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François Cheng, dans sa première "méditation sur la beauté", écrit que les êtres tendent vers la plénitude de leur éclat et que là est peut être la définition de la beauté.
On pense, en lisant cela, aux images d'arbres étendant leurs branches sur les pentes du Mont Lu ou ailleurs, au félin déployant ses muscles dans la savane, à l'harmonie du corps humain quand la jeunesse y fleurit, à la grâce de certains visages. On songe au spectacle des dauphins traçant leur route dans le grand bleu en sautant à travers les vagues, à la fragilité gracile des papillons, à ces grands envols d'oiseaux dans les ciels du soir.
Mais où est elle, la plénitude de l'éclat, chez le cafard ?
Il y a des êtres si différents de nous qu'avec eux, rien ne paraît commun. Ils sont autres, peut-être irrémédiablement autres. Ils ne partagent pas la beauté avec nous et nous ne sommes pas toujours certains de partager quoi que ce soit avec eux : et la très chère, si respectueuse de la vie, la respecte-t-elle quand il s'agit de poux ?
Il faut étudier ces marches, ces frontières, ces lieux sombres du monde et de notre esprit, où nos valeurs, nos amours, notre ravissement devant le monde et la création, notre respect pour la vie, trouvent leurs limites.
Il y a sûrement des découvertes à y faire.