Traces

L'accueil des cambodgiens persécutés par les Khmers rouges.


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Le 17 avril 1975, Phnom Penh, capitale du Cambodge, est envahie par de longues cohortes d'adolescents maigres et hagards, tout de noir vêtus et lourdement armés.

Il s'agit de l'armée des communistes cambodgiens. Surnommés quelques années plus tôt « Khmers rouges » par le roi Norodom Sihanouk, ils ont vaincu les partisans pro-américains du général et Premier ministre Lon Nol au terme d'une guerre civile de cinq ans.

Le soir même, l'« Angkar » (l'Organisation) - le Parti communiste du Kampuchea (nouveau nom du pays) - décide de vider la ville de tous ses habitants. C'est le début d'une orgie de massacres qui va se solder par la mort violente de 1.500.000 à 2.200.000 personnes en 44 mois, jusqu'à la chute du régime, le 7 janvier 1979. En d'autres termes, 20% à 30% des 7.500.000 Cambodgiens auront été victimes de la folie meurtrière des Khmers rouges.

Cette dictature a été saluée avec enthousiasme pour toute l'intelligentsia de gauche, le Journal Libération en tête.

dans les années 80, des millions de cambodgiens ont réussi à s'enfuir pour rejoindre des pays comme la France. C'est cette histoire que nous raconte Julia Ponrouche, historienne, et auteur d'une thèse de doctorat sur "La présence cambodgienne en France depuis le protectorat (1863-1953) jusqu'à aujourd'hui".

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