organisent en réalité (acte) et en puissance (potentia). Ils ont donc la qualité d’être changeants.
Ils se réfèrent néanmoins à un principe d’unité qui est la forme, la forme elle-même se rattachant à la matière.
Forme et matière sont donc liées l’une à l’autre.
Elles sont ce par quoi (quo est) quelque chose existe et ce qui existe (qui est). Ce qui est l’essence des êtres ou sa choséité, sa quiditas.
L’essence réside dans les substances individuelles. Elle est pensée dans la forme des concepts universels.
L’essence se rapporte à la forme et à la matière
Pourtant à l’essence on doit également y ajouter les accidents qui n’en dépendent pas.
Je peux connaître l’essence d’une chose sans savoir si elle existe.
L’être est ce qui fait que les êtres, les étants, sont ce qu’ils sont. L’acte d’être permet à l’étant de devenir ce qu’il est.
L’être est à l’essence ce que l’acte est à la puissance.
La différence entre être et essence caractérise tout ce qui a été créé.
Seul Dieu on l’aura compris réunit en lui être et essence. L’être de Dieu se définit par la perfection .
Les choses finies parmi lesquels les animaux et les hommes doivent donc à Dieu non seulement d’exister mais d’être comme ils sont.
Pour Thomas d’Aquin il existe donc un ordre parfait du monde.
Thomas d’Aquin peut ainsi fonder l’existence de Dieu sur des preuves provenant de notre expérience du monde.
-tout changement nécessité une impulsion, un moteur. Le Premier moteur n’est autre que Dieu
-de la même façon tout effet a une cause. On peut ainsi remonter jusqu’à l’infini. Seul Dieu est cause de lui-même
-de la même façon les choses existent en raison d’autres choses. Mais au bout de la chaîne il doit bien y avoir une chose qui n’existe que par elle-même. Cette chose c’est Dieu
-Il y a en toute chose un plus et un moins. Mais cela n’est mesurable que si on le rapporte à un mètre étalon. Celui-ci est l’équilibre parfait, à savoir Dieu
-la marche du monde comme des choses doit répondre à un but pour avoir du sens. Seul Dieu a la capacité de fixer ce sens et ainsi d’orienter le monde.
Ayant ainsi défini les qualités divines, Thomas d’Aquin se pose la question de l’existence du mal, la théodicée. Tout ce qui a un être provenant de Dieu, le mal ne peut venir de lui. Thomas d’Aquin va donc définir le mal en termes de manque, à savoir l’absence de bien qui échoit à un être.
By RCJC’est la pensée de Thomas d’Aquin que nous allons évoquer aujourd’hui et demain.
Celui-ci est considéré comme le plus grand penseur du Moyen-Age mais c’est aussi sur lui que l’Eglise s’est appuyée au XIXème siècle pour penser un renouveau dogmatique de la foi.
Il reçoit son nom de la ville d’Aquino dans laquelle il naît. Il étudie d’abord au célèbre monastère du Mont-Cassin puis à l’Université de Naples, avant d’entrer en religion en 1231 et de participer au renouveau évangélique qui prend la forme de la constitution de nombreux ordres à cette époque. C’est ce mouvement évangélique qui sera le vecteur de la renaissance des œuvres de l’Antiquité, notamment de la philosophie d’Aristote dont est imprégnée la prédication et la philosophie de Thomas d’Aquin. C’est à Paris qu’il fait la connaissance d’Albert-le-Grand dont il reçoit l’enseignement avant de le suivre à Cologne, puis de revenir à Paris, où il enseigne à son tour au collège dit de Saint-Jacques.
Il y reviendra à nouveau en 1268 après un long séjour itinérant en Italie pour participer à l’une des importantes controverses concernant la foi et la raison. En 1272 il se rend à Naples où Charles d’Anjou lui offre un poste dans sa nouvelle Université. Il meurt durant son voyage pour le Concile de Lyon auquel il avait été appelé en tant qu’expert. A sa mort les maîtres ès-arts de l’Université de Paris réclamèrent l’honneur de conserver son corps. C’est dire si son prestige était grand dans la chrétienté mais aussi à l’Université.
Imprégné de philosophie grecque, Thomas d’Aquin affirme que dans la mesure où la foi et raison émanent toutes deux de Dieu, elles ne sauraient se contredire. Ce qui les différencie est leur méthode. Il professe donc une grande confiance dans la raison. En ce sens on peut dire que contrairement à la philosophie d’Augustin, celle de Thomas d’Aquin est optimiste. C’est donc une théologie rationnelle que définit Thomas d’Aquin, la théologie se définissant comme l’intelligence de la foi.
Cela explique qu’il puise largement dans les ressources que lui fournissent les écrits d’Aristote et son usage de l’intellect.
Ainsi la philosophie remplit-elle plusieurs rôles à ses yeux.
-d’une part elle s’applique à la connaissance de choses dont la connaissance ne passe pas par la révélation
-d’autre part elle peut aussi venir appuyer la théologie en défendant la théologie au moyen d’arguments rationnels.
La philosophie de Thomas d’Aquin part des étants, les ens : les pierres, les animaux, les hommes. Ceux-ci s’organisent en réalité (acte) et en puissance (potentia). Ils ont donc la qualité d’être changeants.
Ils se réfèrent néanmoins à un principe d’unité qui est la forme, la forme elle-même se rattachant à la matière.
Forme et matière sont donc liées l’une à l’autre.
Elles sont ce par quoi (quo est) quelque chose existe et ce qui existe (qui est). Ce qui est l’essence des êtres ou sa choséité, sa quiditas.
L’essence réside dans les substances individuelles. Elle est pensée dans la forme des concepts universels.
L’essence se rapporte à la forme et à la matière
Pourtant à l’essence on doit également y ajouter les accidents qui n’en dépendent pas.
Je peux connaître l’essence d’une chose sans savoir si elle existe.
L’être est ce qui fait que les êtres, les étants, sont ce qu’ils sont. L’acte d’être permet à l’étant de devenir ce qu’il est.
L’être est à l’essence ce que l’acte est à la puissance.
La différence entre être et essence caractérise tout ce qui a été créé.
Seul Dieu on l’aura compris réunit en lui être et essence. L’être de Dieu se définit par la perfection .
Les choses finies parmi lesquels les animaux et les hommes doivent donc à Dieu non seulement d’exister mais d’être comme ils sont.
Pour Thomas d’Aquin il existe donc un ordre parfait du monde.
Thomas d’Aquin peut ainsi fonder l’existence de Dieu sur des preuves provenant de notre expérience du monde.
-tout changement nécessité une impulsion, un moteur. Le Premier moteur n’est autre que Dieu
-de la même façon tout effet a une cause. On peut ainsi remonter jusqu’à l’infini. Seul Dieu est cause de lui-même
-de la même façon les choses existent en raison d’autres choses. Mais au bout de la chaîne il doit bien y avoir une chose qui n’existe que par elle-même. Cette chose c’est Dieu
-Il y a en toute chose un plus et un moins. Mais cela n’est mesurable que si on le rapporte à un mètre étalon. Celui-ci est l’équilibre parfait, à savoir Dieu
-la marche du monde comme des choses doit répondre à un but pour avoir du sens. Seul Dieu a la capacité de fixer ce sens et ainsi d’orienter le monde.
Ayant ainsi défini les qualités divines, Thomas d’Aquin se pose la question de l’existence du mal, la théodicée. Tout ce qui a un être provenant de Dieu, le mal ne peut venir de lui. Thomas d’Aquin va donc définir le mal en termes de manque, à savoir l’absence de bien qui échoit à un être.