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Suis-je en mesure de vous conter l’histoire de la Tunisie avec deux ou trois raccourcis ? Je dirais oui pour être polie.
L’indépendance. Celle qui a été en partie l’œuvre de Bourguiba. Le combattant suprême régna en maître absolu jusqu’à l’évanescence. Il privilégia la noblesse du verbe et de l’adverbe mais sans venir vraiment à bout de la bassesse. C’est sa femme qui a pris le relais en gouvernant un peuple de plus en plus difficile à gouverner, qui se dit Bourguibiste mais qui n’est tout compte fait que Khobsiste et pour lequel le pain est la seule fin.
Le coup de balai de Ben Ali qui fit croire à la renaissance. La Tunisie a cessé de revendiquer des valeurs pour apprendre à faire des affaires. Ben Ali privilégia la bourgeoisie, une classe sans classe, composée essentiellement de nouveaux riches que les politiques nourrissaient pour s’enrichir et enrichissaient pour se nourrir. C’est l’âge des privilèges pour ceux qui font de la musique sans connaître le solfège. C’est le profit qui profite à ceux qui en profitaient. Jusqu’à ce que Ben Ali vende son âme à sa femme qui prendra la Tunisie pour sa propriété privée et récoltera pour elle et les siens tous les fruits de la force du travail des Tunisiens. C’est le Printemps Arabe qui mettra fin à son règne clandestin.
C’est le choix de Kaïs Saïed qui va confirmer l’évolution ou la révolution de tout un peuple. Un réel changement d’air avec un Président qui préfère les gens à l’argent, la manière à la matière, la force du droit au droit du plus fort.
Pour lui, l’État n’est pas le siège du pouvoir mais le piège du DEVOIR.
Un seul bémol, un seul dommage : devoir faire à tout prix le ménage, le grand ménage : laver tout un pays de la tête au pied pour le débarrasser de tous les agents de corruption qui sèment le désordre et la confusion. C’est cette extrême droiture que ses opposants assimilent à une véritable dictature.
Il ne faut pas être devin mais divin pour faire face à 12 millions de petits malins !